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La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés



La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés
Les Maisons Départementales du Handicap et les Agences Régionales de Santé.
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maltraitance. Bientraitance

L'article 434=3 du Code pénal oblige au signalement des actes de maltraitance commis sur des personnes en situation de handicap. Toute personne ayant conaissance de faits ayant pu constituer de tels actes, qu'ils soient avérés ou non, est tenue d'en informer immédiatement les autorités judiciaires et administratives compétentes, sauf à prendre le risque d'engager sa responsabilité pénale personnelle (peines maximales : 3 ans de prison, 45 000 euros d'amende).

ASSOCIATION    NATIONALE  DE DEFENSE  DES  PERSONNES HANDICAPEES EN INSTITUTION         

Parents, professionnels, amis     Association reconnue "d'intérêt général".

http://www.ANDEPHI.org                                  http://agirpourhandicapmental.pagesperso-orange.fr


31 Allée des Ormes   94170 Le Perreux- sur- Marne

  06 13 05 29 67 

andephi@orange.fr


 

maltraitance


39 77 : un numéro de téléphone pour les personnes âgées et handicapées


La ligne téléphonique du 39 77, numéro national d’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées victimes de maltraitance, est ouverte depuis le 5 février 2008.

Numéro qui, au cours de son premier mois d'existence, a reçu près de 7000 appels et entraîné l'ouverture d'environ 900 dossiers.


Cette plateforme téléphonique nationale est accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures au coût d’une communication locale depuis un téléphone fixe. Elle centralise l’ensemble des appels et assure une première écoute. L’écoutant prend les renseignements administratifs relatifs à la situation de la personne qui appelle et détermine le ou les motifs principaux de l’appel. Elle oriente et transmet ensuite aux centres locaux tout appel nécessitant une analyse, des conseils ou des informations.

La maltraitance dont les personnes âgées et les personnes handicapées sont les victimes renvoie à des situations allant de la négligence à la violence (infantilisation, humiliation, abus de confiance, défaut de soins, privation de droits, brutalité, sévices...).


                          

Soupçons de maltraitance, que faire?                                                                                                                           


Si la personne concernée  est dans un établissement d'accueil, il vaut mieux, avant d'entreprendre toute initiative, de se concerter avec les autres parents afin de recouper et regrouper les éléments des uns et des autres. Ensuite, il est nécessaire d'alerter le Conseil de Vie Social (CVS), le Président de l'association et la DDASS du département où se trouve l'établissement.

Le nouveau code pénal permet au médecin traitant de révéler des faits de maltraitance pour vulnérabilité.

S'il existe des soupçons de malversations financières, c'est le juge des tutelles ou le procureur de la République qui doit être saisi.

Si la personne concernée est à domicile, il faut d'abord en parler à l'entourage pour constater si les soupçons sont partagés.


Outre le No national (le 3977), il existe le réseau « ALMA France » www.alma-France.org  qui est un réseau d'écoute et de conseils notamment sur les problèmes de maltraitance.

 

 

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agir pour le handicap mental

  ANDEPHI@orange.fr

 

Les associations gérent aujourd'hui près de

90% des établissements médico-éducatifs. Elles emploient 78 000 salariés


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Notre association a pour vocation d’œuvrer pour  "la prise en compte effective de l'avis des parents (ou des tuteurs) dans les établissements spécialisés."

UN NOUVEAU NUMÉRO D’APPEL : ÉCOUTE VIOLENCES FEMMES HANDICAPÉES


01 40 47 06 06



QUATRE FEMMES HANDICAPÉES SUR CINQ SONT VICTIMES DE VIOLENCES !


C’est une grande victoire, après plusieurs années de combats, d’informations, de demandes de subventions… FDFA a gagné son pari.


Fonctionnement de cette Écoute Violences Femmes Handicapées :


« Nous aurons une écoute téléphonique qui se fera en binôme. On va embaucher deux psychologues à temps partiel, qui seront épaulées par des bénévoles que nous allons former.


« Ce qui est inédit, c’est que ce numéro ne fournit pas une simple écoute, c’est un chemin vers l’indépendance et l’autonomie »


Ce qu’on proposera aux femmes qui appelleront, c’est qu’elles puissent venir nous rencontrer pour participer à l’atelier Convivialité, pour se réparer un petit peu.


Puis venir à l’atelier Beauté & bien-être. Car quand on a subi des violences, on aime moins son corps, il y a eu des bleus, des fractures : donc leur permettre de se réapproprier leur corps. Puis venir dans un groupe de parole auquel participe une psychanalyste.


Puis, nous les amènerons vers l’atelier Emploi travail, car travailler, c’est un signe d’autonomie.


Donc Écoute Violences Femmes Handicapées, ce n’est pas seulement un numéro de téléphone, c’est tout un cheminement. »


Agir pour le handicap mental

 

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Maltraitance. Dossier d'ANDEPHI


Les dossiers d'ANDEPHI

LA MALTRAITANCE A L’ÉCHELLE D’UN PAYS


•          Manque considérable de places dans les établissements spécialisés


•          Familles qui continuent à chercher en Belgique.


•          Enfants et adultes sans solution.


•          Enfants et adultes bloqués à la maison.


•          Enfants privés de scolarité.


•          Liste d’attente infinie.


