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Notre association a pour vocation d’œuvrer pour  "la prise en compte effective de l'avis des parents (ou des tuteurs) dans les établissements spécialisés."


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LIVRE


"Témoignages de parents sur le handicap mental en France."


Témoignages recueillis dans le cadre de l’Association ANDEPHI.



Le sujet traité par cet ouvrage s’intéresse à la perception qu’ont les parents d’enfants ou adultes handicapés mentaux  vis-à-vis des établissements spécialisés. Les familles ont bien voulu nous envoyer leurs témoignages sur la prise en charge de leurs enfants et adultes. Ils relatent les conditions sociales que vivent tous les parents.

Et ce n’est pas rien ce que vivent les familles dès l’annonce du handicap de leur enfant. Les témoignages reflètent-ils la réalité ?

« Quand on lit les témoignages des familles, on a l’impression que tout va mal et que rien ne se passe correctement dans le monde du « handicap » et plus particulièrement dans les établissements spécialisés ».

C’est ce que disait dernièrement un parent. Bien sûr, la plupart des établissements spécialisés fonctionnent correctement. Bien sûr, on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure ». Et pourtant, ces témoignages, nous ne les avons pas inventés. Et pourtant, nous n’avons pas mis tous les messages que nous recevons.



  

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Trois formats disponibles :


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Les bénéfices sont intégralement reversés à l’association ANDEPHI

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Ordonnance du Conseil d’État

sur un arrêt de prise en charge d’un établissement spécialisé.



L’ordonnance du Conseil d’État du 31 mars 2017 rendue en faveur d’une famille devrait aider nombre de familles démunies d’autant qu’elle reconnaît ce que cette famille avait obtenu en 2009 : qu’aucun résident ne puisse être exclu d’une structure sans une décision de la MDPH et une solution alternative acceptée par la famille.


La nécessité d’un risque vital pour le résident ou sa famille était nécessaire. Désormais la jurisprudence du Conseil d’État a évolué et des "conséquences graves "suffisent.


Vous souhaitez recevoir l’ordonnance du Conseil d’Etat du 17 mars 2017, envoyez-nous un message à andephi@orange.fr  ou remplissez le formulaire présent à cette page.


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Espace Presse


Cet espace regroupe les derniers communiqués de presse et textes qui font l’actualité

de l’association ANDEPHI.

Nous sommes  à votre disposition si vous avez besoin :

:Page d'accueil

Etablissements spécialisés. Informations pratiques

 Etablissements spécialisés questions médicales

Efforts toujours insuffisants des gouvernements  de gauche comme de droite

La DRESS confirme qu’Il manque toujours un nombre important de places d’accueil en établissements spécialisés.


L’évolution de l'offre d'accueil des personnes en situation de handicap dans les services et structures médico-sociales telles que les ESAT, les instituts médico-éducatifs et les foyers d'hébergement ne progresse pas. La DREES constate par exemple que « le nombre de places offertes par rapport à 2010 a augmenté à peine plus vite que la population totale (+5,6 %) ». Fin 2014, 489 200 places étaient proposées dans 11 250 services et établissements médico-sociaux accompagnant des personnes en situation de handicap.

Se souvenir des 45 000 personnes handicapées mortes de faim sous Vichy


Ils furent 45 000 malades mentaux morts de faim, en      6 ans, en France, il y a 70 ans. Victimes de la guerre, victimes avant tout d’un phénomène d’abandon On les a laissés mourir de faim et c’est un drame oublié de nos livres d’histoire.

ANDEPHI soutient la demande de la création d’un mémorial en hommage aux personnes malades et/ou handicapées victimes du régime de Vichy.

Vers une généralisation des CPOM

Contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens 

Notre association est favorable à la généralisation des CPOM si cela facilite la vie des résidents et de leurs familles en assouplissant la gestion des sorties du week-end et des jours de vacances. Dans ce domaine, les refus aux demandes des familles se font toujours avec comme motif  « le fameux prix de journée ».

Argument imparable, mais argument injuste.

Les familles ne peuvent plus rien dire. « Aller voir ailleurs si vous n’êtes pas d’accord »

Mais si la généralisation des "contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens » sert aux départements à amplifier les économies qu’ils souhaitent réaliser, nous disons encore une fois, que l’avis effectif des familles n’est pas pris en compte.

Mais cela, les familles en ont l’habitude.

Octobre 2015


Le « ZÉRO sans solution », symbole de l’inefficacité des gouvernements successifs, de gauche et de droite.



Il a fallu inventer cette expression pour essayer de faire oublier la situation dramatique du monde du handicap où il manque des dizaines et des dizaines de places d’accueil.

Les déplacements en Belgique continuent.

Régulièrement, nous recevons des témoignages en ce sens.

Le « Zéro sans solution » nous fait penser à une autre formule le « droit au logement opposable ».

Quand on connaît les résultats de ce « droit » légitime, on peut s’inquiéter.


D’autant plus que pour le « Zéro sans solution », l’État aimerait bien se passer de l’accord des parents pour imposer des « solutions » aux personnes handicapées.

Il s’agit bien du « fameux » article 21 bis du projet de loi santé.

C’est aux familles de déterminer en concertation avec les professionnels quelle prise en charge serait plus adaptée à leur enfant ou adulte.


Se passer de l’avis effectif des parents ,qui par la force des choses ont acquis une expérience, serait une grave erreur que l’on peut qualifier de politique.

Les parents d’enfants et adultes handicapés sont des citoyens comme les autres.

Se passer de leur avis et de leur accord pour une orientation sur une prise en charge serait les mépriser.


Il ne fait aucun doute que, sans l’accord des familles, le « zéro sans solution » n’aura pas un grand avenir car on ne peut pas imposer aux parents des orientations qu’ils ne souhaitent pas.

Le « Zéro sans solution » ne serait qu’une expression qui rejoindrait les autres, vidée de son sens.

Bernard PEYROLES

Amendement du « Zéro sans solution »


Comment transformer ce qui s’est toujours pratiqué en une directive officielle ?

Ou l’art de faire croire que l’on agit alors que cela se passe finalement ainsi depuis des années et des années !


Quels sont les parents qui ont eu une réelle liberté de choix d’orientation ?

Quand une possibilité de place d’accueil se présente à une famille, il y en a une et une seule.

Autour de nous, personne n’a eu le choix entre plusieurs solutions.

Si la famille ne prend pas la place disponible, « elle passe son tour » et devra encore attendre longtemps.

Cela fait des années que cela se passe ainsi.

Donc, finalement beaucoup de familles, épuisées et inquiètes de l’avenir acceptent.

Cette forme d’obligation, à accepter ce qui est proposé aux familles car elles n’ont pas le choix, est, en quelque sorte, officialisé par le rapport « Zéro sans solutions ».

Devant le mécontentement des parents dénonçant le manque de places d’accueil pour les enfants et adultes handicapés, il y a eu le rapport « Zéro sans solution » écrit par M. PIVETEAU.

« Zéro sans solution » veut dire qu’il est nécessaire et obligatoire de trouver une solution pour chaque personne handicapée. Vœux louables.

Reste à savoir les modalités de ce « zéro sans solution ».

Subitement, alors que pendant des années et des années, il y avait un déficit de places énormes, arrivait comme par miracle le fameux « zéro sans solution ».

Qu’est ce qui a été prévu pour arriver aux buts du rapport « zéro sans solution » ?

A été créée la double orientation par les MDPH pour les cas de handicap complexe. Une mesure législative qui devait permettre de déployer un nouveau dispositif d’orientation dans des départements pilotes dès 2015.

►►Cependant, nous craignons que cette mesure permette d’affecter les personnes handicapées non plus en fonction des besoins, mais en fonction des capacités d’accueil en nombre insuffisant.

L’article 21 bis, tel qu’adopté, est une grave atteinte aux droits des personnes handicapées.

Peu importe l’avis des parents. Devant la méfiance grandissante des familles et des grandes associations, le gouvernement retire l’amendement relatif à ce point. Le gouvernement réitère :

Au Sénat, le gouvernement a déposé le 22 septembre 2015 un nouvel amendement (n° 1219) destiné à réintroduire dans le texte un article 21 bis remanié.


Son but : mettre en place un dispositif d’orientation différent pour les personnes handicapées pour lesquelles « les ressources mobilisables » ne permettent pas de trouver une solution.

De ce fait, ce dispositif ainsi imaginé méconnaîtrait totalement les droits des personnes handicapées puisque seule la solution qui pourra être mise en œuvre fera l’objet d’une décision par la CDAPH.

Il s’agit "d’autoriser les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), lorsque, par exemple, il n’y a pas de place adaptée pour une personne en maison d’accueil spécialisée, d’offrir une combinaison de solutions ; le texte désigne cette combinaison par le terme de plan d’accompagnement global.

Celui-ci serait élaboré, à la demande de l’équipe pluridisciplinaire ou de la personne ou sa famille, par l’ensemble des acteurs locaux et soumis à l’accord exprès de la personne handicapée ou, le cas échéant, de sa famille".


La principale nouveauté par rapport à la précédente formulation se situe dans l’obligation d’obtenir l’accord des personnes concernées (personne handicapée ou sa famille).

La mesure "serait effective à partir de fin 2017, après une expérimentation dans dix-huit départements volontaires qui commencera cet automne".

  

Novembre 2015

Départs forcés en Belgique : c'est fini !


Et pourtant plusieurs familles continuent de chercher un établissement en Belgique pour leur enfant ou adulte faute de places d'accueil en France.


