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Intégration des enfants handicapés en milieu scolaire

Intégration scolaire


Juste revendication des parents d’enfants handicapés.

L’intégration doit être facilitée au mieux. C’est un droit et c’est légitime.

 Doivent être aussi « travaillées » les passerelles entre l’école ordinaire et les établissements spécialisés. Lorsque le moment d’orientation arrive, le passage en établissement spécialisé ne doit pas considéré pleinement comme un recul mais comme une suite.

Faire en sorte que les établissements spécialisés permettent de conserver les acquis de l’école « ordinaire » et d’avancer.

Encore faut il qu’il y ait des places d’accueil pour tous.
Les textes présents sur cette page offrent un point de vue.

 Concernant ce sujet sensible, chacun a le sien. Si vous souhaitez, vous pouvez ici  publier le vôtre avec votre signature.

 

 

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Notre association a pour vocation d’œuvrer pour  "la prise en compte effective de l'avis des parents (ou des tuteurs) dans les établissements spécialisés."

Intégration scolaire : démêler le pourquoi du comment...


Par François HAMON

Orthophoniste

hamon.lens@gmail.com




L'intégration scolaire est-elle un bienfait ? Qu'on se pose encore la question peut sembler choquant, à l'heure où cette évolution semble acquise et inscrite dans la loi. En France, c'est un décret du 4 avril 2009 qui régit ce domaine - en plus de nombreuses circulaires de l'Education nationale. Mais sans doute faut-il définir « l'intégration scolaire », car on pense parfois à des dispositifs fort éloignés, comme le constataient déjà Denni-Krichel, Francequin et Le Run il y a quelques années (1). L'intégration est avant tout une philosophie, une intention, un désir d'offrir « une scolarité aussi normale que possible », quand celle-ci ne va pas de soi à cause d'un handicap, d'un trouble, d'une pathologie... En pratique, elle se décline de manière graduelle: intervention au cas par cas d'un enseignant spécialement détaché, scolarisation à temps plein au sein d'un établissement spécialisé (au nom variable selon le handicap), accueil dans une classe spécialisée au sein d'un établissement généraliste (appelée CLIS en primaire, ULIS et SEGPA en secondaire), maintien en classe ordinaire mais avec soutien d'un(e) auxiliaire, et enfin aménagement léger pour un enfant en classe ordinaire. Nous avons déjà évoqué le fait que l'intégration pouvait être ressentie comme une nécessité, sans que les conditions matérielles de sa réalisation soient réunies : les postes d'auxiliaire de vie scolaires comptent parmi les plus précaires de la fonction publique, et depuis quelques années déjà, les familles reçoivent des notifications des commissions qui reconnaissent le bien-fondé de leurs demandes ... sans suite faute de moyens (2). Nous ne reviendrons pas ici sur ces aspects, notre but étant surtout d'explorer plus avant les valeurs qui sous-tendent l'intégration.


***


Le pourquoi

 

L'idée d'intégration s'oppose à celle de « milieu protégé », de « prise en charge spécialisée », de « rythme adapté», arguments qu'on retrouve habituellement à l'appui des demandes d'orientation vers le spécialisé... Nous sommes face à deux philosophies contradictoires, avec d'un côté « l'Ecole inclusive », et de l'autre les institutions médico-sociales, qui possèdent leur propre système de valeurs. Le concept « d'Ecole inclusive » vise en fait à atténuer ce que René Diatkine appelait « les inégalités intrinsèques à l'être humain » (3) - que l'on parle de différences de goûts, d'aspirations, de capacités intellectuelles, de constitution physique, d'origine socio-économique, de langue maternelle, etc...  Et l'enfant, en tant que futur citoyen, ne devra rien ignorer du civisme, du respect de l'environnement, des droits de l'homme. Cette vision généreuse de l'Ecole reste à l'origine de beaucoup de vocations d'enseignants, même si bien sûr, des objectifs si élevés ne sont pas toujours accessibles. Gérer les exigences d'une scolarisation de masse est plus difficile que devenir précepteur, ou rêver d'une éducation idéale comme l'a fait Rousseau dans « Emile » ! Du côté des enseignants, il existe d'ailleurs un clivage important quant à la définition du métier : s'agit-il d'éduquer une personne à part entière, ou de diffuser un savoir académique? Face aux difficultés de l'institution, qui tendent à résister aux réformes, beaucoup estiment que l'Ecole remplirait bien sa mission en transmettant des apprentissages fondamentaux et de solides notions de respect de l'autre. Bien que ces questions ne puissent être développées ici, il faut bien les garder en tête, car elles vont évidemment influer sur la place donnée à l'enfant porteur de handicap.


Comme le montre brillamment Paul Fustier (4), le secteur médico-social est lui-même porteur d'utopies, reflétant les idéaux des associations gestionnaires. Si l'on reprend sa formulation psychologique, beaucoup d'établissements se sont construits sur l'idée d'une « imago maternelle » toujours bienveillante, venant protéger le résident d'une société excluante et persécutoire. Nous pouvons affirmer d'expérience que le fonctionnement en vase clos est plutôt mortifère : les professionnels y trouvent peu de motivation et de perspective de carrière, s'enlisent facilement dans les conflits internes. De leur côté, les résidents surprotégés peinent à mûrir, et se construisent dans le maternage qui devient le mode de relation dominant. Ces effets pervers, déjà connus à l'époque où le système hospitalier était dominant, n'ont pas disparu avec les nouveaux établissements des années 70 - ce qui explique aujourd'hui que les idées d'intégration progressent, et qu'on privilégie des structures plus ouvertes sur la ville (service de soins à domicile, appartements thérapeutiques, etc...). Nous voyons ainsi que l'intégration est séduisante d'un certain point du vue, tout en constatant d'un autre que l'Ecole est fragilisée par les tensions sociales et la  rigueur budgétaire : intégrer est un véritable exercice d'équilibriste !


*


Si l'on veut approfondir le débat, il est important d'introduire une distinction entre accueil « à visée pédagogique» et accueil «à visée sociale ». Dans le premier cas, il est question d'être aidé pour suivre le programme de la classe, dans l'autre, nous parlons d'une socialisation, souvent à temps plus partiel, dont l'effet est jugé bénéfique pour l'eant intégré. L'intégration pédagogique est un chemin plutôt bien balisé après plusieurs années de pratique : une fois les aménagements réalisés, la scolarité suit son cours, et le jeune valide les examens comme ses pairs. Celui-ci peut bien sûr bénéficier d'une aide spécifique (ergothérapie, orthophonie, psychologue, etc...) à domicile ou en secteur ambulatoire s'il faut compléter sa prise en charge. Subsiste un bémol toutefois : il est important de ne pas s'en tenir aux apparences scolaires, et de garder une évaluation globale de la situation, en se gardant de toute idéologie. Parfois une intégration qui semble fonctionner ne se réalise qu'au prix de souffrances psychiques importantes. Alix Bernard se fait en particulier l'écho d'un travail thérapeutique avec des adolescents sourds, qui peuvent ressentir que leurs efforts pour s'adapter ne sont pas réciproques, ou que leur différence est déniée parce que leur handicap est devenu peu visible (5).