•          Crédits de fonctionnement en constante diminution.


•          Avis des parents non pris en compte.


•          Personnes handicapées vieillissantes sans solution.


•          Absence des services de l’État au sein des institutions pour évaluer le bon fonctionnement de l’établissement et les risques de maltraitance.


•          Programmes pluriannuels d’inspection dans les établissements spécialisés au ralenti, voire inexistants pour le contrôle des modalités d’accueil ou de prise en charge des personnes, respect de leur santé, leur sécurité, leur intégrité, leur dignité et leur bien-être physique et moral.


Que deviendront nos enfants et adultes handicapés si peu considérés.


Est-ce de la maltraitance ?


Doit-on téléphoner au 39 77 pour leur poser la question ?

Bientraitance, Maltraitance.

Le rôle de l’ÉTAT.


Prévenir et repérer les risques de maltraitance en institution


C’est du devoir de l’État de protéger les personnes prises en charge dans le secteur social et médico-social.

Pour cela, il doit assurer la prise en charge et la sécurité des personnes vulnérables.

Ces inspections et autres actions au sein des établissements spécialisés ne doit pas se limiter à une simple « surveillance » pour lutter contre la maltraitance.

L’État doit veiller à ce que tous les signalements de maltraitance aillent jusqu’au bout.

Le renforcement du contrôle de ces structures doit se faire pour veiller au respect de la législation et de la réglementation qui s’appliquent à son activité.

Quels sont les buts de ces inspections dans les établissements médico-sociaux (hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées) ?

Principalement, un but cible plus particulièrement les structures et activités à risque ou ayant fait l’objet de réclamations ou de signalements, afin de remédier aux dysfonctionnements, insuffisances et carences constatés, de sanctionner les abus, mais aussi d’accompagner les évolutions nécessaires.

Ces contrôles consistent à :

Vérifier que les conditions et les modalités d’accueil ou de prise en charge des personnes respectent leur santé, leur sécurité, leur intégrité, leur dignité et leur bien-être physique et moral ;

Repérer les situations de maltraitance et les négligences non signalées, mais aussi prévenir les risques en identifiant les points critiques dans le fonctionnement et l’organisation des structures ;

Proposer des solutions pour améliorer la qualité de l’accueil et de la prise ne charge au quotidien des résidents ;

Sanctionner, le cas échéant, les insuffisances et les abus constatés.

L’État ne peut se contenter d’un rôle de surveillance. Il doit aussi trouver des solutions pour améliorer la qualité de la vie quotidienne et de la prise en charge des personnes accueillies.

C’est que tente de faire l’ANESM.


Développer et promouvoir l’action vers la « bientraitance » des personnes.

Accueillir ne suffit pas. Les conditions de vie en établissements spécialisés doivent être constamment améliorées. L’État doit mettre en place une politique d’accompagnement des institutions et de leur personnel qui tend vers la bientraitance.

Le plein exercice de la loi de 2002 et 2005.

Le développement des démarches d’amélioration continue de la qualité dans les services et les établissements ;

La formation des personnels à la bientraitance

La mise en œuvre dans les établissements et services d’une démarche d’analyse et de gestion des risques

La prise de connaissance de document tels les recommandations de l’ANESM.

A lire !

Très instructif !

 Le nouveau rapport du SENAT :


« si cela ne vous convient pas, reprenez votre enfant» »

Maltraitance envers les personnes handicapées : briser la loi du silence (tome 1, rapport)

http://www.senat.fr/rap/r02-339-1/r02-339-15.html

A lire, très interressant. De nombreux sujets analysés à travers la maltraitance dont celui des prix de journées que les parents ont du mal à admettre. Le rapport du Sénat est très actuel. ANDEPHI se retrouve pleinement dans ce rapport

Petits extraits : La situation difficile des familles vis-à vis des établissements a déjà été évoquée. Les parents, culpabilisés de ne pas élever eux-mêmes leur enfant, préfèrent se taire plutôt que de révéler des actes de maltraitance.

Pour sa part, Mme Gloria Laxer traduit ainsi l'attitude prise inconsciemment par beaucoup d'établissements : « trop souvent, lorsqu'une famille se plaint, elle devient pathologique et envahissante ».

La pénurie de places en établissement impose également une forme d'autocensure aux parents qui ont la« chance » d'obtenir une place pour leur enfant au sein d'un établissement. Lui-même ancien directeur d'établissement, M. Pascal Vivet, éducateur spécialisé, le concède : « J'avais beau dire aux parents qu'ils avaient le choix entre signer et ne pas signer la feuille d'inscription de leur enfant au sein de mon établissement, quelle possibilité leur laissais-je vraiment ? S'ils ne signaient pas, ils se retrouvaient face à un grand vide ».

Cette analyse est confirmée par Mme Catherine Milcent, administratrice de l'association Autisme France : « Il existe en outre une omerta absolue de la part des parents. Il est une évidence que les parents n'osent plus rien dire lorsque leur enfant est accepté dans un établissement dans la mesure où la possibilité de trouver un lieu de vie pour leur enfant est de 10 % seulement. Quels que soient les difficultés de l'établissement et le degré très aléatoire de la prise en charge à l'intérieur de l'établissement, les parents n'osent plus dénoncer les éventuels agissements, de peur que leur enfant ne fasse l'objet d'une neuroleptisation massive. (...) Les parents ne s'opposent pas à la prise d'un médicament quelconque parce qu'ils connaissent la réponse à laquelle ils devront faire face :« si cela ne vous convient pas, reprenez votre enfant» .................................................................................................................................