Environ 7 000 à 7 500 enfants et adultes sont accueillis dans des établissements en Belgique, faute de structures adaptées en France. Le 21 octobre 2015, la secrétaire d'État aux Personnes handicapées a affirmé, lors de la séance des questions à l'Assemblée, que l'assurance maladie ne financera pas de nouveaux départs de personnes handicapées en Belgique.

Selon elle, « La situation de ces familles forcées de s'exiler est inacceptable. […] Ces départs financés par l'assurance-maladie, à partir de maintenant, c'est fini »

Le fonds de 15 millions débloqué pour enrayer les départs en Belgique sera totalement insuffisant.

En île de France, avec 15 millions, on peut créer 4 à 5 établissements suivant le nombre de résidents accueillis. Peut-être un peu plus en province, tout dépend du prix du foncier.

Prenons un exemple : 5 établissements avec 40 résidents accueillis, cela ne fait que 200 places.

Comment peut-on nous faire croire que l'on va enrayer les départs en Belgique faute de places d'accueil en France avec uniquement 15 millions d'euros.


Attention, il ne faut pas rêver, cette somme doit « normalement » empêcher » tous les nouveaux départs vers la Belgique.

Seules les personnes handicapées habitant sur la frontière pourront continuer de choisir la Belgique si elles le souhaitent car le traumatisme de l'éloignement serait restreint.


Ceux qui sont déjà partis dans un établissement belge auront le financement de leur prise en charge maintenu.

Rien de généreux dans tout cela.

Imaginons un seul instant que toutes les personnes handicapées exilées en Belgique rentrent tous en même temps !!

Seul un plan massif de création de places d'accueil sur notre territoire, établi sur peu d'années, pourra enrayer ces départs.

Il faut reconnaître que cela coûtera très cher.

À nous parents de continuer à se mobiliser.


Certes, nous sommes bien contents que les grandes associations se soient « emparées » du problème, il était temps, mais les parents ont intérêt à ne faire confiance qu'à eux-mêmes.

Pour la bonne raison que quand ils sont « en galère », ils sont tous seuls face à eux-mêmes.

Septembre 2015

Pour le respect de la dignité des parents.



Combien de parents nous ont dit qu’ils ne comprenaient pas pourquoi, en cas de désaccord avec l’établissement spécialisé, sur parfois des points secondaires, les relations se dégradent fortement.

Cela va parfois jusqu’à la rupture du dialogue.

Le manque important de places fait que les parents ne sont pas en position de force pour défendre leur avis.

Et c’est bien dommage.

Tout simplement parce que chacun a le droit de défendre son point de vue dans notre pays de liberté. Il est difficile, voire impossible, pour les parents de lutter contre les administrations.

Qui s’y risque, s’y pique fortement. Un retrait de tutelle est si vite arrivé.

Combien nous déconseillons aux parents au bord de l’épuisement et de la fatigue de le dire aux structures officielles.

Vite est signalé aux services compétents cet aveu d’usure.

Alors que les parents souhaitaient tout simplement attirer l’attention sur leurs difficultés pour être aidés.

Il arrive que des parents se méfient des services sociaux et préfèrent se débrouiller eux-mêmes.

Il est compliqué de se démêler des problèmes administratifs et éventuellement judiciaires lorsque sa situation est repérée par des fonctionnaires qui ont beaucoup plus de pouvoir que les parents d’enfants et adultes handicapés.


C’est l’insuffisance de places d’accueil qui est à l’origine de cette rupture de confiance.

Les équipes n’y arrivent plus. Les parents sont fatigués.

Lorsque le dialogue se casse et se bloque, alors on tranche.

Le côté officiel saisit la justice. Il n’est pas rare que les parents en sortent KO !

Notre association milite depuis sa création pour que l’avis des parents et des tuteurs soient effectivement pris en compte dans les établissements. Il ne nous semble pas sain et constructif que des personnes handicapées soient placées dans des structures sans en demander le consentement et l’avis des parents. Le tout est fait sous couvert d’une nécessité médicale.

Il arrive que ce « déplacement » soit légitime. Ne le nions pas. Cependant, il n’est pas normal que certains établissements transfèrent des résidents vers l’hôpital psychiatrique pour des troubles aggravés du comportement et « donnent » la place à d’autres. Lorsque le résident sort de l’hôpital psychiatrique, sa place s’est évaporée.

Question de survie financière et de prix de journée disent les administrations pour se justifier. Alors les parents sont KO.


Mais bon, on finirait par croire que cela est moins important que l’équilibre financier des structures spécialisées.

Ce qui difficile lorsque l’on décrit de telles situations, c’est que qu’on a vite fait de généraliser. Alors redisons-le, beaucoup d’établissements spécialisés fonctionnent bien, mais certains établissements n’ont pas beaucoup de considération pour les familles.

Bernard PEYROLES

Avril 2015

Manque considérable de places dans les établissements spécialisés.

Les gouvernements successifs n’y arrivent plus.

Pas un n’est meilleur que l’autre, pas un n’est plus mauvais que l’autre ! 


                                                         LIRE le texte

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Juin 2015

Pour un contrôle renforcé de l’Etat sur les établissements spécialisés

                                                          LIRE le texte

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Août 2015

 Rentrée 2015. L’autre rentrée !        LIRE le texte

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Janvier 2015

Tutelles, curatelle.

Parents, pensez à demander la Tutelle ou la Curatelle de vos enfants devenus adultes.

Nous vous conseillons de confier la Tutelle à un organisme de tutelle vraiment en dernier recours, si vous ne pouvez pas faire autrement.

Il faut savoir qu’en optant pour ce choix, en tant que parents, vous perdez tous les droits de regard sur votre enfant. Seul le tuteur est habilité à prendre des décisions.

Un établissement spécialisé, évidemment, ne peut pas vous refuser une visite à votre enfant mais  peut refuser de faire une réunion avec vous du fait que vous ne soyez pas le Tuteur, même si vous êtes la maman ou le papa.

Arrivent encore trop souvent des témoignages de parents relatant ces faits.

Les parents ne doivent pas redouter la gestion de la Tutelle de leur enfant.

Dans l’intérêt de la personne à protéger, il faut, le cas échéant, savoir faire taire les rivalités et griefs entre les parents en cas de divorce.

Avec l’autorisation du Juge des Tutelles, peuvent être désigné deux cotuteurs.

 Cela facilite la gestion des comptes.

De toute manière, au regard de ce que gagnent nos enfants devenus adultes, la gestion financière est rapide à faire et peut même faire l’objet d’une dispense.

Ce qui est important, c’est de garder l’autorité sur la personne à protéger, sur notre enfant.

Le témoignage, ci-dessous, résume bien l’ensemble des récits que nous recevons sur ce sujet.

« J'ai quelques inquiétudes concernant l'avenir de mon enfant  qui est handicapé à 80 %.

Pour son avenir, et dans l'éventualité où je viendrais à décéder et dans l'intérêt de mon enfant, j'ai préféré m'en remettre aux Juges des Tutelles pour la gestion de son bien.

Le Juge des Tutelles du tribunal prononce la mise sous Tutelle de mon fils mais j'avais demandé un droit de regard pour être sur que mon enfant ne soit pas dans le besoin.

Un organisme est donc nommé en qualité de Tuteur...

…. De plus, depuis peu,  il y a eu encore un changement, mon enfant ne reçoit plus de récapitulatif de ses comptes bancaires ni de bilan annuel. Pour ma part cela me permettait de contrôler le suivi de ses comptes en cas de dysfonctionnement de cette association car mon but est que mon enfant ne se retrouve pas sans argent. 

Il y a une réunion Tuteur / Majeur Handicapé/ Référent au Foyer où réside mon enfant, mais en qualité de parent,  je n'ai apparemment pas le droit d'y assister, ce qui est fort déplaisant car cette situation m'écarte totalement du suivi de mon enfant. Lorsque j'avais fait ma demande auprès du Juge des Tutelles, je souhaitais avoir un droit de regard dans l'intérêt de celui-ci

En tant que parent, il n'y a pas de possibilité de se rendre compte si notre enfant majeur n'est pas dans le besoin.

 De plus, je ne suis jamais convié à participer aux bilans annuels en présence du Tuteur institutionnel, ni même lorsqu'il s'agit de l'orientation de mon enfant devenu majeur.

 La seule chose que l'on sait me dire : « vous n’êtes pas le Tuteur ».

 Même chose en ce qui concerne la santé de mon enfant et le suivi chez certains spécialistes (aucun droit).

J'ai souhaité assister à la réunion Tuteur/Référent/Majeur mais le référent m'a informé que je n'avais pas le droit d'y assister car cela se passe au Foyer.

J'ai aussi demandé d'assister au Conseil à la Vie Sociale. Même chose, cela m'a été refusé.

Je souhaite savoir ce que je dois faire car cette situation me semble inquiétante et est loin de me rassurer pour son avenir.

Dans l'attente de votre aide pour connaître les éventuelles démarches et surtout mon droit en temps que parent, je vous remercie par avance pour les informations qui pourraient m'aider dans ma démarche pour le bien être de mon enfants et pour que je sois plus serein pour son avenir. »

Décembre 2014

Conférence Nationale du Handicap.


Elle vient de se terminer.

 On aurait presque oublié d’écrire un communiqué tant on ne savait pas trop quoi écrire au regard du peu de décisions et de perspectives prises.


Les grandes associations dites représentatives des usagers et des parents ont voulu montrer leur déception.

On est rassuré.

C’est le service minimum qu’elles pouvaient faire vis-à-vis des familles qu’elles sont censées représenter.