L'accueil dans un but de socialisation est un sujet plus complexe. On parle en fait d'une « socialisation thérapeutique » qui ne dit pas son nom. Elle est principalement destinée à des enfants rencontrant des difficultés maturatives, des troubles du comportement plus ou moins marqués. En l'état actuel des pratiques, cette expérience est encore empirique, et pas donc complètement pensée. On peut néanmoins estimer intéressantes les interactions entre pairs et l'émulation qui en résultent, l'acquisition des repères d'espace/temps, des normes de comportement qui rythment la vie d'une classe. Au quotidien, c'est l'auxiliaire de vie scolaire qui est en première ligne de cette prise en charge. Son rôle est surtout de contenir le symptôme de l'enfant, de faire médiation avec la classe pour que les séquences d'activités fonctionnent bien. On doit à une autre psychologue, Régine Scelles d'avoir souligné l'importance de la fratrie et des interactions entre pairs pour le processus d'intégration (6). Elle s'oppose fermement à la prescription « d'être gentil en raison du handicap » qui peut être maladroitement posée par les enseignants. Elle souligne au contraire la nécessité d'interactions « vraies » entre enfants, même si de la cruauté et du rejet seront inévitablement exprimés. Enfin, elle porte une attention toute particulière à la parole des frères et des sœurs qui se posent facilement en médiateurs dans la cour de récréation, et participent à une élaboration singulière, différente du projet des adultes. Notre expérience clinique tend à confirmer ce point de vue à propos des dynamiques fraternelles « cachées »: travailler avec des adolescents d'IMPro (souffrant de déficience intellectuelle légère) nous a montré qu'un événement comme le passage d'un frère au collège pouvait être fortement mobilisateur en faveur de l'écrit, que le jeune n'investissait pas auparavant. Ces questions méritent d'être plus longuement travaillées, et le regard de l'orthophoniste, sensible aux questions de langage est tout à fait important. Ajoutons une remarque pour conclure sur le « pourquoi » de l'intégration sociale. Nous rencontrons aussi des situations où la problématique de deuil des parents est très douloureuse. Un sur-investissement scolaire réactionnel est alors possible, ce qui rend ces intégrations délicates à négocier, car derrière la demande justifiée de scolarisation et d'apprentissages persiste une demande impossible à satisfaire. L'intégration sociale fait dans ce cas office de « formule d'attente », destinée à conforter l'entourage plus que l'enfant lui-même. Ces situations demandent beaucoup de tact et de retenue de part et d'autre, autant dire qu'en réalité hélas, beaucoup de ruptures et d'hésitations seront nécessaires avant qu'une solution adaptée soit trouvée.

  

  

Le comment


Réussir une intégration n'est pas chose facile, et à défaut de pouvoir délivrer un mode d'emploi, nous proposerons quelques remarques sur l'aspect social, puis individuel du problème. Chaque jour, les associations de parents négocient pied à pied avec le législateur pour améliorer les conditions d'accueil des enfants porteurs de handicap. Dans notre culture française, l'état-providence joue toujours un grand rôle, et se trouve le destinataire de la plupart des demandes. Qu'on le veuille ou non, ce système montre aujourd'hui ses limites, puisque notre système social est critiqué et soupçonné de peser excessivement sur la vie économique. Pour quelques années sans doute, nos politiques publiques viseront plus au maintien des acquis à moindre coût qu'au développement de nouvelles prestations. De leur côté, les pays anglo-saxons privilégient la libre négociation des parties, la philanthropie privée et le volontariat. Il n'est bien sûr pas question d'entrer ici dans des considérations trop politiques, ni d'idéaliser la situation des pays dépourvus d'un service public solide. Mais déléguer toute la charge de l'intégration aux services de l'Etat peut aussi procéder d'une exclusion cachée. Hors contexte de crise, la question se poserait toujours : face à un enfant différent, notre attitude doit-elle être entièrement dictée d'en-haut ? Qu'en est-il de l'évolution des mentalités, de la générosité dont peut faire preuve chacun à son niveau ? Sans passer d'un extrême à l'autre, il reste toujours appréciable que les bonnes volontés puissent s'organiser, et proposer des initiatives parallèles aux actions publiques. Deux exemples nous viennent à l'esprit pour illustrer la présence d'acteurs intermédiaires, dont la dynamique est stimulante pour tous. Les réseaux de soins sont ainsi des structures légères, constituées de personnes-ressources venant de différents horizons, qui peuvent servir d'interface entre les parents et les institutions - dont nous connaissons bien les pesanteurs de fonctionnement. En général, ces réseaux s'attachent à une thématique bien particulière, ce qui leur permet un bon niveau d'expertise : troubles d'apprentissages, maladies orphelines, autisme (7). Dans une perspective un peu différente, nous tenons aussi à évoquer un expérience d'intégration sociale extérieure à l'Ecole, à savoir la pratique du sport adapté, que nous avons découverte par le biais de Joachim, jeune adulte autiste suivi au cabinet depuis plusieurs années. Bien qu'une scolarisation n'ait pas été possible pour lui, le jeune homme pratique le judo avec plaisir, et de ce fait, a largement bénéficié de la « socialisation thérapeutique » dont nous parlions. Il s'est fait des amis extérieurs à son groupe éducatif, a acquis des capacités à contenir ses gestes et ses émotions. Gardons espoir : même si l'Ecole n'est pas toujours l'outil de la socialisation, il reste possible que des lieux et des personnes existent pour y contribuer... Nous pensons en particulier aux jeunes souffrant d'autisme déficitaire ou de polyhandicap, dont les perspectives scolaires sont les plus défavorables.


