La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés Dossier ANDEPHI


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La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés

ASSOCIATION    NATIONALE  DE DEFENSE  DES  PERSONNES HANDICAPEES EN INSTITUTION         

Parents, professionnels, amis     Association reconnue "d'intérêt général".

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La prévention des Violences Institutionnelles dans les établissements spécialisés


Les établissements spécialisés progressent d’années en années dans leur pratique vis-à-vis des personnes handicapées qu’ils accueillent. Les jeunes professionnels reçoivent une formation plus renforcée qu’il y a quelques années. L’ouverture de ces établissements vers l’extérieur a permis d’élaborer des réflexions qui étaient très peu abordées il y a quelque temps comme celles concernant la maltraitance et la violence institutionnelle.

Un établissement qui « avance » et qui progresse est un établissement qui ouvre ses portes aux autres professionnels pour mettre en étude leur pratique.

Les parents doivent y être associés. Les établissements qui tiennent à l’écart les familles sont voués à s’enfermer dans une pratique peu adaptée de nos jours. Ils s’enfermeront sur eux-mêmes au détriment des usagers.

Stanislas TOMKIEWICZ disait :

«Plus une structure est close, se renferme sur elle-même, qu’elle a une structure juridique la rendant plus étanche à l’extérieur, plus le risque est grand que se développe une violence institutionnelle ».

«J’appelle violence institutionnelle toute action commise dans ou par une institution, ou toute absence d’action, qui cause à l’enfant une souffrance physique ou psychologique inutile et/ou entrave son évolution ultérieure».

Dans le projet d’établissement doit figurer en clair la prévention de la maltraitance.

Cet objectif est nécessaire. Beaucoup d’établissements s’y appliquent en mettant en place un dispositif pour lutter contre la maltraitance.

Une MAS, un Foyer ne sont pas seulement des centres de soins, ce sont d’abord des lieux de vie, en quelque sorte la maison des résidents.

Chaque résident a un projet qui  comprend un volet médical élaboré selon les soins qu’il requiert et un volet éducatif et social. Cette deuxième partie est relative à la vie de tous les jours, le quotidien. Elle est l’élément essentiel du projet de vie.

Les personnels qui travaillent au quotidien, plus particulièrement les AMP et les Aides soignants,  ont une importance considérable dans la vie des usagers. Leur travail revêt une importance capitale car il intervient au plus près de l’usager, comme celui , sensible, du domaine du corps.  Nous prenons cet exemple car les soins du corps sont dans l’intimité profonde du résident où se mêlent des données sensibles de relations avec eux. 

Bien sûr, leur travail ne se limite pas uniquement à la toilette mais cette partie est fondamentale dans le bien-être du résident, non pas uniquement pour que ce dernier soit propre mais aussi parce qu’elle est le moment d’intimité  intense devant la vulnérabilité et fragilité des résidents.

Ce n’est qu’un exemple de la relation professionnels usagers qui peut créer, sur la durée, une usure, un non-renouveau dans la pratique de ces actes quotidiens engendrant ainsi une habitude un peu stéréotypée qui devient mécanique. Cela entraînant ainsi une négligence du souhait et des attentes de la personne handicapée.

L’idéal serait évidemment une réunion mensuelle voire hebdomadaire sur ce thème réunissant tous les salariés et permettant, au-delà des clivages hiérarchiques, une analyse et une remise en cause, dans le bon sens de l’expression, de la pratique de chacun.

Le mouvement et le changement empêcheront les habitudes et la routine de s’installer et permettront ainsi d’éviter d’effectuer des gestes élaborés par pur automatisme, sans qu’intervient le côté humain et psychologique, nécessaire à toute relation aussi étroite.

Certains établissements ayant plusieurs unités favorisent la permutation des équipes et leur mélange même si cela est dérangeant.

Notre propos n’est pas de dire que tous les établissements rencontrent des problèmes de violences institutionnelles. Bien au contraire, beaucoup d’établissements spécialisés fonctionnent bien. Enfin, n’oublions pas que la grande majorité des problèmes de maltraitance ont lieu dans le cercle de la Famille.