Si on les convoquait à nouveau dans quelques semaines, nul doute, malgré leur déception affichée, les grandes associations se presseraient à nouveau.

Et il y a fort à parier, elles seraient à nouveau déçues.

Et ainsi de suite.

Peut-être qu’une mobilisation réelle autre que les communiqués de presse serait nécessaire.

Ce genre de mobilisation, au contact des parents et tuteurs, n’est pas souvent d’actualité au sein des grandes associations.

 Le rapport PIVETEAU est un trompe-l’œil.

Ce sont des centaines de places d’accueil qu’il manque.

A quoi bon écrire des livres savants, des rapports, faire des tas de conférences si rien ne change.

Seul un apport de crédits importants pour créer des places d’accueil peut améliorer la prise en charge de nos enfants et adultes qui font partie des plus déshérités de notre société.

Arrivaient ce jour-là deux messages à notre association.

 

"Est -il normal qu'un pays comme la France ne puisse pas assurer l'accueil de ses enfants et adultes handicapés mentaux? Est-il normal que des centaines de personnes handicapées mentales soient obligées de partir en Belgique? Est -il normal que de nombreuses familles n'aient pas d'autres choix que "l'exil" pour leurs enfants et adultes ?" Non, ce n'est pas normal ! mais honteux !!! »


« Suite à notre communication téléphonique, pouvez-vous me faire parvenir la liste des organismes aussi bien en France qu'à l'étranger pouvant accueillir un adulte handicapé en Foyer occupationnel ou en Foyer de Vie. »

Novembre 2014    Les parents d’enfants ou adultes handicapés ont du souci à se faire.


Quand l’idée de la  désinstitutionalisation des enfants et des adultes handicapés au sein de la collectivité fait son chemin !!!


Le manque toujours important de places d’accueil  continue à mettre dans le désarroi le plus total de nombreuses familles qui ont un enfant ou un adulte handicapé.

Et plus le handicap est lourd, surtout s'il y a  des troubles du comportement qui s’y associent, plus les difficultés augmentent.

Il y a ce sentiment d’être abandonné par son pays pour  songer à avoir recours aux établissements belges.

Les listes d’attente sont si longues que certains établissements spécialisés n’hésitent pas à dissuader les familles de s’inscrire.

Même s’inscrire sur une liste d’attente, certaines familles n’y arrive pas.


En fait, cela revient moins cher d’inciter les parents à garder leur enfant ou adulte handicapé à la maison même en « donnant » une compensation financière importante pour que les familles s’organisent chez elles plutôt que de créer et financer des places d’accueil stables dans des établissements spécialisés.


Sans être un « financier », on comprend l’intérêt de cela quand on connaît le montant moyen d’un prix de journée dans les établissements spécialisés.

Cette volonté de désinstitutionaliser la prise en charge n’est pas nouvelle. Nous avions parlé de directives européennes allant en ce sens sur notre site, il y a quelques années déjà !

A nous de faire attention.

Novembre 2014

Cellules de gestion des situations critiques vouées à l’échec….

par manque  de solutions à proposer.

On s’en doutait dès le départ !



Face à la pression médiatique, le gouvernement s'était engagé à mettre en place des cellules de gestion des situations critiques, notamment par le biais du numéro 3977.


Finalement, c’était une annonce pour « endormir » les familles en difficulté pour trouver une place d’accueil dans un établissement spécialisé en France.

 (Nous disons bien en France.)


Pas de places d’accueil, pas de gestions possibles des solutions critiques.

Et là, on peut mettre tout le monde d’accord. Ce problème ne date pas de cette année, ni depuis deux ans. Les gouvernements, quelle que  soit leur couleur politique, ne se sont pas occupés suffisamment du problème.

Les grandes associations n’ont pas fait entendre clairement leur voix devant l’étendue du désastre.


 A force d’être près des Ministres successifs, elles ont fini par perdre de leur force à revendiquer comme si les problèmes ne remontaient plus au sommet de leur hiérarchie, si importante à leurs  yeux.

Pourtant toutes se revendiquent « associations de parents ».

Mais les parents dans tout cela, que deviennent-ils ?

En Belgique, continuent à se créer (ou à s’agrandir ) des établissements pour les Français comme si les  gouvernements, de gauche, de droite, du centre…et d’ailleurs, préfèrent financer de nouvelles places dans des établissements en Belgique.

La qualité de la prise en charge de nos enfants et adultes handicapés n’est pas leur objectif principal.

Il faut économiser !!!!

Et les parents, doivent-ils accepter de continuer à vivre ainsi ?

Décembre 2014

Taux d’encadrement : Le compte n’y est pas dans de nombreux  établissements spécialisés.


Sur le papier, tout est « ok », à part quelques petits problèmes ponctuels. C’est la version officielle dans de nombreuses associations. La réalité du terrain est tout autre et moins bien idyllique.

Non pas que les directions des établissements spécialisés aient cette volonté à affaiblir l’encadrement dans la prise en charge de nos enfants et adultes handicapés, mais cette préoccupation majeure d'équilibrer les comptes fait que le taux d’encadrement n’est plus respecté pleinement. Les équipes travaillent en flux tendus.

Automatiquement, de nombreux dysfonctionnements apparaissent avec, parfois, des conséquences de mauvaises conditions de sécurité.

Un exemple qui revient souvent : le manque réel de veilleurs de nuit dans de nombreux internats. (sur le papier, le compte y est, bien sûr !). Le non-remplacement des personnels absents alourdit considérablement le travail du personnel  présent et ne laisse que très peu de possibilités au travail relationnel avec les résidents.

Ces derniers voient le nombre de leurs sorties (actes pédagogiques nécessaires pour garder le contact avec l’extérieur) diminuer fortement.

Combien de résidents ne sortent pratiquement jamais de leur établissement faute d’un encadrement suffisant ?

Combien d’activités sont ralenties voire supprimer ?

Combien d’établissements spécialisés n’organisent plus de transfert ?

Combien d’heures de kiné et autres soins paramédicaux ne sont pas assurés en raison de difficultés de recrutement ?

Combien d’établissements compensent le manque de personnel par la présence importante de stagiaires ?


De quoi démoraliser le personnel et surtout celui qui est au contact direct avec nos enfants et adultes handicapés.

Travailler sur la notion fondamentale de la prévention de la maltraitance institutionnelle et sur celle de la bientraitance passe par la revalorisation importante de tous les métiers du handicap.

Comment peut-on établir des projets associatifs ambitieux si cet élément essentiel qu’est le respect du taux d’encadrement n’est pas respecté ? A quoi cela sert-il de faire des recommandations sur la prise en charge si les moyens de les appliquer diminuent d’année en année ? Les personnes qui les écrivent, sont-elles uniquement dans un univers théorique et intellectuel ?

Ce qu’il y a de pratique dans le monde du handicap (malheureusement !), c’est que, quelle que soit la région, les problèmes sont les mêmes.

Peut-on parler dès maintenant d’un début de dégradation des conditions de prises en charge de nos enfants et adultes  qui va aller en s’accroissant ? Nous craignons qu’il faille répondre par l’affirmatif.

Le témoignage, ci-dessous, résume bien l’ensemble des récits que nous recevons sur ce sujet.


"Nous sommes parents d'un jeune homme  polyhandicapé. Il est en MAS.

Nous sommes inquiets car comme beaucoup de résidents, il est épileptique et la nuit, pour une structure de 60 résidents qui est moderne mais dont les unités sont assez espacées, il n'y a que deux surveillants de nuits.

Bien entendu, de jour, il manque du personnel. On met nos enfants à 17h30 en pyjama.

Souvent ils restent seuls dans salle à manger sans aucune occupation, sauf une télévision qui fonctionne.

En plus, il y a un manque de réactivité de l'ensemble du personnel, ce qui met parfois en danger certains résidents. "

Octobre 2014

Fusion  des associations entre elles !

La qualité de la prise en charge évolue-t-elle ?


La fusion de plusieurs  associations gestionnaires d’établissements spécialisés en une seule entité, est-elle une bonne initiative pour la qualité de la prise en charge ?

Il ne faut pas se tromper et le dire clairement. La fusion de deux ou trois associations gestionnaires en une seule entité  n’est faite que dans un but économique.

 Mutualiser les moyens afin de faire baisser les coûts économiques.

De ce fait, la qualité de l’accompagnement et de la prise en charge n’est pas la première raison de ces regroupements ou fusions.

Malgré les fusions déjà établies dans toute la France, arrivent à ANDEPHI les mêmes témoignages de parents dénonçant le manque de moyen, le manque de personnel et surtout le manque d’ambition dans la réflexion sur la prise en charge.

Non pas que les personnels ne souhaitent pas « avancer » dans leurs recherches d’un accompagnement mieux adapté, de  faire de  «mieux en mieux », mais  les équipes éducatives en sont souvent réduites  à s’adapter à l’état des lieux en matière d’insuffisances d’effectifs et de crédits.

Combien de résidents internes dans les établissements spécialisés ne sortent pratiquement jamais à « extérieur »faute d’un nombre suffisant d’accompagnateurs pour organiser une sortie. 

Combien d’établissements spécialisés se sont résignés à ne faire que du nursing ?

Pour notre part,  nous pensons qu’il vaut mieux de petites structures d’une quinzaine de personnes au sein de petites associations où tout le monde se connaît plutôt que de grandes unités, certes plus adaptées économiquement, où la qualité de la prise en charge en prend un coup du fait de la lourdeur de la gestion  du personnel.

