La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés Dossier ANDEPHI


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La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés

ASSOCIATION    NATIONALE  DE DEFENSE  DES  PERSONNES HANDICAPEES EN INSTITUTION         

Parents, professionnels, amis     Association reconnue "d'intérêt général".

http://www.ANDEPHI.org                                    http://agirpourhandicapmental.pagesperso-orange.fr


31 Allée des Ormes   94170 Le Perreux- sur- Marne

 06 13 05 29 67

andephi@orange.fr

La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés


Les établissements spécialisés progressent d’années en années dans leur pratique vis-à-vis des personnes handicapées qu’ils accueillent. Les jeunes professionnels reçoivent une formation plus renforcée qu’il y a quelques années. L’ouverture de ces établissements vers l’extérieur a permis d’élaborer des réflexions qui étaient très peu abordées il y a quelque temps comme celles concernant la maltraitance et la violence institutionnelle.

Un établissement qui « avance » et qui progresse est un établissement qui ouvre ses portes aux autres professionnels pour mettre en étude leur pratique.

Les parents doivent y être associés. Les établissements qui tiennent à l’écart les familles sont voués à s’enfermer dans une pratique peu adaptée de nos jours. Ils s’enfermeront sur eux-mêmes au détriment des usagers.

Stanislas TOMKIEWICZ disait :

«Plus une structure est close, se renferme sur elle-même, qu’elle a une structure juridique la rendant plus étanche à l’extérieur, plus le risque est grand que se développe une violence institutionnelle ».

«J’appelle violence institutionnelle toute action commise dans ou par une institution, ou toute absence d’action, qui cause à l’enfant une souffrance physique ou psychologique inutile et/ou entrave son évolution ultérieure».

Dans le projet d’établissement doit figurer en clair la prévention de la maltraitance.

Cet objectif est nécessaire. Beaucoup d’établissements s’y appliquent en mettant en place un dispositif pour lutter contre la maltraitance.

Une MAS, un Foyer ne sont pas seulement des centres de soins, ce sont d’abord des lieux de vie, en quelque sorte la maison des résidents.

Chaque résident a un projet qui  comprend un volet médical élaboré selon les soins qu’il requiert et un volet éducatif et social. Cette deuxième partie est relative à la vie de tous les jours, le quotidien. Elle est l’élément essentiel du projet de vie.

Les personnels qui travaillent au quotidien, plus particulièrement les AMP et les Aides soignants,  ont une importance considérable dans la vie des usagers. Leur travail revêt une importance capitale car il intervient au plus près de l’usager, comme celui , sensible, du domaine du corps.  Nous prenons cet exemple car les soins du corps sont dans l’intimité profonde du résident où se mêlent des données sensibles de relations avec eux. 

Bien sûr, leur travail ne se limite pas uniquement à la toilette mais cette partie est fondamentale dans le bien-être du résident, non pas uniquement pour que ce dernier soit propre mais aussi parce qu’elle est le moment d’intimité  intense devant la vulnérabilité et fragilité des résidents.

Ce n’est qu’un exemple de la relation professionnels usagers qui peut créer, sur la durée, une usure, un non-renouveau dans la pratique de ces actes quotidiens engendrant ainsi une habitude un peu stéréotypée qui devient mécanique. Cela entraînant ainsi une négligence du souhait et des attentes de la personne handicapée.

L’idéal serait évidemment une réunion mensuelle voire hebdomadaire sur ce thème réunissant tous les salariés et permettant, au-delà des clivages hiérarchiques, une analyse et une remise en cause, dans le bon sens de l’expression, de la pratique de chacun.

Le mouvement et le changement empêcheront les habitudes et la routine de s’installer et permettront ainsi d’éviter d’effectuer des gestes élaborés par pur automatisme, sans qu’intervient le côté humain et psychologique, nécessaire à toute relation aussi étroite.

Certains établissements ayant plusieurs unités favorisent la permutation des équipes et leur mélange même si cela est dérangeant.

Notre propos n’est pas de dire que tous les établissements rencontrent des problèmes de violences institutionnelles. Bien au contraire, beaucoup d’établissements spécialisés fonctionnent bien. Enfin, n’oublions pas que la grande majorité des problèmes de maltraitance ont lieu dans le cercle de la Famille.

