Le vieillissement des personnes handicapées mentales. Dossier ANDEPHI




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Le vieillissement des personnes handicapées mentales.

ASSOCIATION    NATIONALE  DE DEFENSE  DES  PERSONNES HANDICAPEES EN INSTITUTION         

Parents, professionnels, amis     Association reconnue "d'intérêt général".

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31 Allée des Ormes   94170 Le Perreux- sur- Marne

  06 13 05 29 67 

andephi@orange.fr


 

agir pour le handicap mental

  ANDEPHI@orange.fr

 

Prendre en compte le rôle des familles et de leurs demandes dans le respect des choix des personnes handicapées mentales devenues adultes.


Parents, ne restez pas isolés!

Prenez contact avec ANDEPHI

 

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L’espérance de vie des personnes handicapées augmente comme celle de l’ensemble de la population.

Le nombre des personnes de 60 ans et plus en établissements spécialisés devrait être multiplié par quatre (l’effectif des 50 ans et plus devrait doubler).

Certes, la réflexion sur cette nouvelle donnée a commencé mais le nombre d’établissements spécialisés pour l’accueil des personnes handicapées vieillissantes reste très faible.

Le retard est déjà tel qu’il sera difficile d’y remédier rapidement.

Alors, après 60 ans, que se passe-t-il ?


Dossier préparé par Bernard PEYROLES.

 

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Personnes handicapées vieillissantes

ou la tentation de faire des économies sous prétexte d’une orientation


L’espérance de vie des personnes handicapées augmente.

L'Etat français ne considère pas le handicap de la même façon avant  et après 60 ans.

Peut-on parler de discrimination ?


Quand on compare ce que coûte une personne résidant en EHPAD par rapport à celle qui vit dans un établissement spécialisé, on a vite compris l’enjeu financier de ces orientations aux approches des 60 ans.

ANDEPHI demande la modification de l’âge limite de prise en charge dans les établissements spécialisés.


La réglementation actuelle risque d’ « envoyer » toutes les personnes handicapées résidant depuis de nombreuses années dans des établissements spécialisés vers des EPHAD après 60 ans par manque d’établissements spécialisés pour les personnes vieillissantes.

Ces personnes ainsi « déplacées »  en EHPAD arrivent-elles à s’intégrer dans leur nouvelle structure ?

On peut légitimement se poser la question.

Le handicap après 60 ans devient-il moins important qu’avant cette échéance?


Les témoignages, ci-dessous, résument bien l’ensemble des récits que nous recevons sur ce sujet.


"Je suis la sœur d'une personne handicapée qui est depuis 30 ans dans un foyer de vie dans le département de F.

Au Conseil d’Administration de l'association, nous nous battons depuis quelques mois contre le Président, le Bureau et la Direction de l'établissement qui ont décidé, poussés par le Conseil Général, de « virer »  les plus de 60 ans (et ceux qui vont les avoir)  vers les EHPAD."


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"J'ai cette lourde charge d'être confrontée à cette proposition d'orientation pour ma sœur trisomique vieillissante qui ne correspond plus aux critères d'amission du Foyer.

 Que c'est lourd à porter sans ses parents, à qui revient normalement cette décision.

 Ai-je vraiment le choix ? Non... !! Quand les critères sont là il faut accepter la réalité qui vous claque en pleine face"


  

Notre association a pour vocation d’œuvrer pour  "la prise en compte effective de l'avis des parents (ou des tuteurs) dans les établissements spécialisés."

Le vieillissement des Personnes Handicapées mentales. Dossier d'ANDEPHI



URGENCE ! Dans quelles conditions vont vieillir les personnes handicapées mentales ?


La situation du handicap mental est dramatique depuis la petite enfance. Le manque de places fait effet  « boule de neige » plus on remonte dans l'âge des personnes handicapées mentales.

Les progrès de la médecine et une meilleure prise en charge, quand elle est effectuée rapidement, fait que l'espérance de vie des personnes handicapées mentales s'est rallongé fortement.

Les gouvernements successifs, pris et dépassés par tous les problèmes liés au handicap, commencent à peine à étudier ce dossier.