Nous aimerions savoir si, objectivement, certaines fusions d’associations ont apporté  une réelle amélioration des prises en charges au sein même de leurs établissements.

Le monde du handicap n’est pas à l’abri des rivalités entre associations.

 Qui va manger l’autre ?

 Qu’en pense le résident de base ?

Peu importe, la logique économique l’emporte comme cela se pratique dans le monde du commerce et de l’industrie. A moyen terme, le nombre d’associations aura diminué nettement.

Déjà que les parents ont du mal à se faire entendre et à affirmer la prise en compte d’un véritable savoir-faire qui leur est propre, là, on se doute bien que ce sera encore plus difficile avec l’augmentation des paliers hiérarchiques.

ANDEPHI souhaite toujours mettre au premier plan la qualité de la prise en charge et de l’accompagnement car il en va de « la vie de tous les jours » de nos enfants et adultes handicapés.

Les parents le disent, dans toutes les régions : la grande discussion dans les établissements spécialisés, c’est le budget.  Si l’un se plaint de l’absence d’une activité, de sorties sans parler des manques réguliers de soins thérapeutiques, une seule réponse lui est faite : le budget ne le permet pas.

Nous sommes à un tournant de l’évolution des établissements spécialisés. Le budget est la préoccupation principale.

 La prise en charge, on l’adapte à cette nouvelle logique.

Ne nous y trompons pas. Progressivement, la gestion des établissements spécialisés  où toute l’énergie est concentrée sur la réduction des charges et de l’équilibre forcené des budgets  fera perdre et cassera l’élan donné de ces dernières années sur une véritable réflexion de l’accueil et l’accompagnement des personnes handicapées. Cette réflexion qui prenait naissance et qui en faisait sa modernité va en prendre « un sacré coup ».

Mai 2014

La rivalité des associations gestionnaires entre elles !

Les parents sont-ils les bienvenus dans la participation du fonctionnement des associations gestionnaires ?

Et pourquoi faire ?



La rivalité entre les associations gestionnaires existe réellement.

Elle prend toute son ampleur lors des dépôts de projets de création d’un établissement spécialisé.

Il n’est pas rare qu’une association ayant travaillé longuement sur un projet d’ouverture d’établissement se fasse « souffler »  dans les dernières semaines de travail et de contacts ses chances d’aboutir à cette concrétisation.

Mieux encore, une association qui souhaite présenter un projet de création dans un département ignore le plus souvent s’il y a d’autres projets semblables au sien.

Et c’est bien dommage car il pourrait y avoir ...


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Mai 2015                                         Les ESAT ne sont pas en forme.

La concurrence est importante et les crédits sont en chute libre.


Vient de paraître un rapport du Sénat rédigé par M Eric BOCQUET sur : l'orientation et l'avenir des ESAT de France.  Que vont devenir, sur le long terme, les 1350 établissements et services d'aide par le travail accueillant plus de 100 000 adultes en situation de handicap ?        On apprend, dans ce rapport, que l'âge moyen des usagers d'ESAT est, environ, de 39 ans. 22% des travailleurs d'ESAT sont considérés comme en situation de handicap psychique. Ces données, sont-elles compatibles avec le souci de rentabilité de plus en plus imposé aux ESAT. On n’est pas loin de penser que les buts de la prise en charge des personnes handicapées en ESAT passent au second plan après la volonté d’un équilibre financier à tout prix.

Le vieillissement des personnes accueillies en ESAT demande une nouvelle réflexion dans l’organisation des ESAT pour maintenir la vocation première de son rôle.  La fatigabilité et la nature des handicaps des personnes accueillies ne doivent pas passer après les objectifs financiers. L’Etat se désengage progressivement, réduisant ses dotations. Les ESAT ont des difficultés à couvrir l’ensemble des charges. Les commandes sont difficiles à obtenir.

La fragilité des ESAT incite à renforcer le rythme du travail pour être plus concurrentiel et pourtant les travailleurs handicapés ne sont pas titulaires d'un contrat de travail. Que vont devenir les petits établissements ? Vont-ils disparaître progressivement ou imposera-t-on des regroupements d’ESAT qui seront obligés d’imposer à leurs travailleurs des cadences et obligations de résultats en hausse ? De ce fait, les ESAT s’éloigneront progressivement de leurs missions premières qui sont :

►faire accéder à une vie professionnelle des personnes (momentanément ou durablement) dans l'incapacité d'assurer un poste en atelier protégé ou dans le milieu ordinaire de travail

►à permettre aux personnes qui en manifestent le désir et les capacités de quitter l'ESAT pour accéder au milieu ordinaire de travail ou à une entreprise adaptée (anciennement Atelier protégé)

►favoriser l'autonomie et l'intégration sociale des travailleurs handicapés

►avoir un impact relationnel et psychologique à travers une activité effectuée dans un cadre contenant et rassurant (réassurance, estime de soi, rupture d'isolement)

►faire bénéficier d'activités de soutien à caractère médico-social et psycho éducatif.

Un ESAT n’est pas une entreprise. Les travailleurs accueillis sont considérés comme les usagers d'une structure sociale et médico-sociale. Ils ne sont donc pas assimilables à des salariés de droit commun.

http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/communication/Finances/4_pages_ESAT.pdf

Mars 2015


Personnes handicapées vieillissantes

ou la tentation de faire des économies sous prétexte d’une orientation


L’espérance de vie des personnes handicapées augmente.

L'Etat français ne considère pas le handicap de la même façon avant et après 60 ans.

Peut-on parler de discrimination ?


Quand on compare ce que coûte une personne résidant en EHPAD par rapport à celle qui vit dans un établissement spécialisé, on a vite compris l’enjeu financier de ces orientations aux approches des 60 ans.

ANDEPHI demande la modification de l’âge limite de prise en charge dans les établissements spécialisés.


La réglementation actuelle risque d’ « envoyer » toutes les personnes handicapées résidant depuis de nombreuses années dans des établissements spécialisés vers des EPHAD après 60 ans par manque d’établissements spécialisés pour les personnes vieillissantes.

Ces personnes ainsi « déplacées »  en EHPAD arrivent-elles à s’intégrer dans leur nouvelle structure ?

On peut légitimement se poser la question.

Le handicap après 60 ans devient-il moins important qu’avant cette échéance?


Les témoignages, ci-dessous, résument bien l’ensemble des récits que nous recevons sur ce sujet.


"Je suis la sœur d'une personne handicapée qui est depuis 30 ans dans un foyer de vie dans le département de F.

Au Conseil d’Administration de l'association, nous nous battons depuis quelques mois contre le Président, le Bureau et la Direction de l'établissement qui ont décidé, poussés par le Conseil Général, de « virer » les plus de 60 ans (et ceux qui vont les avoir)  vers les EHPAD."


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"J'ai cette lourde charge d'être confrontée à cette proposition d'orientation pour ma sœur trisomique vieillissante qui ne correspond plus aux critères d'admission du Foyer.

 Que c'est lourd à porter sans ses parents, à qui revient normalement cette décision.

 Ai-je vraiment le choix ? Non... !! Quand les critères sont là il faut accepter la réalité qui vous claque en pleine face"

Début février 2015, dans la presse, plusieurs articles sur le sujet :

« Une mère de famille a tué son fils handicapé mental, près de Rouen »

Il y a 4 ans, nous mettions sur notre site le texte ci-dessous. Rien n’a changé !!!

Sur les traces de l’oubli.


Quelquefois, au fil du temps, nous entendons en écoutant les informations que des parents ont mis fin à leurs jours en emportant dans leur destin un enfant handicapé, parfois devenu adulte.

Quelques mots du journaliste ou des voisins interrogés.


 Le ou les parents vivaient isolés. Ils ne se mêlaient pas à la vie du quartier et n’entretenaient pas de relation de voisinage. L’enfant ou le jeune handicapé était peu vu. Quand il y a un peu de temps à consacrer à cette information, suit une interview d’un responsable des affaires sociales de la ville où résidait la famille. Bien sûr, la situation était connue. On était en attente souvent d’un établissement spécialisé qui aurait permis d’aider les parents et de « casser » leur solitude, et surtout de donner une vie sociale à la personne handicapée. Le responsable ajoutait que, au moment du drame, il n’y avait pas de proposition en vue.


Et dans un bulletin d’informations, chaque seconde compte. Il faut passer à autre chose. Alors, on passe à une autre information.


Loin de nous l’idée de faire dans le pathétique, dans le tragique. La plupart des familles ayant une personne handicapée s’organisent, essayent de trouver la solution.


L’intégration au sein d’un établissement spécialisé de la personne handicapée améliore la vie de la famille et de la personne handicapée. Certes, cela ne résoudra pas tous les problèmes. Pour peu que l’établissement soit « ouvert », qu’il y ait de la transparence et que la relation parents professionnels soit satisfaisante, le moral est meilleur.

Bien sûr, tout le monde n’a pas des idées noires, tout le monde ne pense pas au suicide.

Bien sûr, certains sont plus faibles…

Et il n’y a pas que le fait d’avoir un enfant handicapé…

Il y a le reste des préoccupations.

Bien sûr, il y a de bons moments avec nos enfants handicapés, même si on pense à leur avenir lorsque nous ne serons plus là.

Bien sûr, la vie continue.


Mais les quelques lignes de ce texte sont écrites pour gommer les traces de l’oubli qui suit irrémédiablement ce genre d’information.

BernardPEYROLES

Juillet 2014

Pour une revalorisation des établissements spécialisés

 pour les enfants et adolescents handicapés.