Au risque de répéter (mais nécessaire) le même « refrain », l’ouverture sur le monde extérieur, la prise en compte effective du savoir des parents, différent de celui des professionnels et les enquêtes de satisfaction (ou non) permettront une diminution de la violence institutionnelle. «Le «tout institué» conduit très souvent sur le chemin de la violence institutionnelle

On pourrait penser que tous les établissements raisonnent ainsi, et si on leur pose la question, ils diront que c’est évident comme démarche, et que cette démarche est pratiquée chez eux.

On aimerait toujours le croire !

Chaque établissement spécialisé n’a pas forcément les mêmes repères et éléments de référence sur ce qui fait  violence institutionnelle. Les pratiques peuvent être analysées en s’inspirant de la classification des différentes formes de maltraitance opérée en 1992 par le Conseil de l’Europe :

- violences physiques : coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non-satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)…;

- violences psychiques ou morales :

langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantages, abus d’autorité, comportements d’infantilisation, non-respect de l’intimité, injonctions paradoxales…;

- violences matérielles et financières

: Vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses, locaux inadaptés…;

- violences médicales ou médicamenteuses

: manque de soins de base, non-information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non-prise en compte de la douleur…;- négligences actives : toutes formes de sévices, abus, abandons, manquements pratiqués avec la conscience de nuire;- négligences passives : négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage;- privation ou violation de droits : limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse…la contradiction entre le projet d’établissement ou de service et le projet individuel de la personne accueillie.

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La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés. Dossier ANDEPHI

LIVRE


"Témoignages de parents sur le handicap mental en France."


Témoignages recueillis dans le cadre de l’Association ANDEPHI.



Le sujet traité par cet ouvrage s’intéresse à la perception qu’ont les parents d’enfants ou adultes handicapés mentaux  vis-à-vis des établissements spécialisés. Les familles ont bien voulu nous envoyer leurs témoignages sur la prise en charge de leurs enfants et adultes. Ils relatent les conditions sociales que vivent tous les parents.

Et ce n’est pas rien ce que vivent les familles dès l’annonce du handicap de leur enfant. Les témoignages reflètent-ils la réalité ?

« Quand on lit les témoignages des familles, on a l’impression que tout va mal et que rien ne se passe correctement dans le monde du « handicap » et plus particulièrement dans les établissements spécialisés ».

C’est ce que disait dernièrement un parent. Bien sûr, la plupart des établissements spécialisés fonctionnent correctement. Bien sûr, on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure ». Et pourtant, ces témoignages, nous ne les avons pas inventés. Et pourtant, nous n’avons pas mis tous les messages que nous recevons.



  

Pour commander.

Trois formats disponibles :


  e-book   (format KINDLE)  5 €

        e-book  (Format epub)  5 €

      livre broché  12,90 €


 

Les bénéfices sont intégralement reversés à l’association ANDEPHI

Commentaires sur le livre




Commentaire déposé sur le site AMAZON version EBOOK KINDLE


A LIRE ET FAIRE LIRE SUR LE FONCTIONNEMENT DES FOYERS


Au début, c'est un véritable choc et un sentiment de désarroi de découvrir une telle situation en France sur le manque de foyer pour adultes handicapés et ses dysfonctionnements sans compter la désinvolture des hommes politiques face à ce sujet, puis dans un second temps, en tant que parent d'un jeune handicapé, on ne peut que réagir et avoir envie que les choses changent. Ce livre est un appel aux parents d'handicapés pour qu'ils prennent en main les choses et agissent tant sur le plan politique pour que le handicap soit une vraie priorité qu'à titre personnel en s'investissant davantage dans la gestion des foyers.


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Commentaire déposé sur le site AMAZON


Vous comprendrez, en lisant ces témoignages, le désarroi, la souffrance, et l’impuissance des parents quand dans leur vie naît un enfant mentalement handicapé.

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J’ai un frère handicapé mental et je souhaitais lire les témoignages de familles qui sont dans la même situation que moi.

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Que de doléances, que d’attentes, que de problèmes sans solutions ; et combien n’y figure pas de ceux qui ne savent pas écrire, de ceux qui n’osent pas écrire et de tous ceux qui ne connaissent pas ANDEPHI.

Je regrette que les adhésions ne se renouvellent pas systématiquement, trop de personnes attendent des aides et des solutions et devant la force d’inertie des institutions se découragent.

Quand prendront-ils conscience que c’est par le nombre que l’on est pris en considération?

PS je n’ai pas gardé le livre je l’ai offert à…

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MERCI POUR CE LIVRE, en parcourant la lecture des témoignages, on se retrouve dans différentes situations. Nous avons tous le même ressenti !