Un message reçu sur l'adresse électronique de la commission d'enquête :
l'autocensure des parents

« Parent d'enfant handicapé et ayant participé activement à la création d'un centre de vie, j'attire votre attention sur un facteur majeur d'appréciation de l'importance de la maltraitance (au sens large du terme) dans les établissements : c'est l'autocensure que s'appliquent les parents.

« Entre deux maux, ils choisissent bien souvent le moindre : se taire plutôt que courir le risque de voir leur enfant "viré" sous un prétexte ou un autre. Ils savent, par leur douloureuse expérience personnelle, combien il est difficile d'intégrer un établissement en France, en raison de leur nombre notoirement insuffisant. De plus, ils sont conscients de la menace alternative : l'hospitalisation en hôpital psychiatrique (solution d'ailleurs beaucoup plus onéreuse pour l'Etat)" ..............................................................................................................

Mme Gloria Laxer a estimé à 30.000 le nombre de places manquantes au sein des établissements pour adultes handicapés. Ce chiffre a d'ailleurs été repris par les représentants des organisations syndicales entendus par la commission d'enquête, M. Jean-Philippe Boyé, de Force ouvrière, précisant que, au total, environ 45.000 personnes handicapées, dont 13.000 enfants, étaient sur une liste d'attente pour bénéficier d'une prise en charge en établissement.


 

La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés.


Les établissements spécialisés progressent d’années en années dans leur pratique vis-à-vis des personnes handicapées qu’ils accueillent. Les jeunes professionnels reçoivent une formation plus renforcée qu’il y a quelques années....


                                                                                          Lire la suite

MALTRAITANCE.

Nous comptons sur les professionnels pour « défendre » nos enfants.

Dans un établissement spécialisé pour personnes handicapées mentales, quelque part en France, une enquête, pour suspicions de maltraitance, a été ouverte par le Procureur de la République de la région. Les faits se seraient produits il y a plusieurs mois, voire plusieurs années. Il a fallu qu’un professionnel de l’établissement, conscient de ces maltraitances, témoigne, suite à un conflit ouvert avec sa direction.

Que de temps écoulés pour que ce témoignage ait été déclaré. Il est certain qu’il est difficile pour un professionnel de « dénoncer » des pratiques qu’il juge inaptes et inappropriées dans un établissement de ce genre.

Souvent, pour ne pas dire dans la plupart des cas, ce sont les professionnels qui avertissent et signalent des actes de maltraitance envers nos jeunes lorsqu’ils sont en internat. Pour les parents, quelque peu séparés de leurs enfants, il est difficile de conclure à une maltraitance même si des signes dans le comportement de l’enfant montrent un changement . Les professionnels constituent le premier rempart, dans les internats, contre la maltraitance.

Cependant, leur réaction, à dénoncer cette maltraitance, demande beaucoup de temps, trop de temps, car il est délicat de témoigner contre ses collègues de travail sans évoquer les risques professionnels encourus et le conflit qui s’ouvre nécessairement vis-à-vis de la direction. Il y va d’une nécessité et d’une obligation de venir au secours d’une population déshéritée qui n’a pas les moyens de se défendre. C’est un devoir de le faire rapidement, et il ne s’agit là aucunement d’une délation. Ce mot doit être exclu totalement.

D’ailleurs la loi est très claire sur ce point : « L'article 434=3 du Code pénal oblige au signalement des actes de maltraitance commis sur des personnes en situation de handicap. Toute personne ayant connaissance de faits ayant pu constituer de tels actes, qu'ils soient avérés ou non, est tenue d'en informer immédiatement les autorités judiciaires et administratives compétentes, sauf à prendre le risque d'engager sa responsabilité pénale personnelle (peines maximales : 3 ans de prison, 45 000 euros d'amende). »

Suite à des jurisprudences dans des affaires similaires, les salariés sont protégés contre d’éventuelles sanctions à leur égard comme un licenciement, tant que l’enquête n’est pas arrivée à terme.

«  Dès lors que l’article L.313 -24 prévoit l’interdiction absolue d’une quelconque sanction disciplinaire du fait de signalement de maltraitances et la réintégration du salarié licencié en violation…  De ladite interdiction, celui-ci entend nécessairement que le licenciement est nul … »

S’il y a eu déjà licenciement, le tribunal peut exiger la réintégration du salarié.    Malgré cela, entre les moments où sont constatés des actes de maltraitance et la révélation de cette maltraitance, se passent trop de temps. La loi doit encore  protéger davantage les professionnels qui  dénoncent la maltraitance quel qu’elle soit.


JURISPRUDENCE MALTRAITANCE

 (EXTRAITS)


Le 26 septembre 2007, la Cour de Cassation a rendu un Arrêt d’un intérêt majeur pour l’ensemble du secteur social et médico-social, les quelques 32.000 établissements et services qui le composent, les usagers-citoyens accueillis et les professionnels qui les accompagnent.