"IL faut mettre un terme à l'improvisation qui préside aujourd'hui à l'hébergement" des handicapés mentaux âgés. C'est, en toutes lettres, l'urgence que désigne un rapport rendu public aujourd'hui par Janine Cayet, membre du Conseil économique et social.

 Les personnes âgées de plus de soixante ans représentent en effet près de 30% de la population et la proportion devrait augmenter, l'espérance de vie s'allongeant chaque année. Le Conseil Economique et Social évalue ainsi à 700.000 le nombre de personnes de plus de soixante-dix ans fortement dépendantes et à quelque 500.000 celles qui sont atteintes de démences séniles.

"Le vieillissement des handicapés mentaux constitue une donnée démographique nouvelle", constate Janine Cayet, en rappelant que la personne handicapée mentale "a besoin d'être accompagnée tout au long de sa vie".


Des maisons de retraite pour les personnes handicapées mentales doivent être créées rapidement. Il n'est pas judicieux que des personnes handicapées mentales jeunes séjournent, à long terme, avec des personnes vieillissantes. Les besoins ne sont pas les mêmes, alors pourquoi, ce qui est admis pour les personnes vieillissantes « normales » ne le serait-il pas pour les personnes handicapées mentales ?


Le Conseil Economique Social demande que les" maisons de retraites proprement dites recevant des handicapés mentaux âgés doivent être accréditées- certifiées".

Cette autorisation ne serait plus accordée par les autorités sans la présentation d'un "projet de vie assorti de moyens en personnel spécialisé et formé".

La prestation spécifique dépendance (PSD), dont le bilan est jugé "très décevant" doit être corrigée.

 Le rapport préconise la création d'une "véritable prestation de soutien et d'accompagnement" qui puisse permettre une "prise en charge de qualité, tant à domicile qu'en structure d'hébergement" des adultes handicapés mentaux.


Le Conseil économique et Social n'a qu'un rôle d'observateur, comme son intitulé l'indique . Il souligne une situation et fait des propositions.

A nous de faire pression et de montrer notre inquiétude, quand à l'avenir de nos enfants.

La couleur politique des gouvernements successifs n'est pas à prendre en compte. Pour l'instant, il faut bien l'admettre, aucune sensibilité politique n'a fait preuve de courage et d'avancées dans le domaine du handicap mental.


La situation des personnes handicapées vieillissantes devient préoccupante. Si rien n'est fait dans les dix ans à venir, les personnes handicapées mentales vieillissantes seront accueillies dans des conditions peu satisfaisantes.



Que deviennent les personnes handicapées de plus de 60 ans ?


A 60 ans, elles sont souvent renvoyées des établissements spécialisés. Environ 650 000 personnes sont aujourd'hui concernées.

60 ans, c'est la limite extrême de la prise en charge du système médico-social français

Passé ce stade, les institutions ne considèrent plus ces citoyens comme des handicapés mais comme de simples personnes âgées, ne leur proposant donc pas d'accueil spécifique.

L'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA) ne peut pas remplacer la qualité d'une prise en charge.  La grande majorité des familles ne peut pas « payer » les frais d'hébergement dans des maisons de retraite ou établissements pour personnes âgées classiques.

Les parents, s'ils sont encore là, et la fratrie ont encore des soucis à se faire.



Le nombre de personnes handicapées approchant l'âge de soixante ans croît pour diverses raisons : les progrès de la médecine et l'amélioration de la prise en charge de ces personnes sont, sans aucun doute, les raisons principales de cet allongement de l'espérance de vie.


 On peut estimer à  180 000 le nombre de personnes handicapées qui atteindront l'âge de soixante ans au cours des dix prochaines années.

Les personnes handicapées ont des symptômes du vieillissement plus rapidement que la moyenne des français.


Cette situation s'accompagne de difficultés nouvelles.


Le Haut Conseil de la population et de la famille regrette vivement les insuffisances de travaux relatifs à ce sujet et il estime que la plus grande attention doit être accordée à l'amélioration du système public d'information.


Il convient de se doter d'outils permettant de connaître le nombre des personnes handicapées, l'évolution et la diversité de leurs besoins, d'apprécier la qualité de la réponse que l'administration apporte à ceux-ci et de mener des politiques de prévention efficaces.