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Bonjour, j’ai acheté votre livre et en le lisant, je me pose une question sur mes deux sœurs mises sous tutelle. Voici ma question…

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La lecture en est édifiante !

L’ampleur du drame dépasse l’imagination, le citoyen lambda n’a aucune idée du problème.

Que répondre à ces parents en détresse ?

Personnellement je leur recommanderais, d’abord, d’adhérer à une (ou plusieurs) "grande" association : même si celles-ci se défendent d’être des associations "de parents".

Ce sont elles qui créent (ou essayent de créer) de nouvelles structures.

Ce sont elles qui peuvent faire pression sur les décideurs politiques pour dégager les

Crédits.

Ce sont elles qui peuvent, par des manifestations de rues, attirer l’attention sur l’ampleur du problème, et ce sont les adhérents, en demande de solution, qui seront les plus actifs.

Ce sont eux qui peuvent donner "mauvaise conscience" au reste du pays.,

De plus, et même si "on ne doit pas le dire", abandonnons la langue de bois et

admettons qu’un de ces parents en détresse, qui aura adhéré à une de ces Associations, qui aura décidé d’y consacrer un peu de son temps, qui y aura accepté quelque responsabilité, verra, bizarrement, des portes s’ouvrir au lieu de se fermer !

Comment expliquer le silence assourdissant qui entoure le désespoir de ces familles ?

Comment expliquer leur isolement ? Je n’ai pas de réponse !!

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Je voulais vous dire aussi que j’ai acheté votre livre et je me suis tout à fait retrouvée dans le parcours de mon enfant.

Il aborde d’une façon simple des problématiques extrêmement complexes du fait du manque de regard de l’Etat.

Les conseils généraux accordent les droits déterminés par la loi, très frileusement de peur de ne pas respecter leur budget

 prévisionnel.

Les grandes associations de parents, dépendant financièrement des conseils généraux, se contentent de donner quelques conseils mais évitent bien évidemment de s’investir dans les problèmes qui sont criants mais qui doivent rester tus.

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J’ai lu votre ouvrage. Vous avez raison : ce qui peut faire bouger le monde du handicap, c’est la motivation des familles qui ne peuvent compter que sur elles.

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Je viens de lire votre livre. Et je voulais vous remercier de tout ce temps que vous consacrez aux familles en difficulté. Nous avons correspondu par le passé quand la souffrance de mon frère dans l’établissement où elle était accueillie…

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Merci pour votre ouvrage complet. Il ne faut pas cacher les problèmes des parents car tout avance lentement.

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J'ai déjà pris contact avec ANDEPHI, beaucoup d’informations peuvent nous être très utiles, il n’est pas rare de se reconnaître à travers certains témoignages. Je souhaiterais faire part de ma dernière expérience, celle-ci est toujours d’actualité et illustre parfaitement l’ensemble des problèmes graves que l’on rencontre lorsque l’on est parent, aimant, protecteur et accessoirement tuteur ! Nous devrions tous nous retrouver pour défendre les droits de nos enfants faire bloc face à ces institutions qui usent et abusent de leur pouvoir sans le moindre scrupule, encouragés par l’état qui ferme les yeux.

Pour lire gratuitement un long extrait du livre en PDF, cliquez sur le lien  extrait livre PDF


Les dossiers d'ANDEPHI

Juillet 2016

LA MALTRAITANCE A L’ÉCHELLE D’UN PAYS



•          Manque considérable de places dans les établissements spécialisés


•          Familles qui continuent à chercher en Belgique.


•          Enfants et adultes sans solution.


•          Enfants et adultes bloqués à la maison.


•          Enfants privés de scolarité.


•          Liste d’attente infinie.


•          Crédits de fonctionnement en constante diminution.


•          Avis des parents non pris en compte.


•          Personnes handicapées vieillissantes sans solution.


•          Absence des services de l’État au sein des institutions pour évaluer le bon fonctionnement de l’établissement et les risques de maltraitance.


•          Programmes pluriannuels d’inspection dans les établissements spécialisés au ralenti, voire inexistants pour le contrôle des modalités d’accueil ou de prise en charge des personnes, respect de leur santé, leur sécurité, leur intégrité, leur dignité et leur bien-être physique et moral.


Que deviendront nos enfants et adultes handicapés si peu considérés.


Est-ce de la maltraitance ?


Doit-on téléphoner au 39 77 pour leur poser la question ?

VIOLENCE INSTITUTIONNELLE.

Parents, Professionnels, des perceptions différentes.