1-L'article L 313-24 du Code de l'Action sociale et des Familles assure une protection pleine et entière au salarié sanctionné pour avoir témoigné ou relaté des actes de maltraitance, et ce, sans qu’il ait à rapporter la preuve de la réalité des faits dénoncés :

- La charge de la preuve de la maltraitance ne repose pas sur le salarié et n’est ni exigée ni exigible.

- Le seul acte de signalement assure au salarié la protection et l’entier bénéfice des dispositions de l’article L.313-24 du Code de l’Action Sociale et des Familles.

     Est ainsi donné tout effet utile au texte en vue de permettre au salarié d’assurer son devoir civique de témoignage dès lors qu’il aurait le moindre doute sur les faits constatés.


Dès lors que l’article L.313-24 prévoit l’interdiction absolue d’une quelconque sanction disciplinaire du fait de signalement de maltraitances et la réintégration du salarié licencié en violation de ladite interdiction, celui-ci entend nécessairement que le licenciement est nul.


Conclusion

Par un arrêt clair et concis, la Cour d'Appel de PARIS vient donc affirmer trois éléments essentiels pour les salariés exerçant dans des établissements à vocation sociale :

- La protection du salarié ayant signalé ou témoigné de maltraitances infligées à une personne accueillie est absolue et elle ne supporte aucunement la charge de la preuve de l'existence objective de maltraitance.

- L'invocation de ce grief à l'appui d'un licenciement corrompt l'ensemble des griefs exposés.

- Le licenciement d'un salarié pris en considération d'un signalement de maltraitance est nul, d'une part, du fait que le texte prévoit la réintégration dudit salarié, et, en tout état de cause, parce qu'il constitue une violation d'une liberté fondamentale



 Maltraitance des personnes handicapées.


Briser la loi du silence


Les institutions seraient, dans 30 % des cas, le lieu d'exercice de la maltraitance envers les personnes handicapées, contre 70 % pour le milieu familial.

Les cas de maltraitance restent néanmoins mal évalués, souligne le rapport, tant les études statistiques existantes sont fragmentaires et approximatives.


 Analyse de la commission du Sénat


Elle évoque bien sûr la maltraitance imputable aux personnels, "dont le recrutement apparaît de plus en plus problématique", mais aussi le manque de culture de la prévention au sein des établissements, l'inadéquation de certaines institutions.

 Outre l'amélioration des conditions de signalement, notamment par la levée du secret professionnel des médecins et des travailleurs sociaux, les sénateurs proposent également d'élargir le panel des sanctions possibles.

 Donner, par exemple, au conseil général un pouvoir de fermeture des établissements fautifs, sans préjudice du pouvoir d'appréciation du préfet, recommander un usage plus large des mesures de mise à pied conservatoire, permettre au juge de désigner un administrateur ad hoc chargé d'assister les personnes vulnérables, ou encore fixer le délai de prescription à la date de révélation, et non plus de la commission des faits.


Réglementation de la profession d'AMP :


Pour pallier les failles constatées en matière de formation, la commission propose "d'engager la réglementation de la profession d'aide médico-psychologique", avec obligation, dans le cadre de la formation continue, "d'avoir obtenu le diplôme correspondant au plus tard cinq ans après leur entrée en fonction".


 Quant au fonctionnement des établissements, la commission, qui juge que ceux "enfermés derrière leurs murs sont extrêmement exposés aux risques de maltraitance", propose d'élaborer des mesures les incitant à se constituer en réseaux.

Selon elle, des instructions précises devraient être données pour "garantir que les conséquences d'une inadéquation avérée de la personnalité de candidats au certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement social (CAFDES) soient systématiquement tirées." info du 13 juin 2003


Conscient de cette difficulté, le législateur a mis en place, à l'occasion de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale, un système de protection des salariés qui auraient témoigné de mauvais traitements ou privations infligées à une personne accueillie en établissement et des médecins qui dénoncent des situations de maltraitance.

Cette mesure devrait permettre d'améliorer les signalements, dans la mesure où le personnel est souvent le plus à même de détecter les actes de maltraitance dissimulés ou difficiles à révéler par les victimes. Il est cependant encore mal aisé de mesurer l'impact de cette mesure, entrée en vigueur il y a un an, sur les signalements de cas de maltraitance


 

Qu’est-ce que la bientraitance ?


La bientraitance est l’une des dimensions essentielles de l’amélioration de la qualité de l’accompagnement en Maisons d’Accueil Spécialisées et en Foyers d’Accueil Médicalisé, et  à la qualité de vie des personnes accueillies.

Elle vise, prioritairement :

• les conditions d’exercice et de coordination des professionnels, qui concourent à une relation personne accueillie - professionnels respectueuse de ses droits, favorisant l’individualisation et la prise en compte de toutes les dimensions de l’accompagnement ;

• la professionnalisation et la qualification des intervenants ;

• la potentialisation des ressources, tant internes que celles disponibles sur le territoire ;

• l’organisation (communication, documentation, système d’information) et le management.

(Extrait ANESM)

  

Dossier préparé par Jean-Yves RICHIER

Docteur en sociologie

jeanyvesrichier@gmail.com

Famille et bientraitance



L'auteur : de formation d'éducateur spécialisé, il vient d'obtenir son doctorat de sociologie.

Ces travaux ont trait à la sociologie du handicap et notamment à la vie sociale des parents dont l'enfant est déficient intellectuel.