 Afin de pérenniser les travaux entrepris récemment, et comme le Conseil économique et social l'a déjà proposé dans son avis du 13 septembre 2000, un rapport public à destination du Parlement, faisant le bilan et l'évaluation de la situation des personnes handicapées et de la politique menée à leur égard, devrait être envisagé sur une base tri-annuelle.


 La recherche, médicale notamment, sur le handicap et sur le vieillissement des personnes qu'il affecte, doit également être favorisée.


Le Haut Conseil de la population et de la famille estime que la politique menée en faveur des personnes handicapées vieillissantes doit être élaborée à partir des principes suivants :


- Le souci de la dignité des personnes handicapées qui avancent en âge, ce qui implique la recherche constante de leur bien-être, mais aussi une prévention efficace de tout risque de maltraitance.


- La possibilité pour ces personnes et pour leur entourage de choisir leur mode de résidence ainsi que le lieu et la forme de leur activité, quel que soit l'endroit du territoire français où ils vivent.


- La stabilité de leur environnement, c'est-à-dire une continuité de leur mode d'hébergement et de leurs activités, dans la mesure où elle est désirée et paraît souhaitable.


 On ne peut pas accueillir un jeune de 2 ans comme une personne de plus de soixante ans.


Les dispositifs sociaux changeant profondément à cette occasion, la disparition de ce "problème" devrait être l'axe principal de l'action publique, dont il faut, selon le Haut Conseil de la population et de la famille, développer les trois formes suivantes :


1. Favoriser la continuité de vie


Passer l'âge de soixante ans représente une fracture dans la vie de beaucoup de personnes handicapées. Au-delà de soixante ans, les personnes handicapées entrent dans le système des mesures sociales prévues pour cette période de l'existence.

 Bien souvent, cela signifie pour elles qu'elles doivent quitter le cadre dans lequel elles ont vécu, alors même que leur famille ne peut plus nécessairement les accueillir.


A soixante ans, en effet, si elle a travaillé, la personne handicapée bénéficie d'une retraite ; elle doit aussi quitter, le plus souvent, l'institution qui l'hébergeait pour retourner dans sa famille ou s'installer dans une maison de retraite ou une maison de long séjour prévues pour tous, structures qui ne lui sont pas adaptées et où elle ne peut pas toujours recevoir les soins et les attentions dont elle a besoin.


L'existence d'une limite d'âge pour le travail et l'hébergement dans des institutions spécifiques est donc à l'origine d'un bouleversement des conditions de vie de beaucoup des personnes handicapées qui entraîne chez elles des phénomènes de désadaptation et des manifestations dépressives et qui est pour leur famille une source d'angoisse.


Par ailleurs, le passage du seuil de soixante ans change la nature des prestations auxquelles les personnes handicapées sont susceptibles d'avoir droit : l'allocation aux adultes handicapés (AAH) est supprimée ; la personne reçoit alors, le cas échéant, une pension de vieillesse, qui peut être complétée par l'allocation personnalisée d'autonomie, dont les critères d'attribution sont différents de ceux de l'AAH.


Aussi le Haut Conseil considère-t-il qu'il faudrait garantir une continuité de vie aux personnes handicapées. D'une part, la continuité des solutions d'hébergement doit être permise aux personnes handicapées qui vivent en établissement afin qu'elles ne se trouvent pas brusquement coupées de leur environnement, ce qui paraît aujourd'hui difficile à mettre en œuvre en raison de la pénurie de places dans ces structures.

D'autre part, ce souci de stabilité impose que soient développés l'aide et les soins à domicile afin que les personnes handicapées qui le souhaitent puissent continuer de vivre chez elles ou auprès de parents.

A cette fin, les nouvelles technologies doivent, selon le Haut Conseil, être mises davantage au service des personnes souffrant d'un handicap.


Ce principe de continuité ne peut trouver à s'appliquer effectivement que si les personnels spécialisés dans les soins et l'accompagnement des personnes handicapées, en institution ou à domicile, sont formés et en nombre suffisant ; il s'agit notamment de permettre, lorsque cela est souhaitable, que les personnes handicapées continuent, lorsqu'elles vieillissent, à être suivies par ceux qui les aident depuis longtemps.


Le Haut Conseil s'interroge aussi sur la pertinence d'une retraite automatique à soixante ans pour les personnes handicapées quand leur activité professionnelle est un élément central de leur projet de vie : une certaine souplesse pourrait être encouragée, ce qui suppose sans doute un accroissement de l'offre de places en centres d'aide par le travail.