En matière d'intégration, une réelle divergence sera toujours perceptible entre les aspirations des familles et celles des professionnels du handicap. Les premières espéreraient surtout une scolarisation heureuse, près du domicile, en compagnie des frères et sœurs. Les seconds valorisent de leur côté les techniques avancées, les savoirs spécialisés, la relation élective qu'ils espèrent nouer avec le jeune. Régine Scelles, déjà citée, fait prévaloir le facteur humain par-delà tous les dispositifs: « Certaines années, en fonction de la qualité humaine de l'institutrice, interventionniste juste ce qu'il faut, celle de l'AVS ou de l'EVS, les choses seront assez simples et bien vécues par tous ; dans la même école, une autre année, sans que la pathologie ait évidemment changé, l'enfant se vivra comme pesant douloureusement sur les adultes et ses camarades, par exemple, celui qui acceptait de passer ses récréations auprès de lui y rechigne de plus en plus et peut en ressentir de la culpabilité. Les apprentissages qui paraissaient simples réclament de plus en plus d'effort, « l'écart avec les autres se“creuse” », disent les adultes. ». La notion de qualité humaine renvoie bien sûr aux sentiments d'estime qui se nouent dans les collaborations réussies. Mais elle ne sied pas véritablement aux relations de travail, qui dans l'idéal, sont fondées sur le respect plutôt que sur l'amour ! A celui qui ne collaborerait qu'avec les partenaires appréciés, on ferait vite remarquer son manque de professionnalisme, et les risques inutiles qu'il fait courir au jeune intégré. Sans prétention, ni souci d'exhaustivité, nous proposerons donc trois « clefs » à prendre en compte pour qu'une intégration fonctionne :

  

  • Une capacité à dépasser le « minimum » exigé par la fonction : un enfant porteur de handicap demande précisément plus de travail que les autres ! Sans curiosité sur ce qui fait sa singularité, difficile de sortir de la simple normalisation et des déclarations de bonnes intentions...

  • Une capacité à évaluer ses propres actions : une intervention est loin d'être adaptée ou bénéfique au premier abord. Un ajustement lent et progressif, dans le cadre d'observations rigoureuses, est le gage que l'on ne nuit pas ... en voulant bien faire !

  • Une capacité à gérer ses propres affects, y compris négatifs : le découragement, l'énervement, la dépression sont des réactions normales en présence d'un enfant en souffrance, qui ne reçoit pas nécessairement tous les efforts déployés pour lui. Une forme d'introspection - ou mieux d'étayage extérieur - est primordiale si l'on souhaite se préserver du cynisme et éviter le burn-out !



***

 

Nous retiendrons de ces développements que l'intégration scolaire reste un exercice difficile. Elle est parfois un simple « coup de pouce », consistant à prendre en compte la différence du jeune, et aménager à minima le cadre pédagogique. Elle peut aussi constituer un projet plus ambitieux, une forme de traitement, où l'on attend des progrès de l'enfant du fait du contact avec ses pairs. Le succès de ces deux formes d'intégration met en jeu de nombreux facteurs. Sur le plan organisationnel, la présence d'acteurs intermédiaires, extérieurs aux institutions de soins ou d'éducation, semble un gage de réussite. Sur un plan plus personnel, s'investir auprès d'enfants porteurs de handicap nécessite toujours un effort significatif, c'est pourquoi il nous semble important d'inclure une part de volontariat, à côté d'un cadre législatif contraignant. Bien sûr, une Ecole « inclusive » et innovante sur le plan pédagogique gardera toujours à nos yeux un visage plus sympathique qu'une Ecole compétitive et individualiste... Les expériences pilotes continuent de se développer, notamment sous l'impulsion d'associations très en pointe comme Trisomie 21 - France (ex- GEIST) ou l'APF. Reste qu'il faudra toujours confronter nos idéaux à la réalité, au risque de sombrer dans l'idéologie et la normalisation à tout prix !




Bibliographie et références


(1)  Denni-Krichel, Francequin, Le Run, « Tous à l'école ?», in Enfances et Psy, n°16, Erès, 2001

(2) Hamon, « Quel avenir pour les auxilaires de vie scolaire ? », (3) Diatkine, « Où en est la lecture ? », Editions du Papyrus, 1993

(4) Fustier, « Le travail d'équipe en institution », Dunod, 2004

(5) Bernard, « Handicap, intégration scolaire et dispositifs cliniques : questions éthiques » in Cliniques méditerranéennes, n°80, Erès, 2009

(6) Scelles, « Intégration scolaire, ce que les enfants en disent », in « La vie psychique des personnes handicapées », sous la direction de Simone Korff-Sausse, Erès, 2009

(7) Excellente initiative nordiste pour l'exemple : http://www.neurodev.fr/

Mettre ou ne pas mettre son enfant ou adulte en établissement spécialisé ?

Pour autant, les familles qui sont amenées à faire ce choix,

doivent-elles culpabiliser ?



Voila bien un sujet délicat et sensible ou chacun devrait donner son avis en faisant attention de ne pas heurter la sensibilité de l’autre car il n’y a pas de vérité établie.

Dans la plupart des situations, les familles n’ont pas le choix de l’orientation.

Tout ce qui se dit actuellement sur le manque de places et sur l’exil de personnes handicapées en Belgique en est la preuve.

Mais fallait-il dire cela pour le rappeler ?

Y aurait-il des familles qui font le choix d’orientation vers un établissement spécialisé pour leur enfant volontairement plutôt que de souhaiter une intégration scolaire normale ?

Nous ne le pensons pas.

Cette démarche est faite « par la force des choses ».

Il n’y a pas qu’un et unique handicap. Il y en a plusieurs. Et les personnes les plus gravement handicapées avec des troubles du comportement sont celles qui ont le plus de difficultés à trouver une place… en établissement spécialisé.

Alors, qu’en serait-il, pour elles, à l’école « normale » ?


Pourquoi écrivons-nous ces quelques lignes ?

Nous ne voulons pas qu’un clivage s’amorce.

Il y aurait ceux qui auraient fait le bon choix, et il y aurait les autres.

Chaque situation est particulière.

Chaque parent est unique.

Nous n’écrivons pas, ni pensé que l’intégration à l’école normale n’est ni souhaitable, ni envisageable.

Nous voulons dire simplement aux parents dont l’enfant ou l’adulte est en établissement spécialisé qu’ils n’ont pas à culpabiliser. Ils ont fait le choix qu’ils leur paraissaient le plus apte.

Et bien souvent, ce choix a été fait par nécessité, par rapport à ce qu’était devenue la vie au jour le jour, pour l’enfant handicapé, les autres enfants et les parents.


Pourquoi culpabiliser les parents parce qu’ils ont choisi l’établissement spécialisé ?

Voudrait-on, et de quel droit, leur faire croire qu’ils sont, de ce fait, de « mauvais parents ».

Les témoignages reçus à notre association, après dix ans d’expérience, montrent que ce qui se pense comme étant bien sur le papier, ne s’applique pas toujours aussi facilement, pour tous, dans la réalité.