Que peut percevoir un parent dont l’enfant ou l’adulte est en établissement spécialisé en entendant parler de « la violence institutionnelle » ?

Les pensées et images qui viennent au premier abord, sont-elles mêmes que celles des professionnels parlant du même sujet ?

Il y a certainement un décalage d’interprétation et tout simplement de vécu entre les deux parties.

Il sera toujours difficile de confronter ce que pense chacun. Le sujet est quasiment jamais abordé entre parents et professionnels. S’il est abordé, cela fait suite à un désaccord qui a dégénéré et est devenu un conflit.

Là le dialogue n’est plus possible et la puissance que génère aux établissements la situation catastrophique de manque de places d’accueil engendre encore plus de violence institutionnelle.


La première violence institutionnelle que subissent les parents et tuteurs est de ne pas « savoir » ce qui se passe à l’intérieur de l’établissement spécialisé comme si l’établissement, étant une entité à part entière, ne permettait pas que l’on s’intéresse à ce qui s’y passe.

Trop sûre d’elle, ou bien au contraire fragile, mais se refermant sur elle-même, l’institution a la fâcheuse tendance à rester replier sur elle-même n’admettant pas qu’un regard extérieur puisse se porter sur elle.

Une fois l’enfant ou l’adulte « déposé », les parents doivent s’en remettre aveuglément à l’institution.


Beaucoup d’établissements font obstacle à ce que les parents entrent dans l’enceinte même de l’établissement. Au mieux, ils doivent attendre dans une pièce d’attente, souvent près de la direction, qu’on « amène » leur enfant ou adulte.

Et soyez certain que quand un parent vous dit qu’il est obligé d’attendre au portail l’arrivée de son enfant, il n’invente pas et il n’est pas le seul à relater ce fait.

Il y a aussi, heureusement mais trop rarement, des établissements où vous entrez sans pratiquement aucun contrôle.

Nous ne sommes pas certains que ce sujet soit le premier élément perçu par un professionnel sur ce qu’est la violence institutionnelle.


Faut-il vouvoyer ou non un résident paraît un sujet noble mais le tutoiement systématique, dégage-il la même violence institutionnelle que d’interdire l’entrée dans un établissement ?

Bien sûr les professionnels ne se limitent pas à discuter uniquement de ce sujet. Il y a, par exemple, les modalités de tous les soins intimes, leur protocole.

Mais par définition, les parents ne savent pas comment ces soins intimes se passent.

Le sujet est très peu abordé lors des rencontres.

En règle générale, les sujets préoccupant les professionnels ne sont pas partagés par les parents qui savent peu de chose sur les pratiques internes comme si ce domaine dépendait de l’Institution, et uniquement d’elle.


Un établissement qui s’enferme sur lui-même telle une forteresse ne peut pas être un bon établissement et le personnel qui vit au plus près des résidents doit être bien malheureux car, de ce fait, la reconnaissance que pourraient avoir les parents sur leur travail est inexistante.

Qu’en est-il d’un établissement qui « tourne » sur lui-même ?

Des équipes de professionnels coupées de l’extérieur.

La même routine.

Et on finit par ne plus savoir si ce qui est fait, dit, est bien ou pose problème dans l’évaluation d’une prise en charge.

Les équipes s’habituent à faire ainsi s’inscrivant dans la logique de l’institution forteresse.

Les parents ne savent que ce que l’on veut bien leur dire.


Un bon établissement est un établissement où les équipes regardent vers l’extérieur, se mélangent pour éviter tout enfermement sur leur pratique.

Et plus on échange, plus le travail devient valorisant sur sa manière de pratiquer.

Et grâce aux professionnels, le résident en trouvera avantage.

Nous sommes persuadés que les établissements « emmurés » feront l’objet, sur le moyen terme, de graves problèmes internes.


N’oublions pas que les établissements spécialisés sont financés par l’argent public et non pas par les seules cotisations aux associations gestionnaires.

De ce fait, le droit de regard et d’ouverture ne peut être refusé.

L’État doit faire son travail et exercer, au nom du pays, un droit de regard sur les pratiques institutionnelles.


C’est parce qu’il y a décalage des avis entre parents et professionnels sur les causes de la violence institutionnelle que le sujet doit être abordé sans réserve.


 


Violences psychologiques


Si la violence physique est  visible et repérable, il faut aussi parler des autres formes de violence moins faciles à détecter. Ce sont les violences qui ont une emprise sur la vulnérabilité de la personne handicapée qui n'a pas les moyens de « contester » certaines actions que l'on lui fait faire.