Sa réflexion est aujourd'hui élargie à l'ensemble des problématiques de handicap.


Article :


Je rappellerai en préambule que la notion de bienveillance, plus récente dans sa déclinaison professionnelle, se situe au niveau de l'intention des professionnels. Elle consiste à aborder l'autre, le plus fragile, avec une attitude positive et avec le souci de faire le bien pour lui. En outre, parce qu'elle comporte la dimension de veille, cette notion revêt aussi bien un caractère individuel que collectif. De ce concept, il convient de retenir l'importance de l'intention envers l'autre, intention que viendront soutenir et expliciter le projet individuel d'accompagnement et le projet d'établissement et de service.



Cet article invite, par conséquent, à prendre en compte le point de vue de la famille dans l'accompagnement institutionnel de leur enfant déficient intellectuel.

On ne peut aujourd'hui, et au regard des lois de 2002 et de 2005 qui régissent l'action sociale, s'abstenir du point de vue des parents dans l'élaboration du projet de vie pour l'enfant handicapé. Cette réflexion est issue de mes travaux de recherche en sociologie du handicap.



Si l'accompagnement spécialisé accompli par les travailleurs sociaux avec les enfants déficients intellectuels va de soi pour les parents dont l'enfant est déficient intellectuel, le désir d'apprentissage scolaire, lui, est franchement revendiqué par les parents. Leurs enfants devraient bénéficier d'une scolarité comme les autres enfants « normaux ». Il semble bon et juste pour les parents que leur enfant suive un cursus scolaire même interne à l'institut spécialisé. Les parents pensent que ceux-ci pourraient apprendre à lire et compter et ainsi en trouver une utilité pour leur vie future. Mais alors, pourquoi les parents croient-ils que leur enfant déficient pourra un jour évoluer normalement en société ?



Certes, personne ne souhaite avoir un enfant ne correspondant nullement à ses rêves, mais pour autant lorsque l'anormalité nous atteint, il faut bien continuer à vivre. Cette situation extrêmement pénible, qui ouvre sur un véritable « calvaire », terme souvent employé par les parents a une contrepartie dynamique qui peut la dépasser et la rendre supportable. Les parents de l'enfant handicapé déploient, conséquemment, des stratégies afin d'atténuer leur rapport de souffrance au monde. Ils s'inscrivent dans un contexte les obligeant à agir en fonction d'une rationalité limitée par les possibilités de l'enfant. Il faut pourtant, pour les parents, se voiler certaines réalités de leur existence pour préserver une relation avec leur environnement.



Le handicap mental, lorsqu'il pénètre le cercle familial, engendre un bouleversement de l'identité sociale individuelle. Une autre façon de voir la vie prend naissance dans l'esprit des parents : ils s'inscrivent dans une situation où l'incertitude du lendemain est leur lot quotidien. Les parents ont cependant une idée de ce qu'ils veulent faire et des moyens de mise en œuvre adaptés pour parvenir à leur fin.


Il apparaît que la déficience avec laquelle ils vivent quotidiennement est bien présente dans leur esprit, mais ils la manipulent de manière à cacher son côté honteux et peu enviable.


Les parents s'installent dans une grande solitude. Elle semble s'accentuer, pour la personne déficiente, avec l'avancement dans les âges de la vie. Pourtant, cette solitude a une portée utilitaire : dans cette situation d'isolement, les parents vont inventer leurs propres règles écrites par la logique du handicap et ceci notamment dans les premiers temps de l'enfance.


Ce monde parental est géré par l'incertitude : les parents ne savent pas de quoi sera fait le lendemain. Et pourtant, cette incertitude, liée au diagnostic de la déficience a une influence prépondérante sur les perceptions de l'avenir : tant que la déficience n'est pas diagnostiquée, tout demeure possible même tardivement à l'adolescence. Ici, la phase de l'annonce est prépondérante. L'incertitude permet d'émettre des projets de vie, même douteux dans leurs réussites et de garder l'espoir dans une restauration de la normalité chez l'enfant.


Les parents ne réagissent pas toujours de façon identique face à l'altérité mentale. Ils s'adaptent selon les circonstances : ils restent tributaires de la manière dont les autres perçoivent la déficience de l'enfant et de l'évolution même de celle-ci. Cependant, je mets également en évidence que ce qui différencie les parents est moindre en rapport à ce qui les rassemble. J'ai constaté, et ici je touche le cœur même de ma réflexion, une unité d'attente dans une recherche de normalité. Malgré les disparités des situations de handicap, les parents pensent que tout demeure possible. Ils nous démontrent, au travers de leurs argumentations, que même pris dans une situation particulièrement difficile, il est possible de la dépasser pour se projeter dans une existence supportable.

Les parents ne mentent pas sur leur situation, ils sont convaincus dans leurs propos. Ils raisonnent simplement de manière à réduire leurs contradictions entre ce qu'ils perçoivent des difficultés de l'enfant et leurs projections en une vie à venir. Je noterai ici que leur mode de raisonnement singulier construit par là-même leur identité sociale. Celle-ci n'est pas uniquement forgée dans les interactions entamées avec autrui mais elle est aussi largement associée à l'adhésion à des valeurs qui guident les actions des individus. Ils semblent vouloir atteindre le même idéal de normalité en application d'un raisonnement quasi-similaire et peu commun : c'est en cela qu'ils sont bien repérés comme des individus s uniques.