Au risque de répéter (mais nécessaire) le même « refrain », l’ouverture sur le monde extérieur, la prise en compte effective du savoir des parents, différent de celui des professionnels et les enquêtes de satisfaction (ou non) permettront une diminution de la violence institutionnelle. «Le «tout institué» conduit très souvent sur le chemin de la violence institutionnelle

On pourrait penser que tous les établissements raisonnent ainsi, et si on leur pose la question, ils diront que c’est évident comme démarche, et que cette démarche est pratiquée chez eux.

On aimerait toujours le croire !

Chaque établissement spécialisé n’a pas forcément les mêmes repères et éléments de référence sur ce qui fait  violence institutionnelle. Les pratiques peuvent être analysées en s’inspirant de la classification des différentes formes de maltraitance opérée en 1992 par le Conseil de l’Europe :

- violences physiques : coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non-satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)…;

- violences psychiques ou morales :

langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantages, abus d’autorité, comportements d’infantilisation, non-respect de l’intimité, injonctions paradoxales…;

- violences matérielles et financières

: Vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses, locaux inadaptés…;

- violences médicales ou médicamenteuses

: manque de soins de base, non-information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non-prise en compte de la douleur…;- négligences actives : toutes formes de sévices, abus, abandons, manquements pratiqués avec la conscience de nuire;- négligences passives : négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage;- privation ou violation de droits : limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse…la contradiction entre le projet d’établissement ou de service et le projet individuel de la personne accueillie.

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Les dossiers d'ANDEPHI

Juillet 2016

LA MALTRAITANCE A L’ÉCHELLE D’UN PAYS



•          Manque considérable de places dans les établissements spécialisés


•          Familles qui continuent à chercher en Belgique.


•          Enfants et adultes sans solution.


•          Enfants et adultes bloqués à la maison.


•          Enfants privés de scolarité.


•          Liste d’attente infinie.


•          Crédits de fonctionnement en constante diminution.


•          Avis des parents non pris en compte.


•          Personnes handicapées vieillissantes sans solution.


•          Absence des services de l’État au sein des institutions pour évaluer le bon fonctionnement de l’établissement et les risques de maltraitance.


•          Programmes pluriannuels d’inspection dans les établissements spécialisés au ralenti, voire inexistants pour le contrôle des modalités d’accueil ou de prise en charge des personnes, respect de leur santé, leur sécurité, leur intégrité, leur dignité et leur bien-être physique et moral.


Que deviendront nos enfants et adultes handicapés si peu considérés.


Est-ce de la maltraitance ?


Doit-on téléphoner au 39 77 pour leur poser la question ?

VIOLENCE INSTITUTIONNELLE.

Parents, Professionnels, des perceptions différentes.





Que peut percevoir un parent dont l’enfant ou l’adulte est en établissement spécialisé en entendant parler de « la violence institutionnelle » ?

Les pensées et images qui viennent au premier abord, sont-elles mêmes que celles des professionnels parlant du même sujet ?

Il y a certainement un décalage d’interprétation et tout simplement de vécu entre les deux parties.

Il sera toujours difficile de confronter ce que pense chacun. Le sujet est quasiment jamais abordé entre parents et professionnels. S’il est abordé, cela fait suite à un désaccord qui a dégénéré et est devenu un conflit.

Là le dialogue n’est plus possible et la puissance que génère aux établissements la situation catastrophique de manque de places d’accueil engendre encore plus de violence institutionnelle.


La première violence institutionnelle que subissent les parents et tuteurs est de ne pas « savoir » ce qui se passe à l’intérieur de l’établissement spécialisé comme si l’établissement, étant une entité à part entière, ne permettait pas que l’on s’intéresse à ce qui s’y passe.

Trop sûre d’elle, ou bien au contraire fragile, mais se refermant sur elle-même, l’institution a la fâcheuse tendance à rester replier sur elle-même n’admettant pas qu’un regard extérieur puisse se porter sur elle.

Une fois l’enfant ou l’adulte « déposé », les parents doivent s’en remettre aveuglément à l’institution.