2. Veiller à l'égalité des modes de prise en charge selon l'hébergement


Des disparités contraires à la justice doivent être relevées, et notamment une inégalité du mode de prise en charge des personnes handicapées dès lors qu'elles atteignent l'âge de soixante ans.

                           Si, avant cet âge, la personne handicapée a une place en établissement, son hébergement et les soins qu'elle reçoit continuent d'être pris en charge de manière très complète par le département et l'assurance maladie. 

                          Si, en revanche, elle vit chez elle lorsqu'elle atteint soixante ans, la personne handicapée devra contribuer d'une manière beaucoup plus importante au financement de ses soins et de son éventuel hébergement dans une maison de retraite.


Aussi le Haut Conseil estime-t-il qu'il est essentiel que ces personnes se voient offrir le même soutien, à ce stade de leur vie, qu'elles aient résidé dans leur famille ou dans une institution adaptée.

Pour un plan d’urgence de créations d’établissements en faveur des personnes handicapés vieillissantes.



Très souvent, dans les MAS, FAM ou Foyer de Vie, les plus anciens sont là depuis des années.

Après avoir quitté, pour la plupart à l’âge de 20, 22 ans, l’EMP ou IME qui les accueillaient, pour une structure pour adultes, les personnes handicapées vieillissantes n’ont pas connu d’autres établissements que celui de leur réorientation.

Les résidents vieillissent et les besoins de soins augmentent.

Le rythme de vie entre les plus jeunes et les plus anciens posent des problèmes de gestion. Les désirs ne sont pas les mêmes.

Pour les plus anciens, il faut souvent s’organiser en adaptant l’établissement à une « médicalisation » plus grande en l’équipant mieux.

 Dans beaucoup de régions, il y a très peu de structures d’accueil dédiées à ce public.


Il est impossible d’envisager un « retour » à la maison. Beaucoup n’ont pratiquement pas de famille et, il est impensable de faire peser sur la fratrie, si elle existe, la prise en charge totale de la personne handicapée vieillissante.

La solution de la Maison de retraite classique n’est pas adaptée.


Il est urgent de développer une diversité de services adaptés aux différentes périodes de la vie des personnes handicapées.


Les progrès de la médecine font que l’espérance de vie augmente régulièrement. Toute une génération va commencer à vieillir.

Que va –t il se passer si rien n’est fait ?

Il faut apporter aux personnes handicapées vieillissantes une structure adaptée, comme une maison de retraite adaptée à leur vie, où l’on puisse leur apporter et leur offrir du temps, avec des disponibilités de personnel plus importantes.

De ce manquement d’établissements, l’inquiétude des familles est grandissante. Elles sont conscientes qu’il n’y a pas de choix.


Le retard est tellement important en France quel que soit le type de structures que nous n’avons pas fini d’attendre, en tant que parents.

Il est nécessaire que le handicap mental devienne  une priorité nationale pour espérer l’amorce d’une évolution.

On peut toujours espérer !!

  

Quelles réponses aux problématiques en matière d’autonomie ?

Prévention de la perte d’autonomie.

Accompagnement médico-social.

Accès aux soins et aux aides humaines et techniques.

Accessibilité, logement, habitat collectif, transport, urbanisme, scolarisation, intégration sociale et professionnelle…

On attend toujours les propositions !

LIVRE


"Témoignages de parents sur le handicap mental en France."


Témoignages recueillis dans le cadre de l’Association ANDEPHI.



Le sujet traité par cet ouvrage s’intéresse à la perception qu’ont les parents d’enfants ou adultes handicapés mentaux  vis-à-vis des établissements spécialisés. Les familles ont bien voulu nous envoyer leurs témoignages sur la prise en charge de leurs enfants et adultes. Ils relatent les conditions sociales que vivent tous les parents.

Et ce n’est pas rien ce que vivent les familles dès l’annonce du handicap de leur enfant. Les témoignages reflètent-ils la réalité ?

« Quand on lit les témoignages des familles, on a l’impression que tout va mal et que rien ne se passe correctement dans le monde du « handicap » et plus particulièrement dans les établissements spécialisés ».