Nous en recevons des messages de parents à la recherche d’une place en IME comme dernièrement celui d’une maman dont le fils est, à 7 ans, en dernière année de maternelle et qui sera orienté vers un établissement spécialisé.

Il y a beaucoup de tristesse dans les mots.

Nous ne disons pas que ces parents n’ont pas eu raison de faire aller leur enfant en classe normale.

Nous disons que l’établissement spécialisé ne doit pas être considéré comme une punition, comme la fin de la fin.

C’est à nous parents d’enfants et adultes handicapés de faire en sorte que ces établissements spécialisés progressent et s’ouvrent davantage sur la société, sur le monde extérieur.

Objectivement, on peut dire qu’il y a encore du chemin à faire.

On peut aussi voir le chemin parcouru en vingt ans dans le domaine de la prise en charge.

Il ne se passait pas grand-chose.


Il faut faire attention à ne pas diviser les parents : ceux qui seraient plus « valeureux », et ceux qui le seraient moins.

Chacun fait comme il peut dans la vie.

Il y a des handicaps tellement importants que vous ne  pensez pas un seul instant à l’intégration à l’école normal pour votre enfant.

C’est mon cas.

Et pourtant, je suis enseignant.

Suis-je, de ce fait, un parent moins bon que les autres ?

Plutôt que de raisonner par la négative systématique, à nous parents, de sortir de l’isolement les établissements spécialisés en disant ce qui ne va pas, mais en faisant ressortir aussi ce qu’ils ont apporté à nos enfants et adultes qui y vont.

Sans pour autant oublier d’être vigilant.

Bernard PEYROLES

Intégration des enfants handicapés en milieu scolaire. Dossier ANDEPHI

LIVRE


"Témoignages de parents sur le handicap mental en France."


Témoignages recueillis dans le cadre de l’Association ANDEPHI.



Le sujet traité par cet ouvrage s’intéresse à la perception qu’ont les parents d’enfants ou adultes handicapés mentaux  vis-à-vis des établissements spécialisés. Les familles ont bien voulu nous envoyer leurs témoignages sur la prise en charge de leurs enfants et adultes. Ils relatent les conditions sociales que vivent tous les parents.

Et ce n’est pas rien ce que vivent les familles dès l’annonce du handicap de leur enfant. Les témoignages reflètent-ils la réalité ?

« Quand on lit les témoignages des familles, on a l’impression que tout va mal et que rien ne se passe correctement dans le monde du « handicap » et plus particulièrement dans les établissements spécialisés ».

C’est ce que disait dernièrement un parent. Bien sûr, la plupart des établissements spécialisés fonctionnent correctement. Bien sûr, on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure ». Et pourtant, ces témoignages, nous ne les avons pas inventés. Et pourtant, nous n’avons pas mis tous les messages que nous recevons.



  

Pour commander.

Trois formats disponibles :


 e-book   (format KINDLE) 5 €

        e-book  (Format epub) 5 €

      livre broché  12,90 €


 

Les bénéfices sont intégralement reversés à l’association ANDEPHI

Commentaires sur le livre




Commentaire déposé sur le site AMAZON version EBOOK KINDLE


A LIRE ET FAIRE LIRE SUR LE FONCTIONNEMENT DES FOYERS


Au début, c'est un véritable choc et un sentiment de désarroi de découvrir une telle situation en France sur le manque de foyer pour adultes handicapés et ses dysfonctionnements sans compter la désinvolture des hommes politiques face à ce sujet, puis dans un second temps, en tant que parent d'un jeune handicapé, on ne peut que réagir et avoir envie que les choses changent. Ce livre est un appel aux parents d'handicapés pour qu'ils prennent en main les choses et agissent tant sur le plan politique pour que le handicap soit une vraie priorité qu'à titre personnel en s'investissant davantage dans la gestion des foyers.


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Commentaire déposé sur le site AMAZON


Vous comprendrez, en lisant ces témoignages, le désarroi, la souffrance, et l’impuissance des parents quand dans leur vie naît un enfant mentalement handicapé.

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J’ai un frère handicapé mental et je souhaitais lire les témoignages de familles qui sont dans la même situation que moi.

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Que de doléances, que d’attentes, que de problèmes sans solutions ; et combien n’y figure pas de ceux qui ne savent pas écrire, de ceux qui n’osent pas écrire et de tous ceux qui ne connaissent pas ANDEPHI.

Je regrette que les adhésions ne se renouvellent pas systématiquement, trop de personnes attendent des aides et des solutions et devant la force d’inertie des institutions se découragent.

Quand prendront-ils conscience que c’est par le nombre que l’on est pris en considération?

PS je n’ai pas gardé le livre je l’ai offert à…

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MERCI POUR CE LIVRE, en parcourant la lecture des témoignages, on se retrouve dans différentes situations. Nous avons tous le même ressenti !

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Bonjour, j’ai acheté votre livre et en le lisant, je me pose une question sur mes deux sœurs mises sous tutelle. Voici ma question…

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La lecture en est édifiante !

L’ampleur du drame dépasse l’imagination, le citoyen lambda n’a aucune idée du problème.

Que répondre à ces parents en détresse ?

Personnellement je leur recommanderais, d’abord, d’adhérer à une (ou plusieurs) "grande" association : même si celles-ci se défendent d’être des associations "de parents".

Ce sont elles qui créent (ou essayent de créer) de nouvelles structures.

Ce sont elles qui peuvent faire pression sur les décideurs politiques pour dégager les

Crédits.

Ce sont elles qui peuvent, par des manifestations de rues, attirer l’attention sur l’ampleur du problème, et ce sont les adhérents, en demande de solution, qui seront les plus actifs.

Ce sont eux qui peuvent donner "mauvaise conscience" au reste du pays.,

De plus, et même si "on ne doit pas le dire", abandonnons la langue de bois et

admettons qu’un de ces parents en détresse, qui aura adhéré à une de ces Associations, qui aura décidé d’y consacrer un peu de son temps, qui y aura accepté quelque responsabilité, verra, bizarrement, des portes s’ouvrir au lieu de se fermer !

Comment expliquer le silence assourdissant qui entoure le désespoir de ces familles ?

Comment expliquer leur isolement ? Je n’ai pas de réponse !!

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Je voulais vous dire aussi que j’ai acheté votre livre et je me suis tout à fait retrouvée dans le parcours de mon enfant.

Il aborde d’une façon simple des problématiques extrêmement complexes du fait du manque de regard de l’Etat.

Les conseils généraux accordent les droits déterminés par la loi, très frileusement de peur de ne pas respecter leur budget

 prévisionnel.