Ces établissements ne doivent plus être considérés comme le dernier recours, lorsqu’on ne « sait plus quoi faire de son enfant ». Cette image doit être modifiée car elle est injuste vis-à-vis des enfants et adolescents qui fréquentent ces établissements mais aussi vis-à-vis des personnels qui ne seraient là qu’en dernier recours.

Lorsque la possibilité d’une scolarité ordinaire s’évanouit, combien d’enfants et de familles contraints et forcés vont vers les IME, EMP…. le moral au plus bas.

Et pourtant, beaucoup d’enfants et adultes progressent réellement dans ces structures.

La réflexion sur une pédagogie (n’ayons pas peur du mot !) adaptée doit être entreprise sur une grande ampleur.

Il peut se passer autre chose que du simple « nursing ».

Il se passe déjà autre chose par rapport à ce qui se passait il y a dix ou quinze ans.

Mais ce n’est pas suffisant pour casser l’image dévalorisante qui est donnée à ces établissements.

Doivent être privilégiées les petites structures. Plus elles sont petites plus elles fonctionnent mieux car moins de hiérarchie formelle et fatigante.

Bien sûr, les parents ne se tournent pas vers ces établissements volontairement mais contraints. Ce qu’ils ont entendu ne les rassure pas toujours.

C’est à ce niveau que l’Etat doit agir.

Revaloriser lui-même ces établissements et non pas se décharger systématiquement sur les associations où la rivalité est très forte car elles deviennent de véritables « forteresses financières ».

 Et après tout, on pourrait écouter aussi les parents « de base », ceux qui ne parlent que très rarement et non pas toujours ceux ayant des fonctions officielles dans les associations mêmes dans celles qui se disent associations de parents.C’est de la base que progresseront les établissements spécialisés pour enfants et adolescents handicapés. C’est dans la mise en évidence de la conjugaison des savoirs des parents et des professionnels  que l’image de ces établissements sera revalorisée.

Et ce ne serait que justice et rassurant pour les parents.

Juin 2014

Pour des modalités d’admission identiques dans tous les établissements spécialisés.



Les établissements spécialisés pour enfants et adultes handicapés sont financés par l’argent public mais l’Etat, les Conseils Généraux n’ont aucun droit de regard sur l’acceptation de tel ou tel dossier d’admission plutôt qu’un autre.


Exemple : un IME ou une MAS est libre de choisir si un  enfant « candidat » peut être admis à rejoindre l’établissement après une série d’entretiens et de journées de stage.

Chaque établissement a une totale liberté pour fixer les critères d’admission.


Au final, la décision d’admission leur appartient.

Si une MDPH  leur envoie un dossier, et c’est bien un devoir pour une MDPH d’envoyer un dossier, celui-ci rejoindra la liste d’attente.


 Si l’Etat est de plus en plus regardant sur la gestion des établissements spécialisés ne supportant plus le moindre déficit de gestion, il devait se mêler un peu des modalités d’admission des futurs résidents.


Imposer des processus communs à tous.

A notre connaissance, ils n’existent pas.

Septembre 2014

RAPPORT PIVETEAU : et après ?


Bien sûr, ce rapport évoque des situations difficiles. Bien sûr, on ne peut qu’être d’accord avec son contenu.

Bien sûr, nous étions aussi d’accord avec les rapports précédents. Et après ?

Certaines grandes associations se félicitent du contenu de ce rapport. Mais pourquoi n'ont-elles pas été écoutées plus tôt car beaucoup de ce qui est dit, les associations l’avaient déjà défini.

On dit que les rapports « c’est fait pour  endormir »

Ce qui est certain, c’est que le parent « de base », celui qui n’est pas très souvent écouté, celui qui ne se sent pas forcément représenté par des associations dites de parents, ne « s’endormira pas ».

Il n’a pas le temps à cela. Seule la réalité du terrain compte. Les difficultés, l’isolement.

Le manque de places. Que vont devenir nos enfants ? 

Voila des années que l’on sait qu’il manque des places. Quelles améliorations conséquentes bien que cela ait été écrit maintes fois ?

Mais pourquoi les parents « de base » ne sont-ils jamais écoutés ? Pourquoi sont-ils absents des tables rondes ?

Bon alors ! Nous aussi, on peut se féliciter du rapport ! Mais bon, une fois que l’on a dit cela, la réalité du terrain est toujours là !

Avril 2014

Plan d'économies de 50 milliards d'euros : La prise en charge de nos enfants et adultes handicapés se dégrade de plus en plus.

L’Association Nationale de Défense des Personnes Handicapées en Institution déplore les annonces faites récemment par le Premier ministre dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros. Une fois de plus, les personnes en situation de handicap voient leurs ressources affaiblies.

Même si le montant de l’AAH n’est pas bloqué et suivra l’inflation, globalement les revenus des personnes handicapées seront toujours sous le seuil de la pauvreté.Depuis sa création ANDEPHI demande un alignement de l’AAH sur le SMIC

ANDEPHI s’inquiète fortement des répercussions sur la création de nouvelles places d’accueil en établissements spécialisés. Les places d’accueil seront toujours aussi rares et le départ de personnes handicapées dans des établissements spécialisés belges n’est pas prés de s’arrêter faute de places en France.

ANDEPHI s’inquiète fortement des répercussions sur les budgets de fonctionnement des établissements spécialisés qui n’augmentent plus. La prise en charge de nos enfants et adultes handicapés se dégrade de plus en plus. 

  

Mars 2014

 Accueil des Français handicapés en Belgique.

ANDEPHI regrette que tout soit fait officiellement  pour marginaliser ce problème.


Suite aux articles parus dans la presse et plus particulièrement dans le journal Libération, le secrétariat d'Etat en  charge des personnes handicapées délègue une inspection, même s’il affirme que le Gouvernement travaille déjà sur ce sujet.

 Par ailleurs, il déclare : «Les Français accueillis en Belgique ne représentent que 1% du total des Français accueillis en établissement »

Notre association regrette que tout soit fait officiellement pour marginaliser ce problème.

Les familles confrontées à ce problème, faute de places d’accueil en France, apprécieront !

Cela fait des années que les gouvernements disent travailler sur ce sujet.

Où sont les résultats ?

  

Février 2014

Pas un Ministre n’a fait moins bien que les autres... mais pas un n’a fait mieux que les autres!!

Quelle que soit la couleur politique des gouvernements, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne sont pas très généreux et pressés de prendre des mesures énergiques pour créer des places d’accueil dans les établissements spécialisés.

Les Ministres se succèdent au Secrétariat chargé des Personnes Handicapée, découvrent l’ampleur des dégâts et le manque énorme de places d’accueil, s’émeuvent …. et passent à un autre poste plus « en vue ».

Pas un Ministre, à ce poste, n’a fait moins bien que les autres... mais pas un n’a fait mieux que les autres.

N’en  doutons pas un seul instant, ce qui peut faire bouger le monde du handicap, c’est la mobilisation des parents d’enfants et adultes handicapés.

Ils ne doivent compter, sur le long terme, que sur eux.  

Ensemble, mobilisons-nous, l’union fait  la  force

Janvier 2017                    

Faciliter la gestion des tutelles par les familles.

Nous demandons une dispense totale de comptes rendus de dépenses annuelles lorsqu’il n’y a pas de « fortune personnelle ».


Environ 700 000 personnes vivent en France sous tutelle ou curatelle.

Les familles qui gèrent ces mesures le font gratuitement alors que les associations spécialisées ont des rémunérations pouvant atteindre 15 % des revenus annuels avec un plafond d’un peu moins de 500 euros.

La plupart du temps, ce sont les familles qui complètent les revenus des personnes handicapées résidant en établissements spécialisés. Rappelons que les revenus de l’AAH placent ceux-ci au-dessous du seuil de pauvreté.

Les Juges ont trop de dossiers. Chaque année des milliers de comptes ne sont pas vérifiés. Lorsqu’il n’y a pas de fortune personnelle, il n’y a très souvent rien à contrôler.

Par contre, à chaque fois qu’un tuteur sollicite le Juge pour une dépense imprévue, il faut attendre la réponse pendant "des semaines".

La tutelle est importante pour les familles. Elle leur permet de garder le contact de décision sur leur enfant lorsqu’ils deviennent adultes car sans tuteur, l’autorité des parents disparaît à la majorité des enfants.

  

Pour des échanges entre parents qui ont un enfant ou un adulte résidant

en Belgique dans un établissement spécialisé.



Parents, vous avez un enfant ou un adulte qui réside en Belgique dans un établissement spécialisé.

Vous êtes isolés.

Vous avez très peu de contact avec les autres parents.

Jamais de réunions dans l’établissement d’accueil belge.

Jamais de réunions en France.

Partagez vos coordonnées, votre adresse mail et N° de téléphone.

Pas d’adhésion à une association.

ANDEPHI ne sert que d’intermédiaire.

Prenez contact entre vous, parents.

Échangez vos expériences.


En envoyant vos coordonnées à andephi@orange.fr


ou en remplissant le formulaire de cette page, vous acceptez que vos coordonnées soient communiquées à d’autres parents ayant un enfant ou un adulte en Belgique.

Vous recevrez les coordonnées des parents déjà inscrits.

A vous de prendre contact avec les autres.


ANDEPHI s’engage à ne jamais publier publiquement le nom et les coordonnées des parents.

  


Augmentation des départs d’adultes handicapés

 en Belgique selon le Sénat.


En 2015, environ1500 enfants handicapés français étaient pris en charge dans 25 établissements wallons conventionnés par l’assurance maladie.