Par son manque de mobilité ou par exemple son besoin d'assistance pour prendre ses repas, la personne handicapée devient vulnérable. Notre propos n'est pas de dire que toutes les personnes handicapées subissent des maltraitances tant à leur domicile qu'en institution, mais d'évoquer les sujets de maltraitance autres que les actes qui entraîneraient une violence physique.

Ne pas changer une personne handicapée pendant plusieurs heures est incontestablement un acte de maltraitance. Punir une personne en lui supprimant son dessert l'est aussi.

Lorsque les familles sont présentes, même lorsque la personne handicapée est en internat, réduit considérablement ses maltraitances autres que la violence physique.

De nombreux établissements entreprennent un travail interne de réflexions sur ce sujet qui aboutit souvent à la rédaction d'une charte de qualité de vie et de bon fonctionnement.

Certains facteurs sont difficilement repérables comme causes mais le manque de personnel, certains jours, développe du stress parmi l'équipe présente. C'est à ce moment-là que le terrain devient « vulnérable ».

La nécessité de la mise en place de groupe de parole au sein de l'équipe d'encadrement même est importante, avec en parallèle la possibilité d'une formation continue régulière, sont des éléments qui peuvent conduire les maltraitances à être fortement réduites.

Doit être privilégiée également la réalisation d'une organisation concertée du travail en mettant au centre de cette approche le résident. L'autonomie et la responsabilité du soignant, quant à l'accomplissement du travail dans le cadre de rôles définis s'en trouveront renforcées au niveau de la qualité.

Il n'y a pas qu'au sein d'un établissement que cela est valable. On peut aussi dire que dans la famille même, il faut être vigilant.

Le respect de la dignité de chacun passe parfois par de petites « choses » qui peuvent paraître insignifiantes, mais qui ajoutées les unes aux autres, finissent par engendrer de la maltraitance.

Le comportement face à la personne handicapée est la pièce maîtresse de toute attitude qui permet d'échapper à cette violence psychologique qui est aussi importante à dénoncer que la maltraitance physique.

Pour ne citer que quelques exemples, ne pas changer régulièrement, ou faire attendre trop longtemps, une personne handicapée, est une forme de maltraitance.

La surmédicalisation qui pourrait être employée est un autre exemple. Espérons que cette dernière ne soit pas trop fréquente. A vous parents, de nous donner votre avis.

Toute remarque désagréable sur leur vie affective et sur cette recherche comme toute personne d'une affection et d'une amitié peut être aussi considérée comme une forme de maltraitance.

Le port permanent, par l'équipe professionnelle, de la blouse est loin de la solution idéale qui veut que l'on souhaite que les résidents d'un établissement spécialisé, considèrent cet établissement comme une seconde maison.

L'isolement des résidents difficiles ayant des troubles du comportement est aussi une forme de maltraitance. Il est vrai que le manque de personnel est souvent une cause à cette mesure.

L'utilisation d'un fonds commun de vêtements pour tous les résidents au lieu de les habiller avec leurs effets personnels.


Mais encore une fois, ce petit texte n'est pas là pour « faire peur » aux parents car sont nombreux les établissements où la dignité de la personne handicapée  est la préoccupation majeure de ceux qui y travaillent.

La vigilance est de mise et n'oublions pas que la très grande majorité des cas de maltraitance connus viennent de la cellule familiale.

A-t-on le droit d'attacher une personne handicapée à une chaise, un lit, suite à son agitation. C'est ce que l'on appelle pudiquement utiliser des moyens de contention. Sur un plan purement juridique, il apparaît que  l'emploi de dispositifs de contention ne met pas les soignants et l'hôpital à l'abri des poursuites judiciaires. Les affaires judiciaires concernant les cas de contentions abusives sont plus fréquentes qu'on ne le pense. Il semblerait que l'utilisation de ces méthodes de contention ait comme prétexte le plus fréquent, le manque de personnel. En fait, plusieurs études montrent que bien au contraire, cette  pratique oblige, paradoxalement, à plus de travail de la part du personnel. Autre excuse avancée, les moyens de contention assurent la sécurité des résidents.

Là aussi,  des études révèlent en fait qu'ils engendrent des dommages physiques et psychologiques.

Il vaut mieux agir sur l'environnement que d'utiliser ce genre de moyen. Ainsi la dignité de la personne handicapée est préservée au mieux.

« La violence institutionnelle est une violence commise par des personnes ayant autorité sur des personnes particulièrement vulnérables.