Les grandes associations de parents, dépendant financièrement des conseils généraux, se contentent de donner quelques conseils mais évitent bien évidemment de s’investir dans les problèmes qui sont criants mais qui doivent rester tus.

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J’ai lu votre ouvrage. Vous avez raison : ce qui peut faire bouger le monde du handicap, c’est la motivation des familles qui ne peuvent compter que sur elles.

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Je viens de lire votre livre. Et je voulais vous remercier de tout ce temps que vous consacrez aux familles en difficulté. Nous avons correspondu par le passé quand la souffrance de mon frère dans l’établissement où elle était accueillie…

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Merci pour votre ouvrage complet. Il ne faut pas cacher les problèmes des parents car tout avance lentement.

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J'ai déjà pris contact avec ANDEPHI, beaucoup d’informations peuvent nous être très utiles, il n’est pas rare de se reconnaître à travers certains témoignages. Je souhaiterais faire part de ma dernière expérience, celle-ci est toujours d’actualité et illustre parfaitement l’ensemble des problèmes graves que l’on rencontre lorsque l’on est parent, aimant, protecteur et accessoirement tuteur ! Nous devrions tous nous retrouver pour défendre les droits de nos enfants faire bloc face à ces institutions qui usent et abusent de leur pouvoir sans le moindre scrupule, encouragés par l’état qui ferme les yeux.

Pour lire gratuitement un long extrait du livre en PDF, cliquez sur le lien  extrait livre PDF

L'intégration des enfants handicapés  en milieu scolaire ordinaire devrait s'intensifier.

Du  moins, on espère!



 Dès l'âge de 3 ans, si leur famille en fait la demande, les enfants handicapés peuvent être scolarisés à l'école maternelle. Chaque école a vocation à accueillir les enfants relevant de son secteur de recrutement. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves handicapés, un projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l'élève, assortie des mesures d'accompagnement décidées par la Commission des droits et de l'autonomie (C.D.A.).


Loi du 11 février 2005 relative aux personnes handicapées

Les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés menées par le ministère de l'éducation nationale sont renforcées par la loi du 11 février 2005pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La loi affirme le droit des élèves handicapées à l'éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun. Cette loi est applicable depuis le 1er janvier 2006.


Droits reconnus par la loi

La loi du 11 février 2005 fait obligation :

  • d'assurer à l'élève, le plus souvent possible, une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile
  • d'associer étroitement les parents à la décision d'orientation de leur enfant et à toutes les étapes de la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.)
  • de garantir la continuité d'un parcours scolaire, adapté aux compétences et aux besoins de l'élève

de garantir l'égalité des chances entre les candidats handicapés et les autres candidats en donnant une base légale à l'aménagement des conditions d'examen.





 

Selon la loi du 11 février 2005, c’est la MDPH qui statue sur les dossiers et oriente les enfants : scolarisation dans l’école de quartier, soit au sein d’une classe ordinaire soit en CLIS (Classe pour l’inclusion scolaire), ou bien dans un établissement spécialisé (IME).

 Dans le premier cas, si la MDPH juge qu’un enfant a besoin d’un AVS, c’est à l’Éducation nationale de le recruter.

 

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant signée par la France le 26 janvier 1990 promulgue dans son article 23 :


 « L’enfant handicapé a le droit de bénéficier de soins spéciaux ainsi que d’une éducation et d’une formation appropriées pour lui permettre de mener une vie pleine et décente, dans la dignité, et pour parvenir au degré d’autonomie et d’intégration sociale le plus élevé possible ».


Il est difficile de savoir combien d’enfants handicapés sont déscolarisés et exclus du système médico-social en France. Un rapport du Sénat datant de 2012 évaluait ce nombre à 20000.

Difficile à croire, le rapport du Sénat se base uniquement sur une estimation car aucun outil statistique n’existe en 2014. L’Etat se garde bien d’en publier un puisqu’il mettrait à jour son insuffisance dans ce domaine.


Élève handicapé de plus de 6 ans


Dès la rentrée 2015, tous les enfants handicapés de plus de 6 ans bénéficieront de l'allocation de rentrée scolaire  Même s'ils sont accueillis en maternelle.

Les AESH remplacent les AVS


Exit les "AVS" ou "assistants de vie scolaire". Le décret du 27 juin 2014 (JO du 29 juin) les remplace en créant les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH).

Dès la rentrée 2014, les 28.000 assistants d'éducation qui occupent (la) fonction d'auxiliaire de vie scolaire (AVS) verront progressivement leur emploi transformé en contrat à durée indéterminée", avait annoncé l'été dernier Jean-Marc Ayrault alors Premier ministre

Un décret, paru dans le Journal officiel, fixe les nouvelles conditions de recrutement et d'emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap. D’avantage de professionnalisation et moins de précarité.

Pour les AVS, le niveau bac suffisait pour aider des élèves handicapés dans leur travail scolaire. Le décret n° 2014-724 du 27 juin 2014 relatif aux conditions de recrutement et d'emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap précise dans son article 2 : « Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont recrutés parmi les candidats titulaires d'un diplôme professionnel dans le domaine de l'aide à la personne. Sont dispensés de la condition de diplôme les candidats qui justifient d'une expérience professionnelle de deux années dans le domaine de l'aide à l'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap ou de l'accompagnement des étudiants en situation de handicap accomplies. »

Les AESH, à la différence des AVS, seront employés en CDI et rémunérés au minimum à hauteur du SMIC. Tous les trois ans, le rectorat employeur, leur proposera un entretien professionnel pour évaluer s’ils peuvent bénéficier d’une promotion.

L’article 12 précise :  « L'évolution de la rémunération ne peut excéder six points d'indices majorés tous les trois ans ».  Fin donc des CDD successifs et interminables ! Mieux formés et préparés, les AESH répondront spécifiquement aux besoins des élèves handicapés physiquement et/ou mentalement.

LU sur le site du Défenseur des Droits.

Education

Selon l’article L. 112-1 du Code de l’éducation, « l’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés ».

La loi de 2005 pose le principe de la scolarisation en milieu ordinaire des élèves handicapés chaque fois que possible. Cela constitue donc le droit commun, mais d’autres modes de scolarisation peuvent être envisagés lorsque les besoins de l’enfant le nécessitent.

L’éducation représente donc un enjeu de premier plan. La scolarisation en milieu ordinaire, individuelle ou collective (du type classe d’intégration scolaire – CLIS – ou unité locale d’inclusion scolaire – ULIS), doit être la priorité chaque fois que cela est possible (en ayant par exemple recours à des auxiliaires de vie scolaire).