 Le nombre d’adultes est estimé à plus de 5600

Selon les parlementaires, les prises en charge à l’étranger ont coûté, en 2015, 170 millions d’euros à l’assurance maladie et un montant estimé à plus de 200 millions d’euros aux départements, soit "environ 400 millions d’euros de dépense publique".


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Il n’y a pas suffisamment de places en établissements, c’est une vérité qu’on aimerait ne pas avoir à dire à nouveau en ce début d’année 2017.



Il n’y a pas suffisamment de places en établissements, c’est une vérité qu’on aimerait ne pas avoir à dire à nouveau en ce début d’année 2017.

Et c’est malheureusement encore une nouvelle fois l’élément essentiel que nous retiendrons en faisant un rapide bilan de l’année qui vient de s’écouler.


L’État continue à financer des places en Belgique plutôt que des établissements en France.

L’État est enfermé dans un système qu’il a lui-même créé depuis des années et des années faute d’ambition politique. Nul doute que cela continuera encore bien longtemps et qu’il n’y a aucune raison de faire confiance, en ce domaine, aux candidats, quels qu’ils soient, à la prochaine élection présidentielle, de gauche ou de droite.

L’enveloppe budgétaire est fermée, côté Assurance maladie mais aussi du côté des Conseils Généraux. Les créations d’établissements spécialisés continueront lentement mais leur nombre ne permettra pas de combler une partie du retard.

La situation se compliquera pour les orientations vers la Belgique car la France ne remettra pas un euro en plus des 70 millions qu’elle y consacre pour développer l’accueil en Belgique.

Et pour cause, le départ vers la Belgique des personnes handicapées françaises faute de places d’accueil en France restera la honte des politiques du handicap menés depuis des décennies.


Alors, il faut faire semblant d’agir en limitant les départs vers la Belgique mais en étant incapable de proposer des solutions nouvelles en France.

Et c’est bien là, la principale maltraitance que subissent les personnes handicapées.

À nous, parents, de continuer à nous faire entendre pour que notre avis soit réellement pris en compte dans la prise en charge de nos enfants et adultes au sein des établissements spécialisés.

Pour que ces derniers continuent à progresser.

 

Décembre 2016  Le mauvais travail de la CNSA qui limite

les droits des personnes handicapées


La CNSA a édité un guide d’aide à l’évaluation des besoins en aide humaine pour les MDPH.

Il propose des temps de référence, très faibles, pour chacun des « moments » de la vie quotidienne comme uniquement 10 minutes pour le petit-déjeuner.

Ces nouvelles données de minutage aboutissent à une réduction de la PCH. Prestation de compensation du handicap.

Nous parents, aidants familiaux, méritons-nous si peu de considération ?




 

Décembre 2016  Pour la création de collectifs indépendants de parents dans tous les départements de France.


Le manque de places important dans les établissements spécialisés pour enfants et adolescents, mais aussi dans ceux accueillant les adultes est toujours  insupportable.

Cela fait des années que cela dure. Les listes d'attente s'allongent. L'exil en Belgique continue. Les structures belges se déplacent en France pour rencontrer celles et ceux qui s’exilent faute de places dans notre pays.

Les rencontres avec le Ministère et les élus sont décevantes. Toujours les mêmes sourires de convenance mais les promesses ne sont pas tenues.

Les parents ont intérêt à n'écouter qu'eux-mêmes, à se prendre en charge, à ne pas se laisser manipuler par les grandes associations peu combatives de peur que les autorités se fâchent contre elles. Elles auraient beaucoup à perdre.

Faut-il qu'il y ait un décès dans un établissement pour qu'une place se libère ?

Triste attente !

Parents, créez des collectifs, commencez même peu nombreux, organisez des réunions mêmes si vous pensez que peu de personnes viendront.

Faites-vous connaître.

Nos départements souffrent d'un manque de places important pour accueillir nos enfants, jeunes et adultes, en établissements spécialisés. Nous devons participer à la création d'un collectif indépendant au niveau de chaque département.

Nous aurons des résultats si nous menons nos actions ensemble.

Novembre 2016                       Amendement CRETON. 

 Pressions excessives et peu respectueuses de la loi sur les parents


Les directions de nombreux établissements spécialisés pour enfants et adolescents font pression sur les parents en leur disant qu’ils n’ont pas le droit de demander l’application de l’amendement CRETON.

Certaines directions n’hésitent pas à dire que ce sont elles qui décident.

Certaines directions n’hésitent pas à faire pression sur les parents pour qu’ils gardent leur enfant devenu adulte au moins à mi-temps.

On retrouve ces directions dans de nombreuses associations y compris dans les grandes fédérations et unions nationales qui vont, par ailleurs, déclarer que le scandale de l’exil des personnes handicapées françaises en Belgique continue.

De nombreuses familles continuent à chercher en Belgique, faute de place d’accueil en France.

Parmi elles, beaucoup ont subi des pressions et ne sont pas parvenus à faire appliquer l’amendement CRETON pour leur enfant devenu adulte.

Alors, évidemment la Belgique, cela continue !!

            . Mais cela ne coûte rien de dénoncer ce scandale !!

  

Septembre 2016

Prestation de compensation du handicap (PCH).

Moins de 4 euros de l’heure pour les aidants familiaux

Quelle générosité !

Et en plus, c’est imposable.


Les aides humaines sont indispensables à la prise en charge des personnes handicapées.

Aujourd’hui, les aidants familiaux, sont les principaux intervenants à assurer cette mission. Leur indemnisation en PCH aide humaine s’élève à moins de 4 € de l’heure pour une durée maximale de 6 h à 7h par jour. Ce montant est aujourd’hui imposable.

Le gouvernement doit retirer cette imposition et augmenter le taux horaire. Moins de 4 euros de l’heure. Un peu vexant, quand même.

Est-ce cela que valent les aidants familiaux pour les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui ?

Septembre2016

VIOLENCE INSTITUTIONNELLE.

Parents, Professionnels, des perceptions différentes.





Que peut percevoir un parent dont l’enfant ou l’adulte est en établissement spécialisé en entendant parler de « la violence institutionnelle » ?

Les pensées et images qui viennent au premier abord, sont-elles mêmes que celles des professionnels parlant du même sujet ?

Il y a certainement un décalage d’interprétation et tout simplement de vécu entre les deux parties.

Il sera toujours difficile de confronter ce que pense chacun. Le sujet est quasiment jamais abordé entre parents et professionnels. S’il est abordé, cela fait suite à un désaccord qui a dégénéré et est devenu un conflit.

Là le dialogue n’est plus possible et la puissance que génère aux établissements la situation catastrophique de manque de places d’accueil engendre encore plus de violence institutionnelle.


La première violence institutionnelle que subissent les parents et tuteurs est de ne pas « savoir » ce qui se passe à l’intérieur de l’établissement spécialisé comme si l’établissement, étant une entité à part entière, ne permettait pas que l’on s’intéresse à ce qui s’y passe.

Trop sûre d’elle, ou bien au contraire fragile, mais se refermant sur elle-même, l’institution a la fâcheuse tendance à rester replier sur elle-même n’admettant pas qu’un regard extérieur puisse se porter sur elle.

Une fois l’enfant ou l’adulte « déposé », les parents doivent s’en remettre aveuglément à l’institution.


Beaucoup d’établissements font obstacle à ce que les parents entrent dans l’enceinte même de l’établissement. Au mieux, ils doivent attendre dans une pièce d’attente, souvent près de la direction, qu’on « amène » leur enfant ou adulte.

Et soyez certain que quand un parent vous dit qu’il est obligé d’attendre au portail l’arrivée de son enfant, il n’invente pas et il n’est pas le seul à relater ce fait.

Il y a aussi, heureusement mais trop rarement, des établissements où vous entrez sans pratiquement aucun contrôle.

Nous ne sommes pas certains que ce sujet soit le premier élément perçu par un professionnel sur ce qu’est la violence institutionnelle.


Faut-il vouvoyer ou non un résident paraît un sujet noble mais le tutoiement systématique, dégage-il la même violence institutionnelle que d’interdire l’entrée dans un établissement ?

Bien sûr les professionnels ne se limitent pas à discuter uniquement de ce sujet. Il y a, par exemple, les modalités de tous les soins intimes, leur protocole.

Mais par définition, les parents ne savent pas comment ces soins intimes se passent.

Le sujet est très peu abordé lors des rencontres.

En règle générale, les sujets préoccupant les professionnels ne sont pas partagés par les parents qui savent peu de chose sur les pratiques internes comme si ce domaine dépendait de l’Institution, et uniquement d’elle.


Un établissement qui s’enferme sur lui-même telle une forteresse ne peut pas être un bon établissement et le personnel qui vit au plus près des résidents doit être bien malheureux car, de ce fait, la reconnaissance que pourraient avoir les parents sur leur travail est inexistante.

Qu’en est-il d’un établissement qui « tourne » sur lui-même ?

Des équipes de professionnels coupées de l’extérieur.

La même routine.

Et on finit par ne plus savoir si ce qui est fait, dit, est bien ou pose problème dans l’évaluation d’une prise en charge.

Les équipes s’habituent à faire ainsi s’inscrivant dans la logique de l’institution forteresse.

Les parents ne savent que ce que l’on veut bien leur dire.


Un bon établissement est un établissement où les équipes regardent vers l’extérieur, se mélangent pour éviter tout enfermement sur leur pratique.

Et plus on échange, plus le travail devient valorisant sur sa manière de pratiquer.

Et grâce aux professionnels, le résident en trouvera avantage.

Nous sommes persuadés que les établissements « emmurés » feront l’objet, sur le moyen terme, de graves problèmes internes.