Il s’agit de toute action commise dans ou par une institution, ou toute absence d’action, qui cause à l’enfant une souffrance physique ou psychologique inutile et/ou qui entrave son évolution ultérieure ».


Stanislaw Tomkiewicz : L’enfant maltraité. FLEURUS, 1993.

« Zéro sans solution. » Faut-il y croire ?

Comment fonctionne le dispositif d’orientation permanent pour qu’aucune personne handicapée ne reste sans solution d’accompagnement ?


En 2017, sont concernés 90 départements qui vont appliquer le nouveau dispositif d’orientation.

Le but est de trouver une réponse accompagnée pour tous. La MDPH doit proposer une solution immédiatement opérationnelle à chaque personne handicapée.

Le dispositif consiste en une double orientation. Une idéale et une réalisable immédiatement.

Les MDPH formulent d’abord une « orientation-cible », supposée « idéale ».

Si cette dernière s’avère impossible, faute de places disponibles, les MDPH ont l’obligation de construire une réponse alternative.

C’est le travail de l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH qui élabore un PAG (plan d’accompagnement global). Dans ce plan, sont précisées la nature et la fréquence de l’ensemble des interventions requises. Elles peuvent être éducatives et thérapeutiques.

Par exemple : accueil de jour + aide à domicile + séjour de répit + accueil temporaire + aide aux aidants.

Obligation de ce plan : il précise le nom des établissements et services s’étant engagés à accompagner la personne, sans délai.

Autre obligation : la personne concernée doit donner obligatoirement son accord à son application. Le droit de refuser existe.


 Pour prendre contact avec nous, Remplissez le formulaire ci-dessous.

Il n’y a pas suffisamment de places en établissements, c’est une vérité qu’on aimerait ne pas avoir à dire à nouveau en ce début d’année 2017.



Il n’y a pas suffisamment de places en établissements, c’est une vérité qu’on aimerait ne pas avoir à dire à nouveau en ce début d’année 2017.

Et c’est malheureusement encore une nouvelle fois l’élément essentiel que nous retiendrons en faisant un rapide bilan de l’année qui vient de s’écouler.


L’État continue à financer des places en Belgique plutôt que des établissements en France.

L’État est enfermé dans un système qu’il a lui-même créé depuis des années et des années faute d’ambition politique. Nul doute que cela continuera encore bien longtemps et qu’il n’y a aucune raison de faire confiance, en ce domaine, aux candidats, quels qu’ils soient, à la prochaine élection présidentielle, de gauche ou de droite.

L’enveloppe budgétaire est fermée, côté Assurance maladie mais aussi du côté des Conseils Généraux. Les créations d’établissements spécialisés continueront lentement mais leur nombre ne permettra pas de combler une partie du retard.

La situation se compliquera pour les orientations vers la Belgique car la France ne remettra pas un euro en plus des 70 millions qu’elle y consacre pour développer l’accueil en Belgique.

Et pour cause, le départ vers la Belgique des personnes handicapées françaises faute de places d’accueil en France restera la honte des politiques du handicap menés depuis des décennies.


Alors, il faut faire semblant d’agir en limitant les départs vers la Belgique mais en étant incapable de proposer des solutions nouvelles en France.

Et c’est bien là, la principale maltraitance que subissent les personnes handicapées.

À nous, parents, de continuer à nous faire entendre pour que notre avis soit réellement pris en compte dans la prise en charge de nos enfants et adultes au sein des établissements spécialisés.

Pour que ces derniers continuent à progresser.


 

Pour des échanges entre parents qui ont un enfant ou un adulte résidant

en Belgique dans un établissement spécialisé.



Parents, vous avez un enfant ou un adulte qui réside en Belgique dans un établissement spécialisé.

Vous êtes isolés.

Vous avez très peu de contact avec les autres parents.

Jamais de réunions dans l’établissement d’accueil belge.

Jamais de réunions en France.

Partagez vos coordonnées, votre adresse mail et N° de téléphone.

Pas d’adhésion à une association.

ANDEPHI ne sert que d’intermédiaire.

Prenez contact entre vous, parents.

Échangez vos expériences.


En envoyant vos coordonnées à andephi@orange.fr


ou en remplissant le formulaire de cette page, vous acceptez que vos coordonnées soient communiquées à d’autres parents ayant un enfant ou un adulte en Belgique.

Vous recevrez les coordonnées des parents déjà inscrits.

A vous de prendre contact avec les autres.


ANDEPHI s’engage à ne jamais publier publiquement le nom et les coordonnées des parents.