Beaucoup d’établissements font obstacle à ce que les parents entrent dans l’enceinte même de l’établissement. Au mieux, ils doivent attendre dans une pièce d’attente, souvent près de la direction, qu’on « amène » leur enfant ou adulte.

Et soyez certain que quand un parent vous dit qu’il est obligé d’attendre au portail l’arrivée de son enfant, il n’invente pas et il n’est pas le seul à relater ce fait.

Il y a aussi, heureusement mais trop rarement, des établissements où vous entrez sans pratiquement aucun contrôle.

Nous ne sommes pas certains que ce sujet soit le premier élément perçu par un professionnel sur ce qu’est la violence institutionnelle.


Faut-il vouvoyer ou non un résident paraît un sujet noble mais le tutoiement systématique, dégage-il la même violence institutionnelle que d’interdire l’entrée dans un établissement ?

Bien sûr les professionnels ne se limitent pas à discuter uniquement de ce sujet. Il y a, par exemple, les modalités de tous les soins intimes, leur protocole.

Mais par définition, les parents ne savent pas comment ces soins intimes se passent.

Le sujet est très peu abordé lors des rencontres.

En règle générale, les sujets préoccupant les professionnels ne sont pas partagés par les parents qui savent peu de chose sur les pratiques internes comme si ce domaine dépendait de l’Institution, et uniquement d’elle.


Un établissement qui s’enferme sur lui-même telle une forteresse ne peut pas être un bon établissement et le personnel qui vit au plus près des résidents doit être bien malheureux car, de ce fait, la reconnaissance que pourraient avoir les parents sur leur travail est inexistante.

Qu’en est-il d’un établissement qui « tourne » sur lui-même ?

Des équipes de professionnels coupées de l’extérieur.

La même routine.

Et on finit par ne plus savoir si ce qui est fait, dit, est bien ou pose problème dans l’évaluation d’une prise en charge.

Les équipes s’habituent à faire ainsi s’inscrivant dans la logique de l’institution forteresse.

Les parents ne savent que ce que l’on veut bien leur dire.


Un bon établissement est un établissement où les équipes regardent vers l’extérieur, se mélangent pour éviter tout enfermement sur leur pratique.

Et plus on échange, plus le travail devient valorisant sur sa manière de pratiquer.

Et grâce aux professionnels, le résident en trouvera avantage.

Nous sommes persuadés que les établissements « emmurés » feront l’objet, sur le moyen terme, de graves problèmes internes.


N’oublions pas que les établissements spécialisés sont financés par l’argent public et non pas par les seules cotisations aux associations gestionnaires.

De ce fait, le droit de regard et d’ouverture ne peut être refusé.

L’État doit faire son travail et exercer, au nom du pays, un droit de regard sur les pratiques institutionnelles.


C’est parce qu’il y a décalage des avis entre parents et professionnels sur les causes de la violence institutionnelle que le sujet doit être abordé sans réserve.


 


Violences psychologiques


Si la violence physique est  visible et repérable, il faut aussi parler des autres formes de violence moins faciles à détecter. Ce sont les violences qui ont une emprise sur la vulnérabilité de la personne handicapée qui n'a pas les moyens de « contester » certaines actions que l'on lui fait faire.

Par son manque de mobilité ou par exemple son besoin d'assistance pour prendre ses repas, la personne handicapée devient vulnérable. Notre propos n'est pas de dire que toutes les personnes handicapées subissent des maltraitances tant à leur domicile qu'en institution, mais d'évoquer les sujets de maltraitance autres que les actes qui entraîneraient une violence physique.

Ne pas changer une personne handicapée pendant plusieurs heures est incontestablement un acte de maltraitance. Punir une personne en lui supprimant son dessert l'est aussi.

Lorsque les familles sont présentes, même lorsque la personne handicapée est en internat, réduit considérablement ses maltraitances autres que la violence physique.

De nombreux établissements entreprennent un travail interne de réflexions sur ce sujet qui aboutit souvent à la rédaction d'une charte de qualité de vie et de bon fonctionnement.

Certains facteurs sont difficilement repérables comme causes mais le manque de personnel, certains jours, développe du stress parmi l'équipe présente. C'est à ce moment-là que le terrain devient « vulnérable ».