En fonction des besoins particuliers de l’élève, diverses procédures peuvent être mises en place : le projet d’accueil individualisé, le projet personnalisé de scolarisation, le plan d’accompagnement personnalisé ou le programme personnalisé de réussite éducative.

Si le handicap l’impose, l’enfant est scolarisé en établissement médico-social (tels que les instituts médico-éducatifs) ou, le cas échéant, en établissement hospitalier.

  1. LES ULIS : SIGNIFICATION, FONCTIONNEMENT.


  2.  

La scolarisation des élèves en situation de handicap.


Les ULIS constituent un moyen important établi pour permettre l'accessibilité pédagogique en milieu scolaire ordinaire.

Les ULIS peuvent être en collège ou en lycée

Dès septembre 2015, les dispositifs de scolarisation des établissements scolaires destinés aux élèves en situation de handicap sont nommés Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire (Ulis).

L'ancienne appellation "CLIS" (classe pour l'inclusion scolaire) est donc remplacée par "ULIS".

Qui peut intégrer les ULIS ?

Les élèves en situation de handicap présentant les troubles suivants :

TFC : troubles des fonctions cognitives ou mentales ;

TSLA : troubles spécifiques du langage et des apprentissages ;

TED : troubles envahissants du développement (dont l'autisme) ;

TFM : troubles des fonctions motrices ;

TFA : troubles de la fonction auditive ;

TFV : troubles de la fonction visuelle ;

TMA : troubles multiples associés (pluri-handicap ou maladie invalidante).

Les élèves en classe "ULIS" bénéficient d'un enseignement adapté à leurs besoins qui doit permettre d'établir des projets personnalisés tout le long de la scolarisation. Tout doit être fait au niveau global de l'établissement pour que ces élèves soient intégrés.

L’AESH travaille 35 heures par semaine. Le gouvernement, lors de la Conférence sur le Handicap souhaite diminuer la précarité du statut actuel d’AVS et d’apporter plus de stabilité aux enfants aidés.

L’objectif sera-t-il tenu ? Les prévisions optimistes prévoient que d’ici cinq ans, 56 000 contrats aidés seront donc progressivement transformés en 32 000 emplois d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, au rythme de 11 200 contrats aidés par an, soit 6 400 ETP d’AESH.

Scolarisation des enfants handicapés

Il y avait en France en 2011 :

130 500 enfants handicapés scolarisés dans le premier degré

66 % des enfants handicapés scolarisés dans le premier degré en classes ordinaires

79 900 adolescents handicapés scolarisés dans le second degré

75 % des adolescents handicapés scolarisés dans le second degré en classes ordinaires

En 2015, environ 13 000 enfants sont orientés vers des Services d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) ou des Instituts médico-éducatifs (IME),

Le conseil départemental ou régional doit assumer

les frais de transport d’un enfant handicapé.


Le Défenseur des droits rappelle aux Conseils départementaux ou régionaux qu’ils doivent assumer les frais de « transport » à compter du 1er janvier 2017. Ils ont obligation de prendre en charge, à titre individuel, les frais de transport d’un enfant handicapé ne pouvant utiliser les moyens de transport en commun et ce, pour tous les trajets effectués dans le cadre de sa scolarité. Il en est de même pour les lieux d’activités périscolaires. « Le droit à l’école passe aussi par le droit d’y être emmené », assure le Défenseur des Droits.

association défense des personnes handicapées


Les dossiers d'ANDEPHI

Les unités d’enseignement externalisées


Ces dispositifs reçoivent les enfants handicapés dès l’âge de 6 ans voire plus tôt. Certaines unités spécialisées pour enfants autistes les accueillent dès la maternelle.

Depuis 2014, 60 de ces structures ont déjà été ouvertes et la création de 50 nouvelles unités d’enseignement en maternelle (UEM) est prévue pour la rentrée de 2016.

Il s’agit d’établir une réelle coopération entre le secteur médico-social et l’éducation nationale pour aider les enfants de passer progressivement d’une scolarisation en milieu spécialisé à une inclusion en milieu ordinaire.

La formation des enseignants et des professionnels du médico-social

Un plan de formation est mis en place pour toute la communauté éducative, du secteur médico-social comme de l’éducation nationale. Seront proposées dans les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation des formations spécifiques dispensées dans le cadre des masters.

Des formations continues sont également assurées notamment via la plateforme de formation en ligne " M@gistère ". A la rentrée prochaine 2016, sera proposer des plans de formation comme celui intitulé " scolariser les élèves à besoins éducatifs particuliers et en situation de handicap ".

Les unités d’enseignement externalisées

Ces dispositifs reçoivent les enfants handicapés dès l’âge de 6 ans voire plus tôt. Certaines unités spécialisées pour enfants autistes les accueillent dès la maternelle.

Depuis 2014, 60 de ces structures ont déjà été ouvertes et la création de 50 nouvelles unités d’enseignement en maternelle (UEM) est prévue pour la rentrée de 2016.

Il s’agit d’établir une réelle coopération entre le secteur médico-social et l’éducation nationale pour aider les enfants de passer progressivement d’une scolarisation en milieu spécialisé à une inclusion en milieu ordinaire.


Récapitulatif :


Les classes pour l’inclusion scolaire et les unités localisées pour l’inclusion scolaire (collèges/lycées)


Les Classes d'Intégration Scolaire (CLIS) accueillent des élèves présentant un handicap mental , auditif, visuel  ou moteur , mais pouvant tirer profit, en milieu scolaire ordinaire, d'une scolarité adaptée à leur âge, à leurs capacités, à la nature et à l'importance de leur handicap.


Les Unités Pédagogiques d'Intégration (UPI) ont été créées dans certains collèges pour accueillir des adolescents (11 à 16 ans) présentant différentes formes de handicap mental qui peuvent tirer profit, en milieu scolaire ordinaire, d'une scolarité adaptée à leur âge et leurs capacités. En 1995, ce principe de dispositif collectif d'intégration scolaire est étendu aux élèves présentant des déficiences sensorielles ou motrices.


Les Sections d'Enseignement Général et Professionnel Adapté (SEGPA) accueillent essentiellement des élèves en grandes difficultés scolaires et/ou sociale. Les enfants relevant du handicap «déficience intellectuelle légère» qui y étaient scolarisés lors de leur création en 1996 font maintenant l'objet de la politique d'intégration scolaire.


Les Etablissements Régionaux d'Enseignement Adapté (EREA) reçoivent des élèves qui ne peuvent fréquenter utilement les classes normales d'enseignement général ou professionnel. La grande majorité des EREA accueillent des élèves de même profil que ceux des SEGPA. Quelques autres EREA scolarisent des jeunes handicapés moteurs et des jeunes présentant des déficiences visuelles.