Devant les arguments apparemment incohérents émis  par les parents, on est amené à comprendre pourquoi ils raisonnent ainsi, d'une manière étrange, au regard des capacités limitées de leur enfant. Les parents défendent certaines croyances avec d'autant plus de forces qu'ils les pensent partagées par tous : ils ne peuvent se résoudre au fait que leur enfant ne soit accepté par la communauté. Nous savons que l'univers du handicap mental est difficilement maîtrisable. S'il peut apparaître de l'extérieur comme statique, déterminé et immuable, par contre, en pénétrant en son sein, nous nous sommes aperçus qu'il n'en est rien. Les acteurs le rendent dynamique dans leur désir de déni de l'altérité. Toutes les stratégies mises au jour l'attestent ; l'imagination sociale est un instrument essentiel aux croyances des parents se jouant des projections sociétales afin de feindre une existence proche de l'existence des autres. Les parents ont raison de penser que leur enfant puisse accéder à une vie dite normale car il en est de même pour chaque individu ; cela est une valeur partagée. Les raisons qui les poussent, conséquemment, à croire à une survenue de la normalité sont légitimes étant donné qu'elles correspondent à un idéal communément partagé. De ce point de vue, les parents épousent une ligne de conduite rationnelle qui les mènera où ils souhaitent aller.



Qu'en est-il alors de la relation parents - professionnels dans une prise en compte des croyances au sujet du handicap ?


Une perspective épousant une démarche compréhensive nous démontre qu'il est nécessaire de comprendre le point de vue de l'autre pour adapter des réponses pouvant être acceptables pour lui. Le travailleur social croit avoir raison au sujet des outils qu'il élabore dans l'accompagnement de la personne handicapée. S'il les emploie, c'est qu'il pense qu'ils sont bons et utiles à l'évolution de la personne. Pourtant, les parents se montrent parfois peu crédules face aux méthodes et inventions éducatives déployées. Ils peuvent estimer que les interventions ne fon t guère évoluer leur enfant. Il existe une incompréhension. La personne déficiente intellectuelle devient l'enjeu d'éternelles justifications quant aux actions menées à ses côtés qu'elles soient familiales ou éducatives.



Un modèle type, simple et exemplaire, de ce désaccord est celui de la réfection du lit. Les éducateurs, notamment dans le cadre de l'internat d'un établissement spécialisé, sont amenés à gérer le quotidien de la personne déficiente intellectuelle. Le développement des gestes journaliers et des évolutions, en terme d'autonomie « limitée », est bien entendu recherché. Nous avons eu écho, encore récemment, que des parents rencontrés au cours d'une réunion, ne croyaient pas que leur enfant puisse faire son lit seul à l'internat. Effectivement, l'enfant chez lui, ne se consacre pas à cette tâche dévolue aux parents. C'est avec une certaine fierté éducative que l'épisode de la réfection du lit est retransmis aux parents incrédules. L'enfant, dans ce cas précis, renforce la croyance éducative en une évolution possible de son autonomie et laisse pantois des parents soupçonneux à cet égard. Ces derniers proposent alors des contre-exemples comme autant de contre-argumentations. Les travailleurs sociaux peuvent alors douter des capacités dont fait montre la personne handicapée à son domicile.



Pour exemple, le cas de cette jeune adolescente qui, en institution, ne se déplace à l'extérieur qu'accompagnée de ses éducateurs, alors même que chez elle, d'après les dires parentaux, elle a la possibilité de sortir seule. Ici, elle est estimée comme non-autonome par l'institution et a contrario assez autonome pour les parents pour pouvoir s'émanciper. L'incompréhension engendre des conflits peu propices au développement de l'enfant handicapé. Comprendre le point de vue de l'autre, sans pour autant le faire sien, autorise à une ouverture sur un contexte qu'il a lui-même construit. L'individu en créant son contexte, notamment en fonction de la situation du handicap, fabrique également les stratégies qu'il va appliquer pour agir sur autrui. Le travailleur social, après avoir recueilli toutes les informations qui lui permettent de bien cerner les bonnes raisons des attitudes et des argumentations des parents, peut comprendre comment se situer face à ceux-ci et surtout, comprendre comment prendre en considération certaines revendications pour les inclure dans son propre projet pour l'enfant handicapé.



La légitimité du savoir parental est issue du fait que les parents sont les premiers concernés par le handicap. Ils ont appris à vivre avec, en instaurant des interventions à ses côtés, engendrées par un contexte particulièrement émotionnel. S'abstraire de ce vécu, en tant que travailleur social auprès d'une population de déficients intellectuels, s'est effectivement se poser en tant qu'être omniscient, croyant en sa seule vérité et fermé sur l'autre. L'autre, dans ce cadre de réflexion, est le parent qui a construit du mieux qu'il le pensait son enfant.



En conclusion


Les croyances groupales parentales ou professionnelles, ne doivent pas être « prises pour des vérités devant s'imposer à tous, hors de toute contextualité ».