C’est ce que disait dernièrement un parent. Bien sûr, la plupart des établissements spécialisés fonctionnent correctement. Bien sûr, on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure ». Et pourtant, ces témoignages, nous ne les avons pas inventés. Et pourtant, nous n’avons pas mis tous les messages que nous recevons.



  

Pour commander.

Trois formats disponibles :


  e-book   (format KINDLE) 5 €

        e-book  (Format epub)  5 €

      livre broché  12,90 €


 

Les bénéfices sont intégralement reversés à l’association ANDEPHI

Commentaires sur le livre




Commentaire déposé sur le site AMAZON version EBOOK KINDLE


A LIRE ET FAIRE LIRE SUR LE FONCTIONNEMENT DES FOYERS


Au début, c'est un véritable choc et un sentiment de désarroi de découvrir une telle situation en France sur le manque de foyer pour adultes handicapés et ses dysfonctionnements sans compter la désinvolture des hommes politiques face à ce sujet, puis dans un second temps, en tant que parent d'un jeune handicapé, on ne peut que réagir et avoir envie que les choses changent. Ce livre est un appel aux parents d'handicapés pour qu'ils prennent en main les choses et agissent tant sur le plan politique pour que le handicap soit une vraie priorité qu'à titre personnel en s'investissant davantage dans la gestion des foyers.


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Commentaire déposé sur le site AMAZON


Vous comprendrez, en lisant ces témoignages, le désarroi, la souffrance, et l’impuissance des parents quand dans leur vie naît un enfant mentalement handicapé.

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J’ai un frère handicapé mental et je souhaitais lire les témoignages de familles qui sont dans la même situation que moi.

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Que de doléances, que d’attentes, que de problèmes sans solutions ; et combien n’y figure pas de ceux qui ne savent pas écrire, de ceux qui n’osent pas écrire et de tous ceux qui ne connaissent pas ANDEPHI.

Je regrette que les adhésions ne se renouvellent pas systématiquement, trop de personnes attendent des aides et des solutions et devant la force d’inertie des institutions se découragent.

Quand prendront-ils conscience que c’est par le nombre que l’on est pris en considération?

PS je n’ai pas gardé le livre je l’ai offert à…

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MERCI POUR CE LIVRE, en parcourant la lecture des témoignages, on se retrouve dans différentes situations. Nous avons tous le même ressenti !

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Bonjour, j’ai acheté votre livre et en le lisant, je me pose une question sur mes deux sœurs mises sous tutelle. Voici ma question…

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La lecture en est édifiante !

L’ampleur du drame dépasse l’imagination, le citoyen lambda n’a aucune idée du problème.

Que répondre à ces parents en détresse ?

Personnellement je leur recommanderais, d’abord, d’adhérer à une (ou plusieurs) "grande" association : même si celles-ci se défendent d’être des associations "de parents".

Ce sont elles qui créent (ou essayent de créer) de nouvelles structures.

Ce sont elles qui peuvent faire pression sur les décideurs politiques pour dégager les

Crédits.

Ce sont elles qui peuvent, par des manifestations de rues, attirer l’attention sur l’ampleur du problème, et ce sont les adhérents, en demande de solution, qui seront les plus actifs.

Ce sont eux qui peuvent donner "mauvaise conscience" au reste du pays.,

De plus, et même si "on ne doit pas le dire", abandonnons la langue de bois et

admettons qu’un de ces parents en détresse, qui aura adhéré à une de ces Associations, qui aura décidé d’y consacrer un peu de son temps, qui y aura accepté quelque responsabilité, verra, bizarrement, des portes s’ouvrir au lieu de se fermer !

Comment expliquer le silence assourdissant qui entoure le désespoir de ces familles ?

Comment expliquer leur isolement ? Je n’ai pas de réponse !!

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Je voulais vous dire aussi que j’ai acheté votre livre et je me suis tout à fait retrouvée dans le parcours de mon enfant.

Il aborde d’une façon simple des problématiques extrêmement complexes du fait du manque de regard de l’Etat.

Les conseils généraux accordent les droits déterminés par la loi, très frileusement de peur de ne pas respecter leur budget

 prévisionnel.