La nécessité de la mise en place de groupe de parole au sein de l'équipe d'encadrement même est importante, avec en parallèle la possibilité d'une formation continue régulière, sont des éléments qui peuvent conduire les maltraitances à être fortement réduites.

Doit être privilégiée également la réalisation d'une organisation concertée du travail en mettant au centre de cette approche le résident. L'autonomie et la responsabilité du soignant, quant à l'accomplissement du travail dans le cadre de rôles définis s'en trouveront renforcées au niveau de la qualité.

Il n'y a pas qu'au sein d'un établissement que cela est valable. On peut aussi dire que dans la famille même, il faut être vigilant.

Le respect de la dignité de chacun passe parfois par de petites « choses » qui peuvent paraître insignifiantes, mais qui ajoutées les unes aux autres, finissent par engendrer de la maltraitance.

Le comportement face à la personne handicapée est la pièce maîtresse de toute attitude qui permet d'échapper à cette violence psychologique qui est aussi importante à dénoncer que la maltraitance physique.

Pour ne citer que quelques exemples, ne pas changer régulièrement, ou faire attendre trop longtemps, une personne handicapée, est une forme de maltraitance.

La surmédicalisation qui pourrait être employée est un autre exemple. Espérons que cette dernière ne soit pas trop fréquente. A vous parents, de nous donner votre avis.

Toute remarque désagréable sur leur vie affective et sur cette recherche comme toute personne d'une affection et d'une amitié peut être aussi considérée comme une forme de maltraitance.

Le port permanent, par l'équipe professionnelle, de la blouse est loin de la solution idéale qui veut que l'on souhaite que les résidents d'un établissement spécialisé, considèrent cet établissement comme une seconde maison.

L'isolement des résidents difficiles ayant des troubles du comportement est aussi une forme de maltraitance. Il est vrai que le manque de personnel est souvent une cause à cette mesure.

L'utilisation d'un fonds commun de vêtements pour tous les résidents au lieu de les habiller avec leurs effets personnels.


Mais encore une fois, ce petit texte n'est pas là pour « faire peur » aux parents car sont nombreux les établissements où la dignité de la personne handicapée  est la préoccupation majeure de ceux qui y travaillent.

La vigilance est de mise et n'oublions pas que la très grande majorité des cas de maltraitance connus viennent de la cellule familiale.

A-t-on le droit d'attacher une personne handicapée à une chaise, un lit, suite à son agitation. C'est ce que l'on appelle pudiquement utiliser des moyens de contention. Sur un plan purement juridique, il apparaît que  l'emploi de dispositifs de contention ne met pas les soignants et l'hôpital à l'abri des poursuites judiciaires. Les affaires judiciaires concernant les cas de contentions abusives sont plus fréquentes qu'on ne le pense. Il semblerait que l'utilisation de ces méthodes de contention ait comme prétexte le plus fréquent, le manque de personnel. En fait, plusieurs études montrent que bien au contraire, cette  pratique oblige, paradoxalement, à plus de travail de la part du personnel. Autre excuse avancée, les moyens de contention assurent la sécurité des résidents.

Là aussi,  des études révèlent en fait qu'ils engendrent des dommages physiques et psychologiques.

Il vaut mieux agir sur l'environnement que d'utiliser ce genre de moyen. Ainsi la dignité de la personne handicapée est préservée au mieux.

« La violence institutionnelle est une violence commise par des personnes ayant autorité sur des personnes particulièrement vulnérables.

Il s’agit de toute action commise dans ou par une institution, ou toute absence d’action, qui cause à l’enfant une souffrance physique ou psychologique inutile et/ou qui entrave son évolution ultérieure ».


Stanislaw Tomkiewicz : L’enfant maltraité. FLEURUS, 1993.


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Bientraitance-Maltraitance

Amendement CRETON

Témoignages

MDPH-ARS

  

Les traitements médicamenteux dans les établissements spécialisés ont entrainé une augmentation des conflits entre familles et professionnels.


Trop de médicaments ?

Erreurs dans la distribution des médicaments, qui est responsable ?