La prise en compte des représentations du monde de chacun doit permettre d'adapter une pédagogie commune visant une évolution optimale de l'enfant déficient intellectuel. Les savoirs appris par l'expérience doivent pouvoir être partagés et ne pas être conservés comme des domaines à protéger. Au regard des avancées législatives (voir notamment la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances), ce partenariat parents-professionnels devient désormais un impératif.


Parce que les familles et les proches des usagers ont été bien souvent en situation de les accompagner et de répondre à leurs besoins avant l'intervention des professionnels, ils sont détenteurs d'une analyse sur leur situation qui est extrêmement précieuse. Il est recommandé que cette analyse soit recueillie régulièrement par les professionnels pour compléter celle qu'exprime l'usager et celle que formalisent les professionnels. L'accompagnement ou l'intervention se fonderait ainsi sur une approche aussi complète que possible des besoins, difficultés quotidiennes et ressources de l'usager.


M. Jean-Yves RICHIER

Après 60 ans, quel avenir ?

ANDEPHI demande l’adoption d’un amendement permettant

aux personnes handicapées de rester dans leur établissement après 60 ans

si elles le souhaitent.



ANDEPHI demande l’adoption d’un amendement permettant aux personnes handicapées de rester dans leur établissement après 60 ans si elles le souhaitent.

Bien souvent, le temps passant, ce sont les frères et les sœurs du résident d’un établissement spécialisé depuis de nombreuses années qui sont confrontés à ce problème.

De plus en plus, des directions d’établissements proposent, suggèrent, pour l’instant avec précaution, le départ du résident, trop âgé, en EHPAD.

Les EHPAD n’ont pas de personnel formé aux problèmes du handicap. Il n’existe pas d’unités spécialisées. Pas pour l’instant du moins.

Celles et ceux qui partent en EHPAD le font contraints et forcés. Ce n’est pas, pour une grande majorité, ce qu’ils souhaitaient.

L’établissement, le Foyer, la Maison spécialisée, sont devenus au fil des années leur lieu avec leurs points de repère. C’est leur deuxième maison après celle des parents, mais les parents ne sont plus toujours là pour les accompagner.

Sous prétexte qu’ils sont vieux et surtout, du fait qu’ils bloquent l’admission en « début de chaîne » des plus jeunes, la tentation de les expulser de leur lieu de vie se fait de plus en plus pressante.

Il est certain que la tension que l’on peut ressentir actuellement lors des demandes d’application de l’amendement CRETON se fera ressentir autant, sur les orientations après 60 ans dans peu d’années.


Est-ce la faute des personnes handicapées de vieillir ?

Est-ce de leur faute s’il n’y a pas assez d’établissements spécialisés en France ?

Leur faudra-t-il s’exiler à leur tour en Belgique ou sera-t-il inventé un semblant de prise en charge comme le « zéro sans solutions » actuel ?

Les parents ont du souci à se faire.

Ils ont intérêt à ne pas se laisser faire.

C'est le directeur de l'établissement spécialisé qui est tenu de procéder au signalement des dysfonctionnements graves dans la structure.



 « Les structures sociales et médico-sociales et les lieux de vie et d'accueil soumis à autorisation ou à déclaration (mentionnés aux articles L. 312-1, L. 321-1 et L. 322-1 du code de l'action sociale et des familles) doivent déclarer aux autorités administratives compétentes (préfet de département, directeur général de l'agence régionale de santé, président du conseil départemental) tout dysfonctionnement grave dans leur gestion ou organisation susceptible d'affecter la prise en charge des usagers et tout événement ayant pour effet de menacer ou de compromettre la santé, la sécurité ou le bien-être des personnes prises en charge. Le présent décret a pour objet de préciser les modalités de ce signalement ».


Déclaration au directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS).

Le conseil de la vie sociale de l'établissement ou du service concerné doit également être avisé de ces dysfonctionnements.

ANDEPHI


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La prévention des violences institutionnelles

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Témoignages

Recherche de témoignages sur l’accueil de nos enfants et adultes

 en milieu hospitalier.

Envoyez-nous vos témoignages !

Comment s’est passée l’hospitalisation ?

Quelle a été la prise en compte du handicap de votre enfant ou adulte et de votre avis en tant que parents ?

Nous souhaitons ouvrir une action importante sur ce sujet.

LIVRE


"Témoignages de parents sur le handicap mental en France."


Témoignages recueillis dans le cadre de l’Association ANDEPHI.



Le sujet traité par cet ouvrage s’intéresse à la perception qu’ont les parents d’enfants ou adultes handicapés mentaux  vis-à-vis des établissements spécialisés. Les familles ont bien voulu nous envoyer leurs témoignages sur la prise en charge de leurs enfants et adultes. Ils relatent les conditions sociales que vivent tous les parents.

Et ce n’est pas rien ce que vivent les familles dès l’annonce du handicap de leur enfant. Les témoignages reflètent-ils la réalité ?

« Quand on lit les témoignages des familles, on a l’impression que tout va mal et que rien ne se passe correctement dans le monde du « handicap » et plus particulièrement dans les établissements spécialisés ».

C’est ce que disait dernièrement un parent. Bien sûr, la plupart des établissements spécialisés fonctionnent correctement. Bien sûr, on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure ». Et pourtant, ces témoignages, nous ne les avons pas inventés. Et pourtant, nous n’avons pas mis tous les messages que nous recevons.



  

Pour commander.