N’oublions pas que les établissements spécialisés sont financés par l’argent public et non pas par les seules cotisations aux associations gestionnaires.

De ce fait, le droit de regard et d’ouverture ne peut être refusé.

L’État doit faire son travail et exercer, au nom du pays, un droit de regard sur les pratiques institutionnelles.


C’est parce qu’il y a décalage des avis entre parents et professionnels sur les causes de la violence institutionnelle que le sujet doit être abordé sans réserve.


 

Juillet 2016

LA MALTRAITANCE A L’ÉCHELLE D’UN PAYS                   Lire le texte

 

 

Mai 2016

« Pôles de compétences et de prestations externalisées »

Il faut veiller à ce que toutes les personnes handicapées accueillies en établissements spécialisés en bénéficient !             Lire le texte

 

Mars 2016

C’est parti !!!

Certains départements annoncent des baisses budgétaires. Lire le texte

 

 

 

  

Février 2017

Élection présidentielle.

Les parents ont du mal à croire les promesses sur le handicap des candidats de droite comme de gauche (ou d’ailleurs) !


Et ils ont bien raison car si la situation ne s’est pas aggravée considérablement, elle ne s’est pas améliorée de manière significative.

« Petits ou grands candidats » : qui parlent réellement du handicap ?

À part « lâcher » de tant en tant un ou deux mots pour « faire penser qu’ils pensent » au handicap.

Les départs en Belgique, c’est fini, paraît-il.

Et pourtant, les familles continuent à chercher des établissements en Belgique faute de places d’accueil en France, leur pays !

Quel est le candidat qui a parlé plus de cinq secondes de ce problème ?

 

Février 2017

« Zéro sans solution. » Faut-il y croire ?

Comment fonctionne le dispositif d’orientation permanent pour qu’aucune personne handicapée ne reste sans solution d’accompagnement ?


En 2017, sont concernés 90 départements qui vont appliquer le nouveau dispositif d’orientation.

Le but est de trouver une réponse accompagnée pour tous. La MDPH doit proposer une solution immédiatement opérationnelle à chaque personne handicapée.

Le dispositif consiste en une double orientation. Une idéale et une réalisable immédiatement.

Les MDPH formulent d’abord une « orientation-cible », supposée « idéale ».

Si cette dernière s’avère impossible, faute de places disponibles, les MDPH ont l’obligation de construire une réponse alternative.

C’est le travail de l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH qui élabore un PAG (plan d’accompagnement global). Dans ce plan, sont précisées la nature et la fréquence de l’ensemble des interventions requises. Elles peuvent être éducatives et thérapeutiques.

Par exemple : accueil de jour + aide à domicile + séjour de répit + accueil temporaire + aide aux aidants.

Obligation de ce plan : il précise le nom des établissements et services s’étant engagés à accompagner la personne, sans délai.

Autre obligation : la personne concernée doit donner obligatoirement son accord à son application. Le droit de refuser existe.

Mars 2017

Les travailleurs d’ESAT qui souhaitent cesser leur activité doivent pouvoir demeurer dans leur foyer s’ils le souhaitent.


Cela permet la continuité du parcours du travailleur d’ESAT qui, comme les autres, a besoin de sécurisation afin de maintenir ses capacités.

Rester dans un milieu connu facilite la sauvegarde de ces acquis.

Il manque toujours des dizaines et des dizaines de places d’accueil

en établissements spécialisés

Les familles cherchent toujours des établissements en Belgique.


De très nombreuses MDPH bloquent les départs en Belgique mais ne proposent pas de solutions si ce n’est l’application

de l’illusoire « zéro sans solution ».


ANDEPHI se réjouit que l’on essaie d’arrêter l’exil en Belgique de centaines de personnes handicapées, enfants, adolescents et adultes. Cet exode, le plus souvent forcé, a choqué les Français.

Comment se fait-il que, dans un pays comme la France, de telles pratiques soient tolérées ?

Encore faut-il qu’il y ait des solutions.

Si les familles se retrouvent encore plus en difficulté en ayant une prise en charge de quelques heures à la maison, où est le progrès ? Où est l’avancée ?

Certes plus personne part en Belgique. Et après ?

L’apparence est sauve pour les gouvernements successifs mais le désarroi des parents se transforme en sentiments d’abandon.



Je vous écris à propos, d’un jeune handicapé qui va avoir 20 ans. On veut maintenant lui proposer une famille d’accueil à la campagne, en placement définitif, lui souhaite un foyer de vie, car il est jeune, il veut avoir une vie sociale. Nous lui avons trouvé un foyer de vie en Belgique, qui pourrait le prendre, mais la MDPH du K refuse cette orientation…

Que peut-on pour l’aider, et pour obtenir l’accord de la MDPH ?


Je m’occupe d’un jeune de 20 ans dont l’orientation va être foyer de vie. Dans notre département Il n’y a aucune solution correspondant à son handicap. J’ai des contacts en Belgique qui ont l’air de coller parfaitement à son profil.

Mais la MDPH me dit qu’il n’y a aucune possibilité car la décision n’est que pour la France.

Sachant que d’autres départements acceptent les orientations en Belgique, pouvez-vous me dire s’il y a des recours ou si selon l’endroit où on demeure les lois ne sont pas les mêmes pour chaque français.


Mon fils a la cinquantaine passée. Il est autiste autonome. Il a été renvoyé de de son foyer et mis en HP. Je cherche une place en Belgique. Pas d’autres solutions.

La réponse classique aux parents qui exposent des doléances :

« Si vous nêtes pas contents vous pouvez chercher ailleurs un établissement pour votre enfant » est inacceptable et relève du chantage.


On croyait cette réflexion être de l’ordre de l’exagération. Incroyable le nombre de parents qui ont reçu ce genre de réflexion comme une gifle.

Sans l’argent de l’État et des collectivités, les associations ne peuvent plus fonctionner. En France, chaque personne handicapée a le droit à une prise en charge.

L’association ANDEPHI dénonce vivement ces agressions verbales, donc, par principe, difficiles à prouver. Les parents doivent avoir le réflexe de demander que leur soit mise par écrit, avec en-tête de l’association, cette réflexion discriminatoire.

Nous ne doutons pas un seul instant de l’issue de cette demande.


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Témoignage :


Bonjour. Père d’un enfant handicapé, je suis frappé de voir la relation (adulte handicapé - famille - établissement -association gestionnaire) très déséquilibrée entretenue par la dépendance de la famille à l’établissement et à l’association gestionnaire.


Depuis plus de vingt ans, j’ai vu l’établissement où est hébergé mon fils se dégrader des points de vue qualité et effectivité du service, présence de l’encadrement, gouvernance de l’association etc.

L’écoute des familles est réduite à rien, prend, quand elle a lieu, tout de suite une tournure polémique et menaçante (si vous n’êtes pas contents, cherchez une place ailleurs !) .


Je partage à 100 % votre analyse de la soumission des associations au politique et à l’ARS et ne vois pas d’issue à une situation coincée entre une absence de dialogue, une tutelle qui ne veut pas ou ne peut pas faire son métier et un Etat qui ne reconnaît l’importance des problèmes qu’à leur poids électoral.

Je souhaite adhérer à votre association et apporter ma contribution au travail que vous faites dont l’utilité et la nécessité me semblent tout à fait évidentes.

 

Projet de vie : la qualité des soins est-elle menacée par les diminutions continuelles des crédits ?


Le manque de places d’accueil dans les établissements spécialisés et l’exil de personnes handicapées françaises en Belgique ont fait passé au second plan le recul permanent, depuis plusieurs années, de la qualité de prise en charge.

Combien de fois l’avons-nous dit, le turn-over et la démotivation du personnel des établissements spécialisés, faute de reconnaissance, risquent à court terme d’entraîner un abaissement de la qualité des prises en charge. Tous les actes quotidiens se feront progressivement dans l’urgence sans réflexion sur leur aspect pédagogique vis-à-vis des personnes handicapées.

Prenons un exemple : la toilette et les soins intimes.

Si le but est d’assurer ce moment le plus rapidement pour des questions de cadence, à quoi servent les formations mises en place depuis des années ? À quoi cela sert-il de réfléchir sur le déroulement de ce moment important pour les résidents des établissements spécialisés ? Savoir comment un résident réagit. Remarquer ce qu’il ressent. Analyser ce que l’on peut faire ou ne pas faire. Il n’y a pas un format pré établi du déroulement de la toilette. Chaque résident constitue une situation à part.

Il n’est pas certain que les résidents des établissements spécialisés prennent une douche tous les jours, faute de temps et de moyens.

À ce niveau, on rejoint ce qu’il se passe dans beaucoup de maisons de retraite où on part du principe que le résident ne veut pas prendre une douche. Et cela arrange tout le monde car on gagne ainsi du temps.

Seulement, la question n’est pas posée, celle de savoir ce qui fait que le résident ne souhaite pas prendre une douche. Pourquoi ? Accepte-t-il de se doucher avec une personne plus particulièrement ? Quelle attitude fait qu’il y a blocage ou acceptation ?

Si l’on n’y prend pas garde, en rognant petitement mais continuellement sur les crédits de fonctionnement, nous arriverons à ce que les établissements spécialisés ne seront que des garderies.

Alors là, effectivement, lorsque les tâches seront répétitives et de plus en plus importantes, les dysfonctionnements institutionnels ne seront pas loin.

Janvier 2016

Arrêt brutal de prise en charge dans les établissements spécialisés : le passage par l’hôpital psychiatrique est-il « obligatoire » ?