Les grandes associations de parents, dépendant financièrement des conseils généraux, se contentent de donner quelques conseils mais évitent bien évidemment de s’investir dans les problèmes qui sont criants mais qui doivent rester tus.

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J’ai lu votre ouvrage. Vous avez raison : ce qui peut faire bouger le monde du handicap, c’est la motivation des familles qui ne peuvent compter que sur elles.

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Je viens de lire votre livre. Et je voulais vous remercier de tout ce temps que vous consacrez aux familles en difficulté. Nous avons correspondu par le passé quand la souffrance de mon frère dans l’établissement où elle était accueillie…

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Merci pour votre ouvrage complet. Il ne faut pas cacher les problèmes des parents car tout avance lentement.

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J'ai déjà pris contact avec ANDEPHI, beaucoup d’informations peuvent nous être très utiles, il n’est pas rare de se reconnaître à travers certains témoignages. Je souhaiterais faire part de ma dernière expérience, celle-ci est toujours d’actualité et illustre parfaitement l’ensemble des problèmes graves que l’on rencontre lorsque l’on est parent, aimant, protecteur et accessoirement tuteur ! Nous devrions tous nous retrouver pour défendre les droits de nos enfants faire bloc face à ces institutions qui usent et abusent de leur pouvoir sans le moindre scrupule, encouragés par l’état qui ferme les yeux.

Pour lire gratuitement un long extrait du livre en PDF, cliquez sur le lien  extrait livre PDF


Les dossiers d'ANDEPHI

Les travailleurs d’ESAT qui souhaitent cesser leur activité doivent pouvoir demeurer dans leur foyer s’ils le souhaitent.


Cela permet la continuité du parcours du travailleur d’ESAT qui, comme les autres, a besoin de sécurisation afin de maintenir ses capacités.

Rester dans un milieu connu facilite la sauvegarde de ces acquis.

Faciliter la gestion des tutelles par les familles.

Nous demandons une dispense totale de comptes rendus de dépenses annuelles lorsqu’il n’y a pas de « fortune personnelle ».


Environ 700 000 personnes vivent en France sous tutelle ou curatelle.

Les familles qui gèrent ces mesures le font gratuitement alors que les associations spécialisées ont des rémunérations pouvant atteindre 15 % des revenus annuels avec un plafond d’un peu moins de 500 euros.

La plupart du temps, ce sont les familles qui complètent les revenus des personnes handicapées résidant en établissements spécialisés. Rappelons que les revenus de l’AAH placent ceux-ci au-dessous du seuil de pauvreté.

Les Juges ont trop de dossiers. Chaque année des milliers de comptes ne sont pas vérifiés. Lorsqu’il n’y a pas de fortune personnelle, il n’y a très souvent rien à contrôler.

Par contre, à chaque fois qu’un tuteur sollicite le Juge pour une dépense imprévue, il faut attendre la réponse pendant "des semaines".

La tutelle est importante pour les familles. Elle leur permet de garder le contact de décision sur leur enfant lorsqu’ils deviennent adultes car sans tuteur, l’autorité des parents disparaît à la majorité des enfants.

  

ANDEPHI


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Après 60 ans, quel avenir ?

ANDEPHI demande l’adoption d’un amendement permettant

aux personnes handicapées de rester dans leur établissement après 60 ans

si elles le souhaitent.



ANDEPHI demande l’adoption d’un amendement permettant aux personnes handicapées de rester dans leur établissement après 60 ans si elles le souhaitent.

Bien souvent, le temps passant, ce sont les frères et les sœurs du résident d’un établissement spécialisé depuis de nombreuses années qui sont confrontés à ce problème.

De plus en plus, des directions d’établissements proposent, suggèrent, pour l’instant avec précaution, le départ du résident, trop âgé, en EHPAD.

Les EHPAD n’ont pas de personnel formé aux problèmes du handicap. Il n’existe pas d’unités spécialisées. Pas pour l’instant du moins.

Celles et ceux qui partent en EHPAD le font contraints et forcés. Ce n’est pas, pour une grande majorité, ce qu’ils souhaitaient.

L’établissement, le Foyer, la Maison spécialisée, sont devenus au fil des années leur lieu avec leurs points de repère. C’est leur deuxième maison après celle des parents, mais les parents ne sont plus toujours là pour les accompagner.