A-t-on le droit de ne pas être de l’avis du médecin de l’établissement ?

Quelle spécialité pour les médecins des établissements spécialisés ?


L’ouverture progressive des établissements spécialisés sur l’extérieur se fait lentement mais elle est inévitable. Sortir de son silence est difficile. Il y a peu de temps l’établissement était renfermé, par définition, sur lui-même. Le « tout psychiatrie » régnait. Encore beaucoup d’établissements continuent en ce sens.

On peut s’interroger sur le bienfondé d’ouvrir un établissement spécialisé dans l’enceinte d’un hôpital psychiatrique et que ce dernier soit dirigé par ledit hôpital.


Cette proximité semblerait ne pas être profitable aux deux secteurs qui perdrait leur spécificité en permettant trop de va et vient d’une structure à l’autre.

Le manque de place important dans les établissements spécialisés oblige les hôpitaux psychiatriques à garder des patients dont la place devrait être dans des structures spécialisées comme les MAS et FAM.

La MAS est totalement différente de l’hôpital psychiatrique.

Trop de directions l’oublient et gardent le réflexe d’envoyer en HP un résident qui pose un problème. On se « débarrasse « du problème. Peu importe la casse. Les membres de ces directions le feraient-ils pour leur propre enfant et adulte ?

Présentée comme » un séjour de répit » aux familles et fortement médicamentée cette pratique entraîne des conflits.


Loin de nous la volonté de faire croire qu’aucun de « séjours de répit en HP » n’a son utilité mais comment ne pas poser des questionnements quand sa pratique est devenue fréquente pour certaines directions d’établissement.

La famille se sent mise à l’écart de la prise en charge.

Certains médecins d’établissements spécialisés décident unilatéralement.

Ce sont eux qui décident. Point final.

Si la famille n’est pas d’accord, le conflit éclate. Et qui va « perdre » ? Devinez ?

Attention, Familles, si vous n’allez pas dans le bon sens, c’est que vous ne souhaitez pas forcément le bien de votre enfant et adulte. Un signalement est si vite arrivé.

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Arrêt du Conseil d’Etat n°301784 du 7 Avril 2010  : précise qu’un aide-soignant ou un auxiliaire de puériculture qui distribue des médicaments collabore aux tâches de l’infirmier mais demeure responsable de son acte en cas d’erreur.

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Je suis le père d’une jeune fille trisomique de moins de 19 ans qui s’appelle F.

Elle vient d’être exclue de l’IMPRO. L’établissement n’accepte son retour que lorsqu’un traitement neuroleptique sera mis en place. J’ai rencontré il y a deux jours la directrice de l’IMPRO ainsi que le psychiatre qui ne me laissent pas le choix. Or mon médecin traitant s’y oppose catégoriquement.

Son comportement à l’école est bien différent de celui à la maison. Je ne sais pas où m’adresser et quels sont les recours pour trouver la solution la mieux adaptée pour mon enfant.

Pourriez-vous m’aider ? D’avance merci.

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Ma sœur âgée de 40 ans souffre du syndrome de LK depuis son enfance. Elle vie dans le même institut depuis plusieurs années. Tout semblait se passer bien mais depuis quelque temps nous soupçonnons des violences médicamenteuses.

En effet, lorsqu’elle revient à la maison elle est totalement amorphe, ne pense qu’à dormir, s’endort même à table alors qu’elle est en temps normal très dynamique et en demande de beaucoup d’attention et d’échange.

Les médicaments que nous devons lui donner nous sont transmis sous forme de pilulier ce qui fait que nous ne savons pas ce que c’est.

Il y a environ 2-3 mois nous avons réussi à noter le nom de certains cachets qu’elle avait en plus et nous avons été étonnés de voir qu’il y avait, à prendre tous les jours, des médicaments pour traiter la schizophrénie paranoïaque, des neuroleptiques et même un médicament de substitution à l’alcoolodépendance !


Nous n’avons jamais été informés de la mise en place d’un tel traitement sur elle !