Bien sûr que les établissements spécialisés ont le droit d’estimer que le handicap de tel ou tel résident ne peut plus être pris en charge par le personnel, mais ce que nous ne comprenons pas c’est que cela se fait très souvent de manière brutale. Quelle que soit la région ou l’association, le résident que l’on ne veut plus garder est transféré, parfois du jour au lendemain, à l’hôpital psychiatrique du secteur.

Très souvent, les familles sont averties après ce transfert.

Elles sont démunies lorsque leur enfant ou adulte passe par la case « hôpital psychiatrique ».

Il est fréquent que ce transfert direct en HP n’ait pas été discuté entre la famille et l’établissement.

Cela, nous le déplorons fortement.

C’est un peu (beaucoup) comme si nous parents nous ne comptions pas ou si peu.

Ce que nous pourrions penser, ressentir n’intéresserait personne.

Peu importe notre avis, nos souhaits, nos craintes.

Tout cela est balayé et affirmé lorsque la quasi-totalité des parents et des tuteurs qui vivent cela pour leur enfant ou adulte reçoivent la « fameuse » lettre leur informant qu’ils doivent au plus vite retirer les affaires personnelles et vider la chambre car un autre résident doit arriver.

Manque de tact envers les parents et les tuteurs, mais surtout envers le résident exclu.

Qu’a-t-il fait pour mériter cela.

Aussi peu de considération.

Ses difficultés à vivre avec ses troubles du comportement signeront son départ en hôpital psychiatrique.


Pourquoi certaines directions s’embêteraient à garder un tel résident.

La liste d’attente est si longue. Il y a assez de personnes handicapées pour remplacer les plus handicapés avec de forts troubles du comportement.

Alors direction « HP ».

Surtout pas la peine de se tracasser à lui trouver une solution Ce n’est pas leur travail.

Et pourtant les établissements spécialisés des associations gestionnaires « tournent » et fonctionnent grâce à l’argent de l’État et des collectivités. En aucune manière, ces sommes importantes appartiennent aux associations.

Et quand on voit le prix moyen d’une journée de prise en charge dans ces établissements spécialisés comparé au prix de journée dans un EHPAD, on devine que ce n’est pas avec les dons et les cotisations que ces associations font tourner la machine.

Ce qui est dit, ci-dessus, se passe aussi dans les établissements dépendant d’associations gestionnaires qui se revendiquent « associations de parents ».

Le problème : mais où sont les parents ?

Celui qui est exclu, avait-il pris la place d’un autre ?

Avait-il « volé » cette place du fait qu’il ait des troubles du comportement.


Le respect que l’on pourrait avoir avec ces résidents exclus serait, au minimum, d‘essayer de leur trouver une solution de rechange.

Mais bon, pourquoi se casser la tête.

Chacun pour soi.

Aux familles de se débrouiller.

Alors nous le disons une nouvelle fois, tous les établissements spécialisés ne réagissent pas comme cela.

Il arrive quand même, à notre association, un appel de parents, par semaine, nous relatant l’exclusion de leur enfant ou adulte.

Et ANDEPHI n’est pas encore très connue par l’ensemble de parents.

Si nous l’étions, on imagine le pire…

Peu importe qu’un établissement spécialisé n’ait pas le droit d’arrêter la prise en charge d’un résident de son propre fait, sans l’accord de la MDPH, au-delà de cela, peut-on s’apercevoir qu’il y a des drames humains qui se déclenchent après de telles décisions.

On comprend qu’une grande majorité de parents et de tuteurs préfère se tenir à l’écart et évite de trop parler.

On ne sait jamais.

Les places, malgré ce que raconte le Ministère « avec le zéro sans solution », sont encore rares, très rares.

Octobre2015

Mettre ou ne pas mettre son enfant ou adulte en établissement spécialisé ?

Pour autant, les familles qui sont amenées à faire ce choix,

doivent-elles culpabiliser ?



Voila bien un sujet délicat et sensible ou chacun devrait donner son avis en faisant attention de ne pas heurter la sensibilité de l’autre car il n’y a pas de vérité établie.

Dans la plupart des situations, les familles n’ont pas le choix de l’orientation.

Tout ce qui se dit actuellement sur le manque de places et sur l’exil de personnes handicapées en Belgique en est la preuve.

Mais fallait-il dire cela pour le rappeler ?

Y aurait-il des familles qui font le choix d’orientation vers un établissement spécialisé pour leur enfant volontairement plutôt que de souhaiter une intégration scolaire normale ?

Nous ne le pensons pas.

Cette démarche est faite « par la force des choses ».

Il n’y a pas qu’un et unique handicap. Il y en a plusieurs. Et les personnes les plus gravement handicapées avec des troubles du comportement sont celles qui ont le plus de difficultés à trouver une place… en établissement spécialisé.

Alors, qu’en serait-il, pour elles, à l’école « normale » ?


Pourquoi écrivons-nous ces quelques lignes ?

Nous ne voulons pas qu’un clivage s’amorce.

Il y aurait ceux qui auraient fait le bon choix, et il y aurait les autres.

Chaque situation est particulière.

Chaque parent est unique.

Nous n’écrivons pas, ni pensé que l’intégration à l’école normale n’est ni souhaitable, ni envisageable.

Nous voulons dire simplement aux parents dont l’enfant ou l’adulte est en établissement spécialisé qu’ils n’ont pas à culpabiliser. Ils ont fait le choix qu’ils leur paraissaient le plus apte.

Et bien souvent, ce choix a été fait par nécessité, par rapport à ce qu’était devenue la vie au jour le jour, pour l’enfant handicapé, les autres enfants et les parents.


Pourquoi culpabiliser les parents parce qu’ils ont choisi l’établissement spécialisé ?

Voudrait-on, et de quel droit, leur faire croire qu’ils sont, de ce fait, de « mauvais parents ».

Les témoignages reçus à notre association, après dix ans d’expérience, montrent que ce qui se pense comme étant bien sur le papier, ne s’applique pas toujours aussi facilement, pour tous, dans la réalité.

Nous en recevons des messages de parents à la recherche d’une place en IME comme dernièrement celui d’une maman dont le fils est, à 7 ans, en dernière année de maternelle et qui sera orienté vers un établissement spécialisé.

Il y a beaucoup de tristesse dans les mots.

Nous ne disons pas que ces parents n’ont pas eu raison de faire aller leur enfant en classe normale.

Nous disons que l’établissement spécialisé ne doit pas être considéré comme une punition, comme la fin de la fin.

C’est à nous parents d’enfants et adultes handicapés de faire en sorte que ces établissements spécialisés progressent et s’ouvrent davantage sur la société, sur le monde extérieur.

Objectivement, on peut dire qu’il y a encore du chemin à faire.

On peut aussi voir le chemin parcouru en vingt ans dans le domaine de la prise en charge.

Il ne se passait pas grand-chose.


Il faut faire attention à ne pas diviser les parents : ceux qui seraient plus « valeureux », et ceux qui le seraient moins.

Chacun fait comme il peut dans la vie.

Il y a des handicaps tellement importants que vous ne  pensez pas un seul instant à l’intégration à l’école normal pour votre enfant.

C’est mon cas.

Et pourtant, je suis enseignant.

Suis-je, de ce fait, un parent moins bon que les autres ?

Plutôt que de raisonner par la négative systématique, à nous parents, de sortir de l’isolement les établissements spécialisés en disant ce qui ne va pas, mais en faisant ressortir aussi ce qu’ils ont apporté à nos enfants et adultes qui y vont.

Sans pour autant oublier d’être vigilant.

Bernard PEYROLES

Après 60 ans, quel avenir ?

ANDEPHI demande l’adoption d’un amendement permettant

aux personnes handicapées de rester dans leur établissement après 60 ans

si elles le souhaitent.



ANDEPHI demande l’adoption d’un amendement permettant aux personnes handicapées de rester dans leur établissement après 60 ans si elles le souhaitent.

Bien souvent, le temps passant, ce sont les frères et les sœurs du résident d’un établissement spécialisé depuis de nombreuses années qui sont confrontés à ce problème.

De plus en plus, des directions d’établissements proposent, suggèrent, pour l’instant avec précaution, le départ du résident, trop âgé, en EHPAD.

Les EHPAD n’ont pas de personnel formé aux problèmes du handicap. Il n’existe pas d’unités spécialisées. Pas pour l’instant du moins.

Celles et ceux qui partent en EHPAD le font contraints et forcés. Ce n’est pas, pour une grande majorité, ce qu’ils souhaitaient.

L’établissement, le Foyer, la Maison spécialisée, sont devenus au fil des années leur lieu avec leurs points de repère. C’est leur deuxième maison après celle des parents, mais les parents ne sont plus toujours là pour les accompagner.

Sous prétexte qu’ils sont vieux et surtout, du fait qu’ils bloquent l’admission en « début de chaîne » des plus jeunes, la tentation de les expulser de leur lieu de vie se fait de plus en plus pressante.

Il est certain que la tension que l’on peut ressentir actuellement lors des demandes d’application de l’amendement CRETON se fera ressentir autant, sur les orientations après 60 ans dans peu d’années.


Est-ce la faute des personnes handicapées de vieillir ?

Est-ce de leur faute s’il n’y a pas assez d’établissements spécialisés en France ?

Leur faudra-t-il s’exiler à leur tour en Belgique ou sera-t-il inventé un semblant de prise en charge comme le « zéro sans solutions » actuel ?

Les parents ont du souci à se faire.

Ils ont intérêt à ne pas se laisser faire.