Sous prétexte qu’ils sont vieux et surtout, du fait qu’ils bloquent l’admission en « début de chaîne » des plus jeunes, la tentation de les expulser de leur lieu de vie se fait de plus en plus pressante.

Il est certain que la tension que l’on peut ressentir actuellement lors des demandes d’application de l’amendement CRETON se fera ressentir autant, sur les orientations après 60 ans dans peu d’années.


Est-ce la faute des personnes handicapées de vieillir ?

Est-ce de leur faute s’il n’y a pas assez d’établissements spécialisés en France ?

Leur faudra-t-il s’exiler à leur tour en Belgique ou sera-t-il inventé un semblant de prise en charge comme le « zéro sans solutions » actuel ?

Les parents ont du souci à se faire.

Ils ont intérêt à ne pas se laisser faire.

Etablissements spécialisés. Informations pratiques

 Etablissements spécialisés questions médicales

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Agir pour le handicap mental

 

« Évaluez vos droits à 24 aides sociales en moins de 7 minutes.

Ce questionnaire en ligne simple vous donnera un montant mensuel pour chaque prestation et vous donnera accès aux démarches.

https://mes-aides.gouv.fr/

Renvoi de résidents d’établissements spécialisés en Maison de Retraite.


Commencent à arriver à notre association des témoignages de familles mais aussi de professionnels sur le renvoi d’un résident en maison de retraite. A l’approche de la soixantaine, certaines orientations se font vers celles-ci.

Les maisons de retraites avec un personnel restreint et non formé aux différentes pathologies rencontrées en Foyer, FAM ou MAS, sont-elles adaptées à une prise en charge des personnes handicapées  mentales ?

Après plusieurs années passées dans l’établissement spécialisé, le choc est brutal pour le résident qui se retrouve, pratiquement du jour au lendemain, dans une maison de retraite perdant ainsi tous ses repères. Tout le travail accompli par l’équipe pédagogique est balayé.

Si nous ne contestons pas systématiquement ce genre d’orientation qui peut être positive dans certaines situations cependant rares, il faut reconnaître que les retours que nous avons sur les séjours en maison de retraite nous laissent perplexes  tant ils paraissent avoir été peu favorables.

Aucune loi n’affirme clairement qu’il y ait obligation pour une MAS ou un quelconque établissement spécialisé à renvoyer des résidents sur le critère seul de l’âge de la retraite. En ce qui concerne les Foyers, il semblerait que tous les Conseils Généraux ne soient pas sur la « même longueur d’onde ».

Si vous avez été confrontés à ce problème pour un adulte handicapé, faites nous part de votre expérience afin d’élaborer des arguments qui pourraient être évoqués pour empêcher un tel déracinement à des personnes très fragiles surtout psychiquement

Fréquemment, ces orientations sont désapprouvées par le personnel qui est au contact quotidien du résident.

Certains analystes  raisonnant froidement sur les chiffres seuls craignent un « embouteillage » dans les établissements spécialisés à l’âge de la retraite, à l’image de ce qu’aurait provoqué, selon eux, l’application de l’amendement Creton à la sortie des établissements pour enfants et adolescents.

Nous ne nions pas que l’établissement spécialisé ait une limite par rapport à sa mission  sociale et médico-sociale.

 Beaucoup de  personnes porteuses de Trisomie développent des comportements de type démence ou Maladie d’Alzheimer. L’établissement spécialisé, est-il apte à ces prises en charge ?

Soins dentaires


Texte du gouvernement : « Afin de faciliter l'accès aux soins des patients atteints de handicap mental sévère, rendant difficiles voire impossibles les soins au fauteuil en cabinet, la prise en charge par les chirurgiens-dentistes de ville de cette patientèle spécifique est améliorée »

Ils bénéficieront désormais du remboursement d'un supplément de 60 euros par séance.

Retraite et minimum social.

Quelle que soit l'allocation versée, pour adulte handicapé ou pension de retraite, il y a un plancher sous lequel on ne descend pas.

Pour les personnes dont le taux de handicap est supérieur à 80%,à l’âge de la retraite,  les ressources correspondront, au minimum, au montant de l'AAH qu'elles percevaient.

Les ressources des personnes handicapées après 60 ans


Que deviennent financièrement les personnes handicapées après 60 ans ?