Trois formats disponibles :


   e-book   (format KINDLE)     5 €

        e-book  (Format epub)      5 €

      livre broché   12,90 €


 

Les bénéfices sont intégralement reversés à l’association ANDEPHI

Commentaires sur le livre




Commentaire déposé sur le site AMAZON version EBOOK KINDLE


A LIRE ET FAIRE LIRE SUR LE FONCTIONNEMENT DES FOYERS


Au début, c'est un véritable choc et un sentiment de désarroi de découvrir une telle situation en France sur le manque de foyer pour adultes handicapés et ses dysfonctionnements sans compter la désinvolture des hommes politiques face à ce sujet, puis dans un second temps, en tant que parent d'un jeune handicapé, on ne peut que réagir et avoir envie que les choses changent. Ce livre est un appel aux parents d'handicapés pour qu'ils prennent en main les choses et agissent tant sur le plan politique pour que le handicap soit une vraie priorité qu'à titre personnel en s'investissant davantage dans la gestion des foyers.


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Commentaire déposé sur le site AMAZON


Vous comprendrez, en lisant ces témoignages, le désarroi, la souffrance, et l’impuissance des parents quand dans leur vie naît un enfant mentalement handicapé.

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J’ai un frère handicapé mental et je souhaitais lire les témoignages de familles qui sont dans la même situation que moi.

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Que de doléances, que d’attentes, que de problèmes sans solutions ; et combien n’y figure pas de ceux qui ne savent pas écrire, de ceux qui n’osent pas écrire et de tous ceux qui ne connaissent pas ANDEPHI.

Je regrette que les adhésions ne se renouvellent pas systématiquement, trop de personnes attendent des aides et des solutions et devant la force d’inertie des institutions se découragent.

Quand prendront-ils conscience que c’est par le nombre que l’on est pris en considération?

PS je n’ai pas gardé le livre je l’ai offert à…

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MERCI POUR CE LIVRE, en parcourant la lecture des témoignages, on se retrouve dans différentes situations. Nous avons tous le même ressenti !

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Bonjour, j’ai acheté votre livre et en le lisant, je me pose une question sur mes deux sœurs mises sous tutelle. Voici ma question…

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La lecture en est édifiante !

L’ampleur du drame dépasse l’imagination, le citoyen lambda n’a aucune idée du problème.

Que répondre à ces parents en détresse ?

Personnellement je leur recommanderais, d’abord, d’adhérer à une (ou plusieurs) "grande" association : même si celles-ci se défendent d’être des associations "de parents".

Ce sont elles qui créent (ou essayent de créer) de nouvelles structures.

Ce sont elles qui peuvent faire pression sur les décideurs politiques pour dégager les

Crédits.

Ce sont elles qui peuvent, par des manifestations de rues, attirer l’attention sur l’ampleur du problème, et ce sont les adhérents, en demande de solution, qui seront les plus actifs.

Ce sont eux qui peuvent donner "mauvaise conscience" au reste du pays.,

De plus, et même si "on ne doit pas le dire", abandonnons la langue de bois et

admettons qu’un de ces parents en détresse, qui aura adhéré à une de ces Associations, qui aura décidé d’y consacrer un peu de son temps, qui y aura accepté quelque responsabilité, verra, bizarrement, des portes s’ouvrir au lieu de se fermer !

Comment expliquer le silence assourdissant qui entoure le désespoir de ces familles ?

Comment expliquer leur isolement ? Je n’ai pas de réponse !!

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Je voulais vous dire aussi que j’ai acheté votre livre et je me suis tout à fait retrouvée dans le parcours de mon enfant.

Il aborde d’une façon simple des problématiques extrêmement complexes du fait du manque de regard de l’Etat.

Les conseils généraux accordent les droits déterminés par la loi, très frileusement de peur de ne pas respecter leur budget

 prévisionnel.

Les grandes associations de parents, dépendant financièrement des conseils généraux, se contentent de donner quelques conseils mais évitent bien évidemment de s’investir dans les problèmes qui sont criants mais qui doivent rester tus.

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J’ai lu votre ouvrage. Vous avez raison : ce qui peut faire bouger le monde du handicap, c’est la motivation des familles qui ne peuvent compter que sur elles.

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Je viens de lire votre livre. Et je voulais vous remercier de tout ce temps que vous consacrez aux familles en difficulté. Nous avons correspondu par le passé quand la souffrance de mon frère dans l’établissement où elle était accueillie…

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Merci pour votre ouvrage complet. Il ne faut pas cacher les problèmes des parents car tout avance lentement.

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J'ai déjà pris contact avec ANDEPHI, beaucoup d’informations peuvent nous être très utiles, il n’est pas rare de se reconnaître à travers certains témoignages. Je souhaiterais faire part de ma dernière expérience, celle-ci est toujours d’actualité et illustre parfaitement l’ensemble des problèmes graves que l’on rencontre lorsque l’on est parent, aimant, protecteur et accessoirement tuteur ! Nous devrions tous nous retrouver pour défendre les droits de nos enfants faire bloc face à ces institutions qui usent et abusent de leur pouvoir sans le moindre scrupule, encouragés par l’état qui ferme les yeux.

Pour lire gratuitement un long extrait du livre en PDF, cliquez sur le lien  extrait livre PDF