Peu de temps après, nous avons appris qu’elle avait été envoyée en urgence en hôpital psychiatrique après avoir fugué de l’institut et retrouvé très agité dans la rue. À l’hôpital, ils ont décidé de reprendre tout son traitement de fond car ils ont constaté que son cocktail de médicament avait causé des dommages au niveau de son cœur.

Durant son séjour ils nous ont demandés plusieurs fois s’il se passait quelque chose à l’institut car elle était très agitée dès qu’ils abordaient le sujet avec elle (ma sœur ne sait pas parler, ni écrire, il est très difficile de savoir ce qu’il se passe).

Ils ont fini par convoquer les éducateurs de l’institut pour mettre à plat les choses et reprendre le contrôle de la médication qu’elle subissait.

À partir de ce moment nous l’avons retrouvée heureuse, très éveillée, vraiment à la recherche d’activité de groupe et de contact humain nous étions vraiment très contents.

L’hôpital psychiatrique a continué à faire le lien pour s’assurer que tout allait bien. Mais peu de temps après elle a dû de nouveau être hospitalisée après s’être scarifiée le ventre et la poitrine la nuit.

Nous avons demandé si elle s’entendait bien avec la résidente qui partage sa chambre. On nous a qui que oui…


 La confiance est rompue entre le fait qu’ils lui prescrivent à tout va des calmants et reconnaissent des problèmes APRÈS…

Depuis lorsque nous appelons pour connaître son état. Nous avons un discours différent suivant quel éducateur nous répond, pour l’un elle se porte à merveille et elle est agréable, pour l’autre elle est agitée et agressive !

On ne s’y retrouve plus. Lorsque nous l’avons à la maison elle est très bien, après ma sœur est très dynamique et surtout demande énormément d’attention, donc nous nous demandons s’ils ne la shootent pas pour avoir la paix…

Et notre inquiétude est montée d’un cran la semaine dernière, elle devait venir chez mes parents, mais le jour de son arrivée, nous avons appris qu’elle avait été envoyée aux urgences car le médecin de l’institut lui avait prescrit un nouveau traitement calmant mais qu’ils l’ont trouvé végétative et bavant… Le traitement en question est du L.

Ils ont reconnu lui avoir donné des doses très fortes, plus forte que ce qu’elle avait reçu à son moment le plus critique en hôpital psychiatrique… Depuis nous avons tenté de rencontrer le médecin mais il est parti en vacances dans la foulée de sa nouvelle prescription.

Nous n’arrivons pas à obtenir la liste des médicaments qu’elle reçoit et, de toute façon, nous n’avons plus confiance dans l’honnêteté du peu d’informations que l’institut nous donne au goutte-à-goutte.

Mes parents ne veulent pas se mettre l’institut "à dos" en demandant des explications. Mes frères, mes sœurs et moi cherchons donc des solutions.

La famille, a-t-elle un droit de regard sur les prescriptions qu’elle reçoit ?

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Je suis la tutrice de mon frère qui séjourne en FAM.

 

A la fin de l’année dernière, j'ai signalé à la cellule d’aide aux personnes vulnérables du département dont nous dépendons les difficultés que j'ai rencontrées avec l'équipe de direction du Foyer pour l'application d'une prescription médicale.

 

Récemment, la direction du foyer a transmis des informations qui me concernent et qui concernent mon frère au responsable de la cellule sans que j'en sois informée. La direction dit qu'elle n'a pas à me tenir au courant des données qu'elle transmet.

J'aimerais savoir si cela est normal = est autorisé.

______________________________________________

 

Mon fils, accueilli dans une Mas, a absorbé un médicament qui ne lui était pas destiné la semaine dernière, médicament dilué dans un verre accessible aux résidents. L'établissement ne m'a pas appelée alors que je suis sa tutrice (mon fils était en accueil temporaire). Le directeur m'a mal parlé lorsque je me suis entretenue avec lui. Je lui ai adressé un courrier en recommandé avec copie au siège, exigeant que des mesures soient prises d'urgence pour remédier au défaut de surveillance qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Je n'ai pas été contactée depuis. Le psychiatre et le médecin de la MAS reconnaissent, eux, la gravité de l'incident et l'agressivité du directeur.