Le réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficultés (RASED)  regroupe des enseignants et, au moins, un psychologue travaillant en milieu scolaire ordinaire. Il s'occupe de tous les élèves rencontrant des difficultés en classe. Dans certains cas, il peut fournir une aide d'appoint à un élève porteur d'un handicap mental.


Les ULIS sont les successeurs des unités pédagogiques d’intégration créées en 1995. Il s’agissait à l’époque de remédier aux difficultés d’apprentissage des collégiens présentant un handicap mental. En 2001, ce dispositif a été étendu à tous les handicaps sensoriels ou moteurs au collège et au lycée.


 La scolarisation en établissement médico-social


La scolarisation dans des établissements médico-sociaux est parfois une nécessité, bien qu’elle se situe aux antipodes de l’esprit de la loi de 2005.

Un décret du 2 avril 2009 a invité des différents acteurs de la scolarisation des enfants handicapés à développer des coopérations entre les écoles et les établissements ordinaires et les établissements et services sociaux. 

Cependant, Il y a encore du travail sur la coordination entre les établissements qui relèvent de l’Éducation nationale et du ministère de la Santé.

On note une augmentation du nombre d’enfants scolarisés dans ce type d’établissements constitué de plusieurs formes de structures :

les instituts médico-éducatifs (65 % des 69 600 places installées),

 les instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques (14 % des places installées en 2010),

les instituts d’éducation motrice (7500 places installées),

 les établissements pour polyhandicapés (5600 places installées),

les instituts d’éducation sensorielle et les instituts des jeunes sourds et jeunes aveugles (nombre en décroissance).


Ces différentes structures peuvent comporter une unité d’enseignement (IME, ITEP, IEM) composée d’enseignants spécialisés et/ou d’éducateurs. Autre possibilité, un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) peut être rattaché à l’établissement, leur nombre est en augmentation. Il faut préciser que le SESSAD peut suivre un enfant scolarisé en milieu ordinaire.


Prévention informations, diagnostics.


Les centres de protection maternelle et infantile (PMI)  jouent un rôle important d'information, de prévention, de détection et de surveillance. Leurs équipes pluridisciplinaires sont particulièrement attentives aux enfants porteurs de handicaps.


Les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP) rassemblent des professionnels appartenant à divers domaines, ces centres viennent en renfort des PMI. Ils effectuent des tâches de dépistage, propose des soins ambulatoires et rééducatifs pour les enfants âgés de 0 à 6 ans.


Les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) établissent des diagnostics et proposent des traitements aux enfants handicapés mentaux et psychiques, comme aux enfants souffrant de troubles du comportement, jusqu'à l'âge de 18 ans.

 


CLASSE ORDINAIRE ou CLASSE SPECIALISEE

ou la tentation avant tout de faire des économies.      


Il ne faudrait pas que la volonté de faire des réductions importantes dans les budgets devienne la ligne directrice de la politique du handicap.

Quand on entend que tous les enfants de notre pays doivent avoir la meilleure éducation possible, et qu'il n'est pas possible, un seul instant, d'imaginer une réduction du budget du Ministère de l'Education Nationale, on peut se poser les questions suivantes :

  •  les enfants handicapés n'ont-ils pas eux aussi droit à la meilleure éducation possible et n'ont-ils pas, au regard de la loi, droit à l'éducation au même titre que les enfants « normaux » (ou « ordinaires ») ?


Les parents d'enfants handicapés  savent, quand ils reçoivent leur décompte de la Sécurité Sociale, ce que coûte leur enfant. Tous les mois, est indiquée la somme versée à l'établissement spécialisé.

C'est vrai que cette somme est importante, mais jamais est dit, de manière régulière, aux parents  ce que coûte leurs enfants « normaux ».

Certes la différence entre les deux coûts est importante, mais pourquoi culpabiliser les parents d'enfants handicapés sur le fait qu'ils coûtent chers puisqu'ils ne peuvent pas faire autrement? Ils n'ont pas choisi d'avoir un enfant handicapé, et cela peut arriver à tout le monde.


Il en est de même pour les classes spécialisées. Cette volonté, à tout prix, d'intégrer les enfants handicapés dans les classes ordinaires, ne cache-t-elle pas la volonté réelle de faire des économies?

Si cette intégration en milieu ordinaire peut être utile pour certains enfants handicapés, il faut bien réfléchir, à deux fois, sur ce qui se passera lorsque l'enfant sera orienté, par la suite vers un établissement spécialisé. Le réveil des enfants et des parents risque d'être brutal.


La Cour des Comptes a calculé que la scolarité d'un enfant handicapé en milieu scolaire ordinaire coûtait  3800 euros par an. Sa scolarisation en classe spécialisée coûte 7800 euros par an. La prise en charge en établissement spécialisé se situe entre 27 000 et 50 000 euros en établissement spécialisé.

Les chiffres se passent de commentaires.


C'est vrai que tous les jeunes parents espèrent que le milieu ordinaire règlera une grande partie des problèmes ou,  du moins, les estompera. Coller à ce qui est normal est légitime et sain durant les premières années. L'acceptation de la gravité du handicap sera d'autant plus difficile après que l'enfant eut suivi un « parcours ordinaire » qui a pu s'avérer être fortement chaotique. Après, il faut se débrouiller seul, en grande partie, au regard du manque d'établissements spécialisés.

Choisir comme axe majeur politique la mise en retrait des institutions ne doit pas se faire sur le souhait unique de réaliser des économies. Pensons d'abord aux enfants lorsqu'ils seront obligés de revenir à une réalité plus objective de leur handicap. Chaque prise en charge doit être personnalisée, et si un enfant handicapé doit avoir une prise en charge spécialisée, il doit pouvoir en bénéficier rapidement sans passer par une intégration forcée en milieu ordinaire




  

En résumé express

L’accompagnement des élèves par les AVS-AESH.


Depuis la rentrée scolaire 2014, les Auxiliaires de la Vie Scolaire peuvent être recrutés sur des contrats de droit public et deviennent ainsi des Accompagnants d’élèves en situation de handicap. D’où le sigle : AESH.

Leur contrat est d’une durée au maximum de 3 ans pouvant être prolongés sur une durée de 6 ans.

Les AESH, à la fin de cette période, ont la possibilité de bénéficier d’un contrat à durée indéterminée.

Dès l’âge de 2 ans


En théorie, dès l’âge de deux ans, si la famille le demande, les enfants en situation de handicap peuvent être scolarisés à l’école maternelle.