De la prestation de compensation à l’allocation personnalisée d’autonomie


A 60 ans, bien que le handicap ne change pas, le statut de la personne handicapée lui change. La personne handicapée  devient une « personne âgée dépendante ».

En tant que personne âgée dépendante, elle perçoit l’allocation personnalisée d’autonomie en lieu et place de l’ACTP ou de la PCH.

 En tant que personne âgée, elle perçoit une pension de retraite ou le minimum vieillesse en lieu et place de l’AAH.


Encore des incertitudes et des précisions à obtenir.


Le Ministère en charge du handicap, le Gouvernement souhaite, dans le cadre du 5ème risque, assurer le financement à long terme par la solidarité nationale du droit à compensation pour les personnes handicapées, sans condition de ressources, sans référence au patrimoine et sans recours à l’assurance privée et la PCH pourra comprendre la prise en charge d’heures d’aide domestique, ainsi que l’aide à la parentalité.


 De l’AAH au minimum vieillesse

Dès l’âge de 60 ans, les allocataires de l’AAH doivent faire valoir leurs droits aux avantages auxquels ils peuvent prétendre. Leurs ressources sont garanties selon deux mécanismes. Soit un mécanisme d’assurance. Soit un mécanisme  d’assistance     

Les personnes handicapées qui ont exercé une activité professionnelle et ont cotisé à l’assurance vieillesse, bénéficient comme tout un chacun d’une pension de retraite. La loi du 11 février 2005 leur garantit une pension à taux plein (50%) en même temps qu’une pension complète.

La loi du 11 février 2005 a  pris en compte le handicap en considérant que trois mois de cotisations en valaient quatre. Donc pour avoir 160 trimestres de cotisations, il suffit d’avoir cotisé 120 trimestres, soit 30 ans.

Cela implique  que la pension complète, à taux plein, peut être obtenue dès 50 ans. Cette disposition favorable a été étendue au secteur public.

Personnes handicapées n’ayant jamais travaillé et ayant obtenu un taux d’incapacité permanente de 80% :


Elles doivent faire valoir leurs droits au minimum vieillesse.

Depuis 2008, celui-ci n’est plus de même montant que l’AAH. Les ressources prises en compte pour le calcul du minimum vieillesse sont plus larges que celles prises en compte pour le calcul de l’AAH. Le minimum vieillesse attribué  peut être d’un montant inférieur à celui de l’AAH. Cela n’entraîne aucune conséquence financière pour l’allocataire car il percevra une AAH différentielle qui portera le minimum vieillesse au niveau de l’AAH.

Personnes handicapées  dont le taux d’incapacité permanente est inférieur à 80% :


Elles perdent automatiquement leur droit à l’AAH à 60 ans et ne saurait obtenir une allocation différentielle. A 60 ans, elles obtiennent le droit à un avantage vieillesse au titre de l’inaptitude, lequel leur garantit le minimum vieillesse. Remarquons  que l’allocataire dont le taux d’incapacité permanente a été fixé à 80% conserve, après 60 ans, le bénéfice de la majoration pour vie autonome prévue par la loi du 11 février 2005.

Les personnes âgées de plus de 60 ans n’ont en principe plus droit au versement de l’AAH, celle-ci étant remplacée par un avantage vieillesse. La circulaire DGAS/1 C n° 2001-577 du 30 novembre 2001 a cependant nuancé cette disposition en invitant les CDAPH à examiner les demandes des personnes âgées de plus de 60 ans afin « d’apprécier si l’état ou le taux d’incapacité de la personne justifie l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés ».
Les personnes de plus de 60 ans présentant un taux d’incapacité au moins égal à 80 % pourront ainsi bénéficier d’une AAH différentielle si les conditions de ressources sont remplies.

Les personnes handicapées âgées de moins de 60 ans et titulaires d’un autre avantage peuvent également bénéficier de l’AAH différentielle. Il faut pour cela que le montant de l’avantage déjà perçu soit inférieur à celui de l’AAH à taux plein.

  

L'AAH après 60 ans


Depuis le 1er janvier 2017, les allocataires de l’AAH (au moins 80 %) peuvent continuer à la percevoir au-delà de l’âge de la retraite sans avoir à demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).