Pourriez-vous me conseiller sur la procédure à suivre car je n'ai pas du tout l'intention d'en rester là et je suis très inquiète pour ma fille.

                  Recherche de témoignages sur l’accueil de nos enfants et adultes

 en milieu hospitalier.


Envoyez-nous vos témoignages !

Comment s’est passée l’hospitalisation ?

Quelle a été la prise en compte du handicap de votre enfant ou adulte et de votre avis en tant que parents ?

Nous souhaitons ouvrir une action importante sur ce sujet.

LIVRE


"Témoignages de parents sur le handicap mental en France."


Témoignages recueillis dans le cadre de l’Association ANDEPHI.



Le sujet traité par cet ouvrage s’intéresse à la perception qu’ont les parents d’enfants ou adultes handicapés mentaux  vis-à-vis des établissements spécialisés. Les familles ont bien voulu nous envoyer leurs témoignages sur la prise en charge de leurs enfants et adultes. Ils relatent les conditions sociales que vivent tous les parents.

Et ce n’est pas rien ce que vivent les familles dès l’annonce du handicap de leur enfant. Les témoignages reflètent-ils la réalité ?

« Quand on lit les témoignages des familles, on a l’impression que tout va mal et que rien ne se passe correctement dans le monde du « handicap » et plus particulièrement dans les établissements spécialisés ».

C’est ce que disait dernièrement un parent. Bien sûr, la plupart des établissements spécialisés fonctionnent correctement. Bien sûr, on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure ». Et pourtant, ces témoignages, nous ne les avons pas inventés. Et pourtant, nous n’avons pas mis tous les messages que nous recevons.



  

Pour commander.

Trois formats disponibles :


   e-book   (format KINDLE)     5 €

        e-book  (Format epub)      5 €

      livre broché   12,90 €


 

Les bénéfices sont intégralement reversés à l’association ANDEPHI

Pour lire gratuitement un long extrait du livre en PDF, cliquez sur le lien  extrait livre PDF


Commentaires sur le livre

             

 

Et si on parlait de l’Europe

du handicap !


Après la Roumanie et d’autres pays, la maltraitance des personnes handicapées mentales en Hongrie portée devant la Commission européenne

Etablissements spécialisés. Informations pratiques

 Etablissements spécialisés questions médicales

La réponse classique aux parents qui exposent des doléances :

« Si vous nêtes pas contents vous pouvez chercher ailleurs un établissement pour votre enfant » est inacceptable et relève du chantage.


On croyait cette réflexion être de l’ordre de l’exagération. Incroyable le nombre de parents qui ont reçu ce genre de réflexion comme une gifle.

Sans l’argent de l’État et des collectivités, les associations ne peuvent plus fonctionner. En France, chaque personne handicapée a le droit à une prise en charge.

L’association ANDEPHI dénonce vivement ces agressions verbales, donc, par principe, difficiles à prouver. Les parents doivent avoir le réflexe de demander que leur soit mise par écrit, avec en-tête de l’association, cette réflexion discriminatoire.

Nous ne doutons pas un seul instant de l’issue de cette demande.


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Témoignage :


Bonjour. Père d’un enfant handicapé, je suis frappé de voir la relation (adulte handicapé - famille - établissement -association gestionnaire) très déséquilibrée entretenue par la dépendance de la famille à l’établissement et à l’association gestionnaire.


Depuis plus de vingt ans, j’ai vu l’établissement où est hébergé mon fils se dégrader des points de vue qualité et effectivité du service, présence de l’encadrement, gouvernance de l’association etc.

L’écoute des familles est réduite à rien, prend, quand elle a lieu, tout de suite une tournure polémique et menaçante (si vous n’êtes pas contents, cherchez une place ailleurs !) .


Je partage à 100 % votre analyse de la soumission des associations au politique et à l’ARS et ne vois pas d’issue à une situation coincée entre une absence de dialogue, une tutelle qui ne veut pas ou ne peut pas faire son métier et un Etat qui ne reconnaît l’importance des problèmes qu’à leur poids électoral.

Je souhaite adhérer à votre association et apporter ma contribution au travail que vous faites dont l’utilité et la nécessité me semblent tout à fait évidentes.