La scolarisation peut être en milieu ordinaire ou en établissement médico-social.

Dans la réalité, la prise en compte de l’âge de deux ans est très rare.


Un projet personnalisé de scolarisation, PPS, organise la scolarité de l’élève qui développe les mesures d’accompagnement décidées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. CDAPH

Classes ULIS.


Unités localisées pour l’inclusion scolaire.

Le dispositif mis en place dans le secondaire est étendu au primaire par circulaire.

La circulaire indique que la famille a toute sa place car elle est membre de l’équipe de suivi de la scolarisation.

Activités périscolaires.


Les communes qui organisent ses activités peuvent recevoir de 50 à 90 euros par élève handicapé comme aide.

La MDPH, avec le Ministère de l’Éducation, est au cœur de cette organisation.


La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) décide des accompagnements et de l’orientation nécessaire à chaque enfant.

Elle étudie chaque dossier constitué d’une évaluation individuelle réalisée par son équipe pluridisciplinaire. Cette équipe prend en compte aussi différents documents comme ceux concernant les rapports du psychologue.

La Commission des droits et de l’autonomie doit prendre en compte l’avis des parents.

Projet Personnel de Scolarisation


Le rapport global sert à l’élaboration du Projet Personnel de Scolarisation avec les accompagnements nécessaires.

L’orientation est décidée :

Dans une classe ordinaire avec AVS ou non.

Dans une Unité d’Enseignement animée par des professeurs de l’Éducation Nationale au sein d’un IME, EMP ...

Dans une classe ULIS dans un collège ou école.

Cette évaluation doit être actualisée dès que nécessaire.

Temps partagé école-IME


Il est possible, en théorie d’avoir un temps partagé école-IME si cette solution est favorable à un élève. L’IME ne doit pas être un lieu coupé du milieu ordinaire de solarisation.

L’EMP a un professeur des écoles spécialisé.

L’unité polyhandicap a un demi-poste.

Les enseignants travaillent avec l’équipe de l’établissement spécialisé.

 

Le rôle du SESSAD.


Service d’éducation spéciale et de soins à domicile est un service de soins pouvant intervenir « à domicile » auprès de personnes handicapées.

Il est d’accompagner les élèves sur le plan médico-éducatif.

Orthophonie, psychomotricité… Ces prises en charge ont lieu soit dans l’établissement, soit dans les locaux du SESSAD

Le SESSAD doit aussi assurer le lien avec les familles. Les enfants ou adolescents accompagnés par un SESSAD sont solarisés à plein temps dans une classe ordinaire, dans un CLIS ou dans une ULIS.

Il n’y a pas suffisamment de places en établissements, c’est une vérité qu’on aimerait ne pas avoir à dire à nouveau en ce début d’année 2017.



Il n’y a pas suffisamment de places en établissements, c’est une vérité qu’on aimerait ne pas avoir à dire à nouveau en ce début d’année 2017.

Et c’est malheureusement encore une nouvelle fois l’élément essentiel que nous retiendrons en faisant un rapide bilan de l’année qui vient de s’écouler.


L’État continue à financer des places en Belgique plutôt que des établissements en France.

L’État est enfermé dans un système qu’il a lui-même créé depuis des années et des années faute d’ambition politique. Nul doute que cela continuera encore bien longtemps et qu’il n’y a aucune raison de faire confiance, en ce domaine, aux candidats, quels qu’ils soient, à la prochaine élection présidentielle, de gauche ou de droite.

L’enveloppe budgétaire est fermée, côté Assurance maladie mais aussi du côté des Conseils Généraux. Les créations d’établissements spécialisés continueront lentement mais leur nombre ne permettra pas de combler une partie du retard.

La situation se compliquera pour les orientations vers la Belgique car la France ne remettra pas un euro en plus des 70 millions qu’elle y consacre pour développer l’accueil en Belgique.

Et pour cause, le départ vers la Belgique des personnes handicapées françaises faute de places d’accueil en France restera la honte des politiques du handicap menés depuis des décennies.


Alors, il faut faire semblant d’agir en limitant les départs vers la Belgique mais en étant incapable de proposer des solutions nouvelles en France.

Et c’est bien là, la principale maltraitance que subissent les personnes handicapées.

À nous, parents, de continuer à nous faire entendre pour que notre avis soit réellement pris en compte dans la prise en charge de nos enfants et adultes au sein des établissements spécialisés.

Pour que ces derniers continuent à progresser.


 

Pour la création de collectifs indépendants de parents dans tous les départements de France.


Le manque de places important dans les établissements spécialisés pour enfants et adolescents, mais aussi dans ceux accueillant les adultes est toujours  insupportable.

Cela fait des années que cela dure. Les listes d'attente s'allongent. L'exil en Belgique continue. Les structures belges se déplacent en France pour rencontrer celles et ceux qui s’exilent faute de places dans notre pays.

Les rencontres avec le Ministère et les élus sont décevantes. Toujours les mêmes sourires de convenance mais les promesses ne sont pas tenues.

Les parents ont intérêt à n'écouter qu'eux-mêmes, à se prendre en charge, à ne pas se laisser manipuler par les grandes associations peu combatives de peur que les autorités se fâchent contre elles. Elles auraient beaucoup à perdre.

Faut-il qu'il y ait un décès dans un établissement pour qu'une place se libère ?

Triste attente !

Parents, créez des collectifs, commencez même peu nombreux, organisez des réunions mêmes si vous pensez que peu de personnes viendront.

Faites-vous connaître.

Nos départements souffrent d'un manque de places important pour accueillir nos enfants, jeunes et adultes, en établissements spécialisés. Nous devons participer à la création d'un collectif indépendant au niveau de chaque département.

Nous aurons des résultats si nous menons nos actions ensemble.


 Pour prendre contact avec nous, Remplissez le formulaire ci-dessous.

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Agir pour le handicap mental

 

Pour des échanges entre parents qui ont un enfant ou un adulte résidant

en Belgique dans un établissement spécialisé.



Parents, vous avez un enfant ou un adulte qui réside en Belgique dans un établissement spécialisé.

Vous êtes isolés.

Vous avez très peu de contact avec les autres parents.

Jamais de réunions dans l’établissement d’accueil belge.

Jamais de réunions en France.

Partagez vos coordonnées, votre adresse mail et N° de téléphone.

Pas d’adhésion à une association.

ANDEPHI ne sert que d’intermédiaire.

Prenez contact entre vous, parents.

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ou en remplissant le formulaire de cette page, vous acceptez que vos coordonnées soient communiquées à d’autres parents ayant un enfant ou un adulte en Belgique.

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A vous de prendre contact avec les